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vous n êtes pas du' inonde, et que je Vous ai choisis en vous retirant du monde , c’est poifr cela que le mondé vous hait. » Jésus-Christ parlé ainsi de ses apôtres. Mais que signifient ccS paroles si on vous les applique? Rcnulez : « Si vous êtes du monde , le moride aimera les siens ; c’èst pourquoi vous ôtes du monde , et je ne vous uj pas choisis en vous tirant du monde parce que le monde vous aime. » Aie vous plaignez pas de ce que lü inonde vous accuse plus que vous ne le méritez; ceux qui vivent comme lé monde donnent raison aux personnes qui pensent comme lui', et paraissent he former qu’un parti avec eux. Au fur et à mesure que vous vous dégagoz du joug de Jésus-Christ, le monde, par Une sorte dhnstitfd, votre admet connue lui appartenant, vous donne plus d’éloges ét vous aimodavantage. Le plus bel éloge qu’il jnusse faire de vous, c’est de dire qué vous ôtes incrédules. Oh! mes frères, il existe une inirhitié éternelle entée lé monde et l’Eglise. L’Egliscdcclare par la houche de l’Apôtre : « Quiconque veut être ami du monde, devient ennemi de Dieu.» Et le inonde répoéden accusant l’Église; d’apostasie , dé sorcellerie, en lui donnant les noms de Béèlzébuth ét d’Antéchrist. Elle est l’imagé et la mère dés prédestinés ; et si vous voulez être ati nombre de seS enfants à votre mort, il faut que , de votro vivant, vous partagiez sés insultes et ses persécutions. Est-ce que le monde ne se moqne pas de t'oht ce quhest glorieux et majestueux darté notre sainte rebgiort? ne. s’élève-t-il pas contré les créations spéciales de la grâce de Dieu? ne nic-t-il pas la possibilité de la pureté et de la clias-
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, LA NATt T R€ ET LÀ GRACE. . 203 .
tété ? né calomnie-t-il pas la profession du éélflrat? né • riie-t-il p3s fa virginité de Marié?, ne repousse-t-il pas son ntfili comme un mal ? ne la regarde-t-il pas comine une femme ordinaire, morte comme les autres, celle que Vous savez être la-mère de tous les vivants et la grande médiatrice des fidèles ? est-ce qu’il ne ridiculise pas les.saihfs? ne rit-il pas de leurs réliques? ûe méprise-t-il pas les Sacrements? ne hlaSphème-t-il -pas la présence redoutable du Seigneur qui habite sur les autels? ne se Ynoque-t-il pas avec amertume de ce qu’il appelle du pain et du vin , là chair et le sang de l’Agneau qui fût porté dans le sein de Marie et attaché au bois de la croix? Qui sOmmesmous, si nous sommes mieux traités tpic Notro-Séigneur , sa Mère, scs serviteurs et ses œuvres-? Qui sommes-nous pour être mieux traités, sinon les amis dé ceux qui nous traitent bien et qui traitent si mal Netre-Seigncur?
O mes chers frères, soyez enfants de la grâce et non de la nature ; ne vous laissez pas séduire par les so- '
phisincs et les prétentions du monde ; car le monde - prétend être Touvrage de Dieu, et il vient de SataD.
« Je connais mes brebis , dit le Seigneur, et mes brebis nie connaissent et me suivent. » « O vous, dit l’Epouse des Gantiques , qui êtes le bien-aimé de mon. •âme , npprenez-ftioi où vous menez paître votre troupeau , où vous vous reposez au milieu du jour. » Et ' l’Epoux lui répond : « Sortez, et suivez les traces des troupeaux, et menez paître vos chevreaux près des tentes des pasteurs.- » Suivons les saints comme iis ' suivent Jésus-Christ, afin que, lorsqu'il viendra juger