‹ Conférences du Révérend Père Damen, S.J. [microforme]Chapitre 20 sur 21 · ET DEEE PET NE SERRE PES · texte numérisé non relu

ET DEEE PET NE SERRE PES

#wCisme qu'on doit les inventions les plus grandes : et les plus utiles qui soient connues. li

Qui a inventé l'imprimerie ?P d

on

Un catholique romain, cent ans avant qu'il y {5 q eût un seul protestant dans le monde. Quia la inventé la poudre à canon ? Un catholique. Qui Y a inventé les lunettes, un article d’une grande (0) utilité pour ceux qui ont la vue courte ? Ce fut à d un catholique qui inventa le verre grossissant. à Qui encore a inventé la boussole ? N'est-ce pas li je

“un catholique? Et l’on vient nous dire que là 4 : religion catholique est opposée aux découvertes - et aux inventions. Vous, mes chers Canadiens, comment osez-vous parler ainsi ? Qui vous a ! donné l'Amérique? Qui vous a donné cette terre de liberté et de prospérité? Un catholique, Christophe Colomb. C’est lui qui vous a donné ! cette terre que vous habitez, ce sol que vous # cultivez, le pain qui vous nourrit, les habits qui ! vous couvrent. Lareligion a partout et toujours encouragé les inventions et les découvertes 4 humanitaires : elle a toujours favorisé, encon: 4 ragé les artistes, tandis que le protestantisme. vous devez le reconnaître, a découragé, rebuté! les efforts du sculpteur, du peintre et dus musicien. È

rrandes :

qu'il y Qui a

ue. Qui 1 grande

Ce fut

ssissant. !

t-ce pas

> que la :

uvertes 4 nadiens, | ivousai né cette holique, a donné « jue vous À bits qui 4 toujours 4 ouvertes 4

tantisme, !

s, rebuté!

e et du !

; encou“A

— Je ne puis me résoudre à me faire catholique, dit encore le protestant, parce que les catholiques violent le premier commandement de Dieu, qui dit: ‘“ Vous ne vous ferez point d'images de sculpture, ni de figures de tout ce qui est ou en haut dans le ciel, ou en bas sur

| la terre, ou qui vit sous la terre dans les eaux.

Vous ne les adorerez et ne les servirez pcint.” Or vous, catholiques, vous violez ce comman-

| dement, et, en ceci, je ne vous calomnie point : | vous n'avez qu’à entrer dans une église catho-

licue- pour en trouver la preuve. Qu'est-ce que

È je vois là sur cet autel? [L'image de Jésus cru- | cifié, une figure de ce qui est en haut dans le | ciel.

—Ït encore là, qu'est-ce que c’est ? L'image

B de sainte Anne, la mère de la B. Vierge Marie.

——Et ceci? C’est saint Jean-Baptiste, et par

! conséquent la figure de celui qui est en haut } dans le ciel.

C’est donc vrai que vous, catholiques, vous violez le commandement de Dieu,

Len faisant ces images et ces statues.

—Bien, mon cher révérend, mon cher prédi-

} cant, si vous voulez me le permettre, nous allons |entrer chez vous. |

--Certainement, je ne puis pas avoir d’objec- E tion à laisser un vieux Jésuite, entrer chez moi, J'y vais, il me conduit au salon, et lui mon-

qq mm

trant un tableau suspendu au mur, je lui

vo dernande,

—Quelle est cette peinture ?

—Ceci, c’est le portrait de ma vénérée mère, —Où est-elle maintenant votre mère ? ca] -—Avec Dieu, dans ie ciel, je l'espère. ù da — Et cela ?

—-C'est le portrait de mon épouse chérie.

-—Où est-elle ? 2 D —ÆEn haut, avec ses petits enfants La —Et cet autre que je vois au-dessus de la @ me porte ? | —Ah! c'est une peinture d’.n grand maitre, !

ce chef d'œuvre représente un poisson, commo @} je vous voyez. ni —Hélas! monsieur le ministre, quel viol: @ do teur des commandements de Dieu, n'’êtes-vous % co: pas ? E Voilà la figure de votre mère, qui, dites-vous Bo est là haut dans le ciel; puis, la figure, de votre @% les épouse qui est ici-bas sur la terre : et enfin, là & qu figure d’un poisson dans les eaux sous la terre. @$ lor — Fou de prêtre, pensez-vous, que je viole les 4 commandements de Dieu, en gardant ces per | tures que vous voyez là suspendues ? 1 = -—Non, mon ami, je ne le pense, mais vous, : vous dites que les catholiques violent les com: fe . mandements, parcequ'ils ont des tableaux dans leurs églises, .

je lui

ée mére,

rie.

1 de Ja

maitre, !

comme

»] violæ tes-vous 4

tes-vous M de votres enfin, la 4 la terre. 4 viole les { es pelu à

is vous, les con:

ux dans M situe de la bienheureuse Vierge Marie, il se

—Îl n’y à pas de inal à les garder, mais vous, vous les adorez.

Vous nous dénigrez, simplement ;

car nous n’adorons aucune des images qui sont dans nos églises.

— Mais, alors, pourquoi les g'ardez-vous ?

— Et, vous-même, pourquoi gardez-vous le portrait de votre mère ?

--Parceque chaque fois que je le regarde, je

|me rappelle quellé bonne personne était ma

mère, et il me semble qu’elle me dit encore : “ Sois bon, sois chrétien.” Toutes les fois que je regarde cette peinture, je me sens encouragé à pratiq'‘er toutes les vertus dont elle m'a donné l'exemple. Cela me rappelle tous les bons conseils qu’elle me donnait.

— Vraiment, mon ami, vous parlez comme un catholique. C'est là précisément l’usage que

les catholiques font des images et des statues

que vous avez pu voir dans leurs églises. Ainsi lorsq ”1n catholique porte son regard sur l’image

B de Jésus crucifié, il se dit : “ Oh! combien le

Sauveur a souffert pour moi, combien il a été généreux de verser ainsi son sang précieux pour sauver son âme. Je dois donc aimer ce bon

à Jésus.”

Chaque fois qu'un catholique regarde une

dit: combien pure, sainte et chaste était Marie la mère de Jésus, je dois m’efforcer de l’imiter en servant Dieu fidèlement, et en gardant mon cœur pur.

En regardant une statue de saint Joseph ouf de tout autre saint, nous nous disons: ‘ ce saints étaient des hommes con nous ; ils on vécu dans le monde, ils ont eu à lutter contre les mêmes passions et les mêmes diflicultés que nous, et en dépit de tout, ils sont restés fidèles à Dieu. Je dois faire des efforts pour imite leurs vertus et marcher sur leurs traces.”

— Mais. me dit encore mon ami protestant, vous vous inclinez devant ces images. N'ai-j8 pas vu les catholiques, durant cette missionM s’incliner devant l’image qui est sur l'autel ?

—Non! pas devant l’image, mais devant Jésus qu'ils confessent présent dans le taber! nacle sur l’autel. Ce n’est pas devant l’imagel qu'ils s’inclinent, c'est

Devant Jésus qu’ils ploieni le genou

en adoration. Est-ce mal, mon cher ami ?

— Non, répond le protestant, car, dit la Bible au nom de Jésus, tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et même dans les enfers. Mai, ajoute-t-il, vous inclinez la tête aussi devant la, statue de la bienheureuse Vierge. | —Non, pes devant la statue, maïs devant cell 3

e était Mari de l’imiter a@que représente la statue, la bienheureuse Vierge gardant moiMarie, mère de Dieu.

— Marie n'est-elle pas une créature ?

int Joseph 1 —Oui, sans doute, c'est une créa/ure, mais disons : ‘ céune créature très élevée et très sainte. nous; ils onti —Mais, répond le protestant, il ne vous est tter contre ls pas permis de vous incliner devant une créature. lificultés que — Cher monsieur, lorsque j'arrivai à Ottawa, restés fidèle vous rencontrai sur la rue et vous me fûtes } pour imiteh désigné comme étant ministre de telle ou telle races.” église, je vous observai et pendant que vous ai protestant allez votre chemin, je vous vis rencontrer une ages. N'aïjdame de vos amies, et, en un clin d’œil, vous cette mission aviez le chapeau à la main et vous vous incli-

LE | è .

r j'autel ? niez devant elle avec beaucoup de politesse. mais devant

lans le taber!

bvant l’imagtl

— C’est vrai. monsieur, mais c’est une personne si digne et si aimable ; elle est si bonne et si pieuse ! et comme nous devons respecter la vertu et la piété, c’est pour cela que j'ai incliné la tête

dioo devant cette dame.

tr —Mais la bienheureuse Vierge Marie n’ester ami? elle pas très sainte et très bonne ? et pourquoi , dit la Bible ne pas s’incliner devant elle et honorer sa haute it fléchir atdignité de mère de Dieu ?

enfers. Mai —Après tout, cela me semble assez raisonassi devant MSnable, mais vous catholiques, vous exagérez

Ætont, vous faites sonner trop haut votre dévotion s devant celà la bienheureuse Vierge ; vous ne trouverez

Mrs une seule église catholique, où il y a un

autel à Dieu, qui ne contienne en mème temps! un au-el à la Vierge Marie. Je pense que ce re n’est pas bien. UT —Suapposons pour un moment, mon cher pro- @ de tastant, que la mère de George Washington M me füt sur le point d'arriver en visite à New-Vork:# quelle excitation, quel tapage règnerait par! L: toute la ville : fusillades, grondements du canon, les corps de musique parcourant les rues, ls ph illuminations, feux d'artifice : et les orande ra dames, avec leurs riches toilettes, et leurs super-@Es bes équipages défilant sur les rues. Et si j'al-@de lais dire : —mesdames, que.signifient ce tapage hé et ce déploiement de splendeurs, où allez-vous nor On me répondrait :

—Nous allons, monsieur, présenter nos hom-% . mages à la mère de Washington, qui est descen-$ due à l'Hôtel d’Astor. E :

— Eh bien, mesdames, ajouterais-je, est-ce queMreli la mère de Washington a quelque chose de plus Snab qu’une autre femme pour que vous l'honorierf tant ? L

—Oh! me dirait-on, on voit bien que mon-1 sieur est un Dutch! Comment, vous nous dites 1 de ne pas honorer la mère de Washington, qui fi nous a donné un fils aussi distingué; un fils qui a fait de nous un peuple libre, indépendant, ! glorieux et prospère! Vous nous demander pourquoi honorer tant la mère de Washington?

: temps

que cela 1

her pro- 4

hington

n-Y ork :4 rait par 4

U Canon, rues, les

œrandes rs super-# t si j'all e tapage4 ez-vous ?# Mrions pas üne mère qui n. 18 a donné un tel fils? OS hom-!

t descen-4

t-ce que .

de plusi honorier

ue Mod us dites ton, quid un fils endant,s manders ington #

Très bien, dirais-je à mon tour, très bien, rendez à la mère de Washington les honneurs

Équi lui sont dûs. J'aime à voir ces témoignages | de la gratitude d’un peuple.

mesdames,

Mais dites-moi,

Est-ce qne Marie ne nous a pas donné un fils

plus grand que Washington ? Est-ce que Jésus va pas fait pour nous plus que Washington ®?

Est-ce qu’il ne nous a pas délirrés de l'esclavage ide l'enfer ? Est-ce qu'il ne nous a pas faits les théritiers du ciel? Est-ce que, nous catholiques,

nous re serions pas des ingrats si nous n’hono-

— Après tout, me dira mon ami protestant, la chose me semble assez raisonnable.

Et il en est ainsi de toutes les doctrines de la

religion catholique. C’est une religion raisonnable et fondée sur les saintes Ecritures. C'est

encore une religion naturelle ; car ‘i la religion

st la religion de Dieu, elle doit être naturelle et fondée sur les saintes Ecritures. Il ne peut pas y avoir de discordance dans les œuvres de Dieu. Dieu est l’auteur de la raison, l’auteur de

rraie religion. Toutes ces choses sont les œuvres le Dieu, et dans les œuvres de Dieu il y à harhonie, concorde, union, et c’est pour cela que

la Bible, l’auteur de la nature, l’auteur de la

PR re te nine D ne " MERS 3 STE

Mn ne tee. ST DEEE © COS #

Fe

bér Marie.” —Jamais, monsieur, à Dieu ne plaise ! | F

la religion catholique est conforme à la raison à la Bible et à la nature. | —Qu'importe, me dit un ministre protestant} il y a dans votre KFglise quelque chose que je n'aime pas. Je suis venu à la mission plusieurs soirs, et j'ai entendu le prêtre dire: “ Je vous salue Marie ” et toute la foule répéter “ Sainte Marie.” —Jÿh bien, monsieur, je n'aime pas ce “ Jef vors salue, Marie ” ;-‘“ Je vous salue, Marie ”{ “ Sainte Marie ”, ‘“ Sainte Marie.” Ça m'a l'air absurde et je ne comprends pas cela. 1 — Allons, mon révérend monsieur, est-ce qu vous ne dites pas quelques fois, “ J e vous salutÿ

Cependant, mon cher révérend ministre, jé pense que vous dites “ Je vous salue, Mari parfois.

—Jainais, monsieur, jamais.

— e pense que oui. Est-ce que vous ne faite pas la prière en familie tous les soirs ? |

—Oui. -

— Voulez-vous me permettre d'assister à votré prière en famille ?

—Oui, et si vous venez, nous allons prier bietll fort pour votre conversion. |

—C'est bien, mais il vous faudra prier rudé ment, parceque le Père Damen est dûr à col vertir. : | | |

1 it- “À à]

Lr

lors Vrez Bitr

à Ya1s01,4

otestanti je que jei plusieurs ‘ Je vous : ‘ Sainte

s ce “Je Marie ”!

, m'a l'ait

ast-ce que ous saluël

e | 1 inistre, jé

ER »,, Mariet

er à votté

rier rudé

düûr à col

s ne faites

Je me rends donc à cette prière en famille chez le ministre protestant. C’est d’abord une prière improvisée, puis un chapitre de la Bible. Après que la] ière est dite, le ministre ouvre sa Bible avec de grands airs de solemnité, et

Au premier chapitre de saint Luc,

il lit les paroles suivantes : L’anve étant entré »

où Marie était, lui dit: “ Je vous salue, pleine

de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes,” et Elizabeth étant inspirée par le Saint-Esprit, élévant la

[roix, s’écria “ et le fruit de vos entrailles est

béni.” — Arrêtez, monsieur le ministre, arrêtez, vous

êtes à dire “ Je vous salue, Marie.”

—Non, monsieur, je lis ma Bible, —Mon brave homme, vous voyez bien que le

“ Je vous salue, Marie,” se trouve dans la Bible.

—Et c'est pourtant vrai, et je ne le savais pas. Qu’'allons-nous devenir, ma chère Rebeeca,

dit-il à sa femme, nous sommes déjà à moitié. Mapistes; 11 y a si longtemps que nous répétons

bi ! Je vous salue, Marie,” sans le savoir.

prier bitiie

N'est-ce pas la vérité? Liseurs de la Bible, lorsque vous retournerez chez vous ce soir, ouvrez votre bible protestante et au prémier cha- Pitre de St Luc, vous trouverez le “ Je vous

salue, Marie” Et voyez combien vous étiwi aveugles, lorsque, levant les yeux au ciel, vous! vous apitoyez sur l’absurdité de ces pauvresi catholiques ignorants qui disent le “ Je vous! salue, Marie.” Et tous les textes de la Bible, de: ce livre de Dieu, contiennent des doctrines catholiques. Vous lisez et relisez la Bible, mais!

vous êtes aveugles et vous ne cherchez pas le

preuves des doctrines de la religion catholique

dans votre Bible. Et pourquoi êtes-vous aveu

gles ? c’est à cause de vos prejugés. Vous vous êtes formés une religion et des opinions sur li religion, avant d'avoir jamais ouvert la Bible Vous vous êtes forraés des opinions religieusesf d’après l’enseignement de vos parents, le prédi

cation dans votre église, l’enseignement de voi

maîtres, et non pas d’après la Bible. Vous ave

accepté cet enseignement là de préférence à lt

Bible qui est le livre de Dieu, et vous ose!

encore dire que la Bible est votre guide. Silk

Bible était votre guide, vous seriez chrétiens et catholiques et jamais rien autre chose.

— Cependant, me dit mon ami protestant, Je ne serai jamais catholique.

Que sont les catholiques ?

Les catholiques sont de pauvres gens.

—Et Notre Seigneur, est-ce qu’il n'était pu pauvre lui- même ? ?

Jus étiez ciel, vous!

pauvres Je vous Bible, de:

doctrines à

ble, mais!

ez pas les@

atholiquel ous ave Jous vous

ns sur |

la Bible!

eligieusesf

, le prédii ent de voi

rence à li Vous Os6

ide. Siln

testant, |é

ns. | h'était pi

[I] n’a jamais dit:

L parcequ'il savait que c’est difficile pour un riche

Vous ave

rétiens ets

Et les pauvres, ses meilleurs amis ?

Et il a choisi pour sa mère, une vierge pauvre.

Et qui &-t-il désigné pour le gardien de son enfance ? Saint Joseph, un pauvre ruvrier. Et les premiers martyrs, et les Apôtres, qui étaientils? De pauvres pécheurs. Et Jésus-Christ luimême n’a-t il pas dit : ‘ Bienheureux les pauvres, parce que le royaume du ciel leur appartient.” ‘ Bienheureux les riches,”

d'entrer dans le ciel. Et vous, gens du monde,

| vous ne voulez pas être comptés parmi les catho-

liques, parcequ’ils sont pauvres. Ni vous aviez vécu du temps des Apôtres, vous auriez jeté un

Lregard de piété, sur leurs pieds nus et vous auriez dit sans doute: ‘“ Je ne suis pas pour me

soumettre à l’enseignement de ces pêcheurs qui

| vont nu-pieds par les chemins.”

C’est là de l’orgueil, mes chers amis, et Dieu

résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux

humbles, | |

Les protestants américains, et les protestants anglais aussi, je suppose, disent encore : “ Nous he pouvons pas songer à devenir catholiques.

: Presque tous sont des Dutch et des Irlandais. Il

y a trop de Paddies et de Biddies parmi les catho-

| liques, pour que nous songions à nous joindre

à eux,”

—Mon cher protestant, vous ne voulez pa fréquenter la société des Paddies et des Biddies, eh bien, si vous avez la chance d’aller au ciel, Je vous assure que vous y trouverez quantité de Puüuddies et de Biddies.

—Il y a dans votre religion des cérémonies inutiles.

J'aime à adorer Dieu en esprit, en vérité, en simplicité et je ne sais que faire de toutes ces cérémonies. Entrez dans une église catholique et vous trouverez une douzaine de chandelles! sur l’autel, au milieu du jour. Qu'est-ce que cela! veut dire? À quoi cela sert-il? Qui est-ce qui vous a donné l’idée de cette pratique ?

—Pourquoi faire des objections contre des choses que vous ne connaissez pas ? L'usage des chandelles sur l'autel a été introduit par les! Apôtres. Ils étaient persécutés, recherchés pour! être livrés à la mort ; et pour céiebrer les saints! mystères, la sainte messe, ils étaient obligés de4 se cacher dans des souterrains, les catacombes de Rome, au milieu des ténèbres de la nuit; el c'est pour cela qu'ils se servaient de lumières! dans leurs réunions. Et lorsque la persécution à eut cessé, trois cents ans après l'établissement à de l'Eglise, sous l’empereur Constantin-le-Grandi qui accorda la liberté religieuse, les catholiques! continuè:ent de se servir de lumières sur l’autel: en souvenir de la persécution de leurs pères!

lez pas

PBiddies,

au ciel, antité de

émonies

érité, en utes ces tholique

andelles!

que cela st-ce qui

ntre des L'usagel it par lest hés poutl les saints!

bligés de4

LaCo m besi nuit ; ell

lumières rsécution issementi

le-Grand holiquesi ir l'autel:

Ts pères

dans la foi.

sur autel, dit à l'enfant de l’Eglise catholique : # Souvenez-vous de vos aïeux etdes Apôtres qui

Ainsi ce cierge, ou cette chandelle

ont souffert pour la foi et la religion. De plus le cierge qui brûle sur l’autel est un emblème d'amour. Le feu est la figure de l’amour. Jésus nous donne son corps et son sang dans le saint sacrifice de l’autel parce qu’il nous aime, patio qu'il veut rester avec nous tous les jours, jusqu’à

la fin du monde.

Et cette petite lampe du sanctuaire,

qui est suspendue en face de l'autel, est un emblème de l'amour de Jésus ; et cette petite lampe qui brûle nuit et jour, sans cesse, indique

la présence de Jésus sur l’autel; et cette lampe

du sanctuaire et ces cierges de l’autel disent aux catholiques : aimez Jésus, rendez jui amour pour amour. Il vous a tant aimé qu’il a donné

kson corps et son sang pour être la nourriture de À VOS à MES.

et servez-le fidèlement.

lampe et les cierges de nos autels.

Aimez-le puisqu'il vous aime tant, Voilà ce que disent la C'est aussi

[pour l'honneur et la gloire de Dieu que ces

cierges brûlent sur l'autel.

t —Vraiment, me dit mon ami protestant, c’est

l'une idée étrange! Comment un cierge peut-il

faire honneur à Dieu et brûler pour sa gloire ? — Voyons un peu, mon brave protestant. Lors-

que vous avez remporté une grande victoire ol

L 4 qu que vous célébrez un triomphe, que faites-vous Le pour honorer le général qui a bien mérité de la ge

patrie: vous avez une grande illumination : + vous allumez quantité de chandelles, de torches ra et vous faites évanouir les ténèbres: de la nuit briller les splendeurs de la clarté du jour @ * N’avez-vous pas aussi des feux de joie? De quoi faites-vous ces feux de joie? Avec toutes sortes 41 de débris, de vieux barils; et tout cela pour! M: faire honneur au grand général qui vous a fait {01 triompher. Comment un vieux baril peut:il Sa faire honneur à votre graud général, rehausser 5" son triomphe ? + — Bien, dites-vous, c'est: un moyen de mon trer à ce général que nous sommes fiers de lui! et que nous nous réjouissons de son triomphe.i

— De la même façon les catholiques font brüler! des cierges sur l’autel pour honorer Jésus.

— Pourquoi encore des cierges sur l’autel ?

Parce qu’ils sont une figure du Saint-Esprit quis descendit sur les Apôtres au jour de la Pentecôte. 4 Nous lisons dans la Bible que dix jours aprèsl

l'ascension de Jésus-Christ au ciel, le Saint. Esprit descendit sut les Apôtres, pour les mettre! en état de prêcher l’'évangile de Jésus-Christ et 4 d'établir son Eglise par toute la terre. Avant 14 descente du Saint-Esprit, les Apôtres étaient des! hommes ignorants, timides, poltrons; ils no

à « FA ÉD RAS P E S S PRERIES DONrS

saient, par craintesprêcher en public, mais après ictoire 4 qu'ils eurent reçu le divin Paraclet, ils furent : ites-vousl remplis de l'esprit de Dieu et s’en allèrent courarité de la geusement et établirent l'Eglise, par toute la aination ; terre. Maintenant, ces cierges qui brûülent sur

e torches, Æ l'autel nous disent :

e la nuit du jour. Souviens-toi, chrétien, que tu es enfant de l’Eglise

? De quoi | tes sortes qui à été fondée, non par un homme, par un ela pour Martin Luther, par un Henri VIII, un Calvin ou

un Wesley, mais par Jésus-Christ et l’Esprit- Saint, Que vos cœurs soient dans la joie et ’allégresse parceque vous êtes enfants de l'Eglise de Dieu, fondée par Dieu et non par l’homme. | —Il y a une autre chose qui me semble

ous a faiti | peut-il rehausser@

de mon-®, ers de lui étrange, reprend mon ami protestant. . @ Je vois un chacun qui entre dans l’église triomphe ® , Mr asperger d’eau.

pnt brûler!

Ça me parait absurde.

—Vous lisez la Bible; n’av’ vous pas lu que l'autel Dieu ordonna de placer une : ataine à l'entrée isprit quifSdu temple, pour qu'un chacun se lavât les mains ’entecôte Marant de pénétrer dans la maison du Seigneur, urs apré Main que le peuple comprit que c’est avec un le Saint: cœur pur qu'il faut s'approcher de Dieu et entrer es mettréians son temple. Ainsi, dans l’église il y a un -Christ tSbassin qui contient de l’eau, où chacun plonge Avant ka main, et c'est là une cérémonie qui signifie : aient de enfant chrétien, entrez dans l'église pour adorer ils no + ne

sus,

Dieu avec une intention pure; n’y allez pas pour voir et être vu, ni pour faire étalage de vos beaux habits, mais pour y adorer le Seigneur 1 votre Dieu Aïnsi, cette eau bénite que nous I prenons à la porte de l’église est pour chacun un avertissement salutaire.

— Encore une chose singulière que j'ai remarquée durant la mission : Vers la fin de l'exercice le prêtre fait monter de la fumée.

—Mais, mon cher ami, c'est de l’encens qu'il offre à Dieu. N’avez-vous jamais lu quelque chose à ce sujet. S'il en est ainsi, c’est que vous ! ignorez la Bible; car Dieu commande dans la L'ible de brüler de l’encens devant lui, pourd reconnaître la subordination de l’homme à son créateur, et le souverain domaine de Dieu sur toutes choses. Cet encens qui s'élève en spirales 4 parfumées devant l’autel est une image de nosi prières qui montent vers le trône de Dieu.

—C'est très bien, dit le protestant, vous trou-! vez cela dans l'Ancien Testament ; mais c'est. une cérémonie abolie.

— Ouvrez donc l'Evangile, et vous verrez qu'à

la naissance du Sauveur, les mages se rendirent! à Bethléem et offrirent au divin Enfant de l'or,4 de l’encens et de la myrrhe. |

ed Obs bed hde st 9) bot mm

Ils lui offrirent de l'encens,

pour reconnaître sa divinité, de même nous brii Jons de l’encens autour de nos autels pour adorer

lez pas lage de elgneur ue nous chacun

1 remarexercice

ns qu'il

» dans la

me à son

Dieu sur’

| spirales

re de nos 4

eu.

ous trou-

ais c’est

rrez qu'àl rendirent t de l'or4

nous bris ur adorèl

quelque !

jue vous !

ui, pour

Dieu et lui rendre le culte dû à la divinité seule.

—Comment se fait-il qu’il y ait tant de méchantes gens parmi les catholiques, me demande encore mon ami protestant ?

—Nos frères séparés seraient-ils tous des saints par hasard? Je n’ai pas encore entendu parler d’un saint protestant. En avez-vous un seul ? Je ne crois pas que les protestants connaissent un seul saint sorti de leurs rangs ; et ils nous reprochent d’avoir de mauvaises gens parmi nous. Les protestants ont leur bonne part de méchantes gens. Mon ami protestant me dira encore :

— Il y a de mauvais prêtres.

—S'il n'y avait jamais eu de mauvais prêtres, il n’y aurait jamais eu de protestants dans le monde.

il y en a furieusement peu. Il y a aussi quelques mauvais prédicants. Nous lisons de temps en temps dans les journaux que tel et tel révérend, après être tombé en amour avec la femme de son voisin, s’est sauvé avec elle. Bien sûr, mes bons amis, que ce n’est pas joli que de se sauver

avec la femme de son voisin. Avouez aussi que

vous avez votre bonne part de mauvaises gens, Il y a des bons et des méchants parmi toutes les

confessions. [Il y à ac raauvais catholiques et de mauvais protestants, et 1l ex sera ainsi jusqu'à la fin des temps. Aussi longtemps que l'Eglise

Il y a quelques mauvais prêtres, mais

sera composée d'hommes, il'y aura des bons et

des méchants. Est-ce qu'il faut en blâmer d!

l'Eglise ? Est-ce que l'Eglise leur enseigne à L être méchants ? L'Eglise fait tout ce qu'elle ÊT peut pour rendre ses enfants bons, honnêtes, di moraux, purs, chastes et sobres. Elle travaille M sans relàche, ses prêtres prêchent, donnent des cc missions vour réformer les populations. Ilne © p

faut pas blimer l'Eglise parceque quelques-uns de ses enfants ne l’écoutent pas, n’obéissent pas à ses instructions et à sa direction, L'Eglise ne ménage pas ses peines, elle fait tout ce qu’elle peut pour rendre bons tous ses enfants, et si elle ne réussit pas à les préserver tous et à le. améliorer, à quelle hauteur de vertu et de

erfection n’élève-t-elle pas ceux qui correspondent à ses inspirations.

Où trouvez-vous une charité aussi héroïque que celle qui s'exerce dans l'Eglise catholique ? Voyez les sœurs grises, les sœurs de charité, qui DU s'en vont à la cabane du pauvre pour le servir,

D! le soigner dans sa maladie quelle qu’elle soit : la picotte ou les fièvres, n'importe. Trouverez- À vous de vos dames protestantes prêtes à en faire à lente Oblnon PU Dans la religion catholique, vous trouverez

D cette charité qui se dévoue sans récompense ! Vous trouverez les sœurs prenant soin des ‘pauvres, veillant sur eux, comme des mèxes. Et

Re De — is PA ne a PES re man Ses "LES : rs e

ns et âmer gne à qu’elle nêtes, vaille nt des Il ne 3g-UNS at pas Eglise ut ce fants, 8 et à et de Spon-

oique que ?

6, qui ervir,

soit :

erez- | faire

verez ense !

1 des 8, Et

que sont ces sœurs—ces anges de dévouement ?

La pluspart d'entre elles sont de jeunes demoiselles élevées au sein du luxe et du :omfort— de jeunes demoiselles de familles opulentes, mais qui ont renoncé au monde et donné leur cœur et leur travail à Jésus-Christ et aux

pauvres.

Page 1