ME TUE UE
ne SI sr
Li:
Ho:
impossible, pour un homme qui croit à la Bible d'entretenir aucun doute au sujet ‘de la confes sion des péchés. “ Les péchés seront pardonné, —dit le fils du Dieu vivant, — à ceux à qui vous les remettrez.”’ Ces paroles ne peuvent signi fier autre chose, sinon que Jésus-Christ a donné à ses Apôtres le pouvoir de pardonner les péchés
—Bien, dit mon ami protestant, je suppost que les Apôtres ont reçu le pouvoir de pardonne les péchés, c'est clair d’après la Bible; mañ comment avez-vous ce pouvoir vous-même ?
leur est 4 —Quand Notre-Seigneur a établi son Eglise po sur la terre, dites-moi s’il voulait que son Eglises 4 ne durât que pendant la vie-des Apôtres ? Est-couze qu'elle devait mourir avec les Apôtres ?
—Oh ! non, dit mon ami protestant, non, biei certainement, elle devait durer pour pu autrement qu’en serait-il de nous ?
L'Eglise devait donc durer toujours. Mains tenant, était-ce l’intention de Jésus-Chrisi qu son Eglise durât jusqu’à la fin des siècles, sans changements, telle qu’il l’a établie. Te —Bien, je le suppose ; je présume que tell... 4 devait être son intention. NS:
— Ainsi, s’il a établi son Hilo où ayec le pouvoiil im de remettre les péchés, elle doit avoir encore cle, rect pouvoir, Si vous admettez les prémisses, il faut aussi admettre la conclusion.
‘après écuter était bonvel onver lans l ona mn
(a) Sa
Maqe "paf Pen Cu Eù uen CNET NE Pts ** UE j HER
la Bible Jésus-Christ a établi son Eglise et lui a donné confesh pouvoir de remettre les péchés, et ila voulu rdonnésue son Eglise demeurât telle qui l'avait établie : x à quil 2 voulu par conséquent qu’eile demeurât avec * nt signifie pouvoir jusqu'à la fin des temps. Il a voulu a donnéfiue le
péchés.
suppose Pouvoir donné a ses Apôtres fut communiqué rdonnet
>; MaÏ Lurs sucesseurs jusqu'à la fin des temps. me ?
est ainsŸ que les Apôtres ont communiqué ‘ 1 Eglise pouvoir à saint Paul. Vous savez tous, "2 1 Eglisns doute, que saiñt Paul n’était pas un: des ? Est-ce premiers Apôtres. C'est un fait évident ‘après la Bible ; saint Paul fut longtemps per-
ù, binécnteur de l'Eglise établie +par Jésus-Christ.
>ujours était un juif, et un juif très zélé ; mais il fut Mouverti par un miracle 4e Dieu après avoir été Mir fonverti, avoir été baptisé par Ananie et reçu nr 1° lans l'Eglise, il fut consacré évêque de l'Eglise, 8, SE me vous pouvez le voir au chapitre IX des $ Mes des Apôtres. “ Alors saint Paul fut con-
1e telle
sacré évêque par les autres Apôtres (ar eee E S Paul n'avait donc pas reçu de Jésus-Christ :
ti-même le pouvoir de remettre les péchés. Il. Fe e reçut des autres Apôtres quand i} fut ordonné
Jou Voili core cé
il faut ei (c) Saint-Léon, Ep. 81.
Fa
évêque del'Eglise,et saint Paul consacra ensuit{à Sa
. M {l s Thimothée, Tite et d’æutres. Ainsi, saint Paul Clén | | cl consacra des évêques de l'Eglise et leur donna da pe le pouvoir de pardonner les péchés, au nom de | RE î j À 4 y. une . Al Dieu et par l'autorité de Dieu, comme il l’avail Fe in reçu lui-même. Maintenant, je ne citerai pas Line LL d’autres textes de la sainte Ecriture, parce qu. |. cela prendrait trop de temps. Je vais voul Epit: | de donner des citations tirées des premiers écri Der ou vains de l'Eglise, de ceux qui vivaientau temples,
des Apôtres, et qui ont reçu des Apôtres les os LA k doctrines qu'ils enseignent. J’emprunterai mes
ie : | vous
citations à leurs ouvrages, pour vous faire voir dlité
| ue, au temps où tls vivaient, il y a F
D P ; D pensé \ à : confe
Dix-huit cents ans, on prêchait la doctrine de la ! confession
Lses Ci le prê
" RE men
comme on le fait maintenant. Le premier, à Le
qui j'emprunte une citation, est saint Clémen Loi Saint Clément était disciple de saint Pierre
l'apôtre ; il fut baptisé par saint Pierreet insf Dar
__ truit par lui de toutes les doctrines de l'Eglisaui f
catholique. Il fut ordonné par saint Pierrél “a
isons
évêque de Eglise de Dieu, et, dans la suite, il devint un des successeurs de saint Pierre, comm
pape.
étant :
poonve
ensuiti it Paul * donn:
nom dé | l'avait rai pa rce que
S vous
rs écri a temps tres les rai mes ire voir
» de la!
et 1ns
nier, ï émenti Pierre,
"Eglise Pierré
suite, ï
com mé
Saint Pierre a été le premier pape et saint Clément le quatrième.
Saint Paul, parlant de saint ‘Clément, dit dans une de ses Epitres, que “le nom de Clément est écrit dans le livre de vie.” Ainsi, la Bible atteste que» Clément est un saint de Dieu. Or, vVlément dit dans sa première et sa seconde
REpitre aux Corinthiens : ‘“ Le bienheureux
Piérre a enseigné que les fidèles sont obligés de confesser leurs péchés aux prêtres du Seigneur.
vous a conçu dans son cœur des pensées d’infidélité, d'envie, de jalousie ou de toute autre pensée mauvaise, qu'il ne rougisse pas de le confesser au prêtre du Seigneur, afin que par
lses conseils salutaires et par la parole de Dieu,
le prêtre puisse le guérir.”
Tel est le langage du disciple de l'apôtre
saint Pierre, écrit il y à dix-huit cents ans, alors
que le catholicisme était à son berceau.
Dans le même siècle vivait Denis l’Aréopagite qui fut converti par saint Paul, et nous lisons dans la Bible les détails de sa conversion. Nous
lsons, ‘en effet, dans la Bible, que saint Paul étant allé à Athènes pour prêcher l'Evangile, il Boonvertit un grand nombre de personnes, entre
C'est pourquoi, si quelqu'un parmi
RS RS PSER
# | ÿh ‘]
dése
D M ad cm er
autres un juge très éminent, un philosophe à distingué, Denis l'Aréopagite (a); et, après l'ab: | P P | que saint Paul l’eût instruit, il le baptisa; V. | puis l'ayant plus complètement instruit, il dire (A le nomma évêques d'Athènes. Dans la suite, fidèl HN Denis fut transféré d'Athènes à Paris, en France leur: |} 4 ÿ = | LD |! par Clément, et il devint le premier évêque A 1 1: catholique de Paris. Denis avait dans son diocèse ple < { 1 22 We 4 # f î ch vn certain prêtre appelé Démophale et u : autre l'apô D pri: qui eût le malheur de tomber dans là femn \l péché Ce prêtre alla trouver son frère Démo pu Li: Ÿ , F* Re ‘ès £ h- phale, et il lui confessa son péché pour en avoir % | ‘ ; De 47 MH à la l’absolution ; mais Démophele, considérant la fi à F a oi © sainteté de vie qu'exige la dignité sacerdotalek Là R ee FACE e et l'exercice du saint ministère, réprimanda vérit : Û - à lerit.
sévèrement ce prêtre à cause de son péché et fee ne @ lui refusa l’absolution. Dans son accablementæ , £ La . * \ . Evil h aV£ et son désespoir, le prêtre écrivit à Denis pour : F À ï de 4 donn . se plaindre de la dûreté de Démophalequiavaite ] j, refusé de l’absoudre de son péché. C'est alors! : : que Denis écrivit sa huitième épitre à Démo Co | | phale, dans lequel on lit : ‘ Nous avons reçu les! | clefs du royaume du ciel pour pardonner a ou re l - pécheur repentant, mais vous avez abus Dar À! | de ce pouvoir, parce que vous avez poussé a0écrit ue | | Lot à } ji # ä : q P |
osophé après aptisa; ruit, i a suite f France, évêque diocèse ir autre dans le Démo n avoir rant la
rdotalel
imandé éché el lement is pouf ai avail st alors Démo ‘eçu les!
her au - abusé assé au!
Best intitulé : De Peænitentia. Dans ‘ce livre, ne entre dans tous les détails du sujet ; comment
dire il y a dix-huit cents ans, non seulement les
Lu'avaient pas le courage de le faire, elles abah- <
désespoir un prêtre repéntant, en lui refusant l'absolution de ses péchés.” 1
Vous voyez par ceci, qu’en ce temps, c’est-à-
fidèles, mais les prêtres eux-mêmes confessaient leurs péchés, pour en obtenir l’absolution. : Au second siècle vivait Irénée, qui était diseiple de Polycarpe, et celui-ci était disciple de l'apôtre saint Jean. Irénée parle de certaines femmes aui se rendaient à l’église, confessaient publiquement leurs péchés, menaient une vie très sainte ; et d’autres femmes qui renonçaient : à la foi. Et pourquoi renoncçaient-elles à la foi ? Parce qu’elles n'avaient pas le courage de confesser leurs péchés, sachant que la foi véritable ne les sauverait pas à moins qu’elles® ne confessassent leurs péchés : et comme elles
donnaient la foi. Ainsi, il y a dix-sept cents ans, les chrétiensélaient.
Convaincus qu’il faillait confesser ses péchés ou renoncer à la foi, | ru | Dans le même siècle vivait Tertullien, qui a “à écrit tout un livre sur la confession, et ce livre
il faut faire sa confession ; quelle préparation elle requiert ; et quelles dispositions il faut avoir pour obtenir le pardon de ses péchés.
Personne ne peut lire ce livre, —écrit il y a dixsept cents ans,—sans être convaincu que tout le monde chrétien croyait alors à la confession. Ecoutez Tertullien, parlant de la confession, (Exomologis), 1 dit : “ La plupart, plus attentifs au bien-être présent qu'à leur salut, négligent cette confession de leurs péchés, et la remettent de jour en jour, comme un homme qui a contracté quelque maladie secrète, qu'il a honte
d'exposer aux regards du médecin; et qui pré-.
fère périr plutôt que de la faire connaître.” T'ertullien s'élève fortement contre cette fausse honte, et il dit : ‘“ Si vous reculez devant la confession, considérez sérieusement le feu de l'enfer que la confession peut éteindre ; consiäérez la grandeur des châtiments à venir, afin que vous n’hésitiez ÿas à adopter le remède.
Quand vous savez qu'après 18 baptème,—com- À
mandé par le Seigneur,—il vuus reste encore la
confessisn pour vous protéger contre le feu def
l’enier, pourquoi n’égligez-vous cette seconde planche de salut? Jusques à quand retarderezvous d’apliquer ce remède qui doit vous guérir ? + Est-ce que ‘e pécheur peut négliger ix confession
pen être sion prêt Ft chr* parn A --J L excel iJe p Ce su ont é lième, je vo seras de la imais
tion sachant qu'elle a été établie par le Seiguen» faut À pour le salut de son âme ? ”
chés. Saint-Cyprien, après avoir parlé de la néces-
dix- & sité de faire pénitence et de confesser ses péchés
ut le Æ au prêtre de l'Eglise, dit :
ssion. “ Je vous supplie donc, mes très chers frères
ssion,
entifs Que chacun de vous confesse ses péchés,
ligent
ettent pendant cette vie, alors que la coafession peut
a CON DE être acceptable, et que la satisfaction et la rémis-
honte sion, ou le pardon reçu par l'intermédiaire du
je PTE EE prêtre, peuvent être agréables au Seigneur (a), dé Ainsi, mes chérs amis, telle était la croyance
., chrftienne jusqu’au temps où le protestantisme
parut dans le monde,—c’est-à-dire jusqu’en 1520, --Jusque-là, tout le monde chrétien, sans aucune exception, croyait à la doctrine dela confession. ‘Je pourrais faire des’ citations nombreuses sur te sujet, si je voulais citer tous les écrivains qui Sont écrit sur la confession au premier, au deuxième, au troisième et au quatrième siècle, mais Bje vous retiendrais trop longtemps, et je m’exposerais à être traité comme un certain prédicaut
Ie de consi- à ir, afin emède.
comcore la feu de econde
4 de la Louisiane qui était un homme très zélé, U6TIT mais qui fais: 1t de longs sermons. Il lui arrivait ession |
(a) La Foi des Catholis ues, vol. TU, p. 51,
” houvent que ses gèns quittaient le templé | péndant qu'il était à prêcher. Un jour qu’il M préchait un long sermon, Les gens, comme d’habitude, sortirent du temple un à un, de sorte que le prédicant resta seul avec le sacristain. Cependant, le ministre continua de prêcher. Le sacristain fatigué, à la fin, prit les clefs du temple et alla les porter sur la tribune du prédicant, en lui disant : “ Frère, quand vous.aurez fini, ayez la bonté de fermer les portes.” Comme je n'aimerais pas à être traité de cette façon, je ne commettrai pas la même faute. Je vais par conséquent laisser de côté les citations des écrivains des premiers siècles du christivnisme, pour parler des Pères de l'Eglise.
C’est une étude bien utile que celle des premiers Pères de l'Eglise. Par Pères de l'Eglise, nous ne voulons pas dire les premiers prêtres, mais nous voulons parler de ceux d’entre eux qui vivaient dans les premiers siècles du christianisme, et qui se distinguaient par leur science et la sainteté de leur vie.
Le clergé épiscopalien d'Angleterre s’est mis
dernièrement à lire ces Pères de l'Eglise, qui :
écrivaient en grec et en latin, il y a seize cents,
dix-sept cents et même dix-huit cents ans. Ces £ membres du clergé anglais, —je parle du clergé ! protestant, —après avoir lu ces livres, ont décou-
vert que
nplé qu'il 1abique
pen- Le
# du rédiurez mm e )n, je s par écri-
pour
preœlise, ètres, > eUX “hrisience
t MIS | 8, qui 4
cents,
Ces 4 dergé
lécou-
L'Eglise catholique, il y a dix-huit cents ans,
était précisément la même que l'Eglise catholique d'aujourd'hui, et que, par conséquent, l'Eglise catholique doit être la véritable Eglise de Dieu.
“ Nous avons changé, nous nous sommes éloignés des doctrines primitives, — disent-ils — nous avons abandonné les doctrines de Jésus- Christ et de ses Apôtres, et par conséquent, si nous voulons sauver nos âmes; si nous voulons appartenir à l’Eglise de Dieu, il nous faut retourner à l'Eglise catholique.”
Et depuis trente-cinq ans, deux mille cinq cents ministres protestants d'Angleterre, d’Allemagne et des Etats-Unis sont revenus à la religion catholique. Pendant les trente-cinq dernières années, près de cent ministres protestants, chaque année, se sont convertis à l'Eglise catholique, et bon nombre d’entre eux sont aujourd'hui prêtres catholiques, en ee en Allemagne et en Amérique.
Le dernier archevêque de Baltimore était un protestant converti ; le R. P. Preston, de New: York, vicaire-général de Newark, a été protestant, et le fait est que je ne pourrais pas énumérer, (ce serait trop long), tous les prêtres ici, en
Amérique et en Angleterre, qui ont été minis —
tres prosestants. J Qu’ est-ce qui a déterminé tous ces hommes à revenir à l'Eglise catholique ? Presque tous
3 0 Dumesténiiers éremstens= vs remensmaqnientesenanntonenshéme | déni coin remises ann È 3 s Des » EEE F-rye Res
avaient de grands sacrifices à faire ; ils avaient ? à sacrifier de gros salaires, à renoncér à des amis | influents, etc. Ils sont revenus à l'Eglise catho- ! lique parce qu'ils étaient convaincus qu’elle est la seule véritable Eglise de Dieu.
Vous avez entendu parler de la conversion de l’'évèque Yves, de la Caroline. Lorsqu'il était évêque protestant, il avait un salaire d'environ
douze mille piastres par année, et bien d’autres
avantages en plas. En se faisant catholique, il perdit tout, et pour vivre et soutenir sa famille, il s'engagea comme maître d'école à Manhattan- : ville, et il recevait un salaire de cinquante piastres par mois. Sa femme se fit catholique aussi. On le placa ensuite à la tête du patronage
de New-York. 4
Ainsi, il perdit tout par sa conversion. Il dut se séparer de ses anciens amis, renoncer à toutes ses relations sociales, souffrir la perte d'un salaire immense et se priver des aises d’une vie confortable. Voyez quel sacrifice de sa part. Dites-moi, mes amis, qu'est-ce qui l’a déterminé à faire ces sacrifices ? Rien que la conviction profonde que la religion catholique est la seule religion vraie et divine.
C'était la même chose pour tous ces ministres
qui sont arrivés à la conviction qu'ils étaient - sur le mauvais chemin, et qu'il leur fallait he ppanger de route pour sauver leur âme. Mais
y à bien des ministres qui savent et qui sont convaincus
Que la religion catholique est la seule véritable
hreligion divine, mais qui n’ont pas le courage Bui la fermeté nécessaire pour devenir catholi- | ques.J’ai entendu dire à l’évêque Yves lui-même que, dans un voyage qu'il fit à Saint-Louis pour ty donner une conférence, il rencontra trois ministres, qui avaient été autrefois sous sa jurisdiction, venus pour lui demander son avis.
E —Nous sommes parfaitement convaincus, dirent les mimstres à l’évêque, d’êtré sur un sable mouvant, c’est-à-dire dans une religion fausse, Nous savons où est la pierre solide et
. Il & londamentale. Que nous conseillez-vous de cer à } faire ?
perte
—Je n'hésite pas, dit l'évêque, à vous con-