Conférences et discours [microforme]
En publiant le présent volume, je n’ai pas eu l'ambition d'offrir au lecteur une œuvre de haut intérêt ni de grande
valeur littéraire.
C’est un choix de discours de circonstance, de conférences et dallocutions, pris parmi les moins mauvais que j'ai prononcés ow dont j'ai conservé le texte. Le plus grand nombre déjà ont été publiés en brochures ou dans les Journaux du temps. Ils m'ont valu, de la part d'amis ou de lecteurs bienveillants, des appréciations flatteuses, qui me permettent despérer qu'ils pourront être relus avec quelque plaisir par certains d’entre eux et rencontrer même un
accueil favorable auprès de nouveaux lecteurs.
Plusieurs de ces pages évoquent des noms et des souvenirs qui appartiennent à la tradition religieuse ou littéraire de La . . . « .
patrie canadienne-française, et elles semblent à cetitre, pouvoir participer à l’iniérêt qui s'attache justement à ces noms
el à ces souvenirs.
D'autres expriment des idées et des sentiments qui étant, J'en ai la conviction, ceux de plusieurs de mes lecteurs, leur sembleront un écho fidèle et sincère, sinon éloquent, de leur
propre esprit et de leur propre cœur.
La sincérité est peut-être la meilleure qualité de ces écrits. el je prie le lecteur de vouloir bien m’en tenir compte dans l’appréciation qu'il en fera.
S’il ne peut approuver tout ce que je pense, ni louer tout ce que je loue, ni condamner tout ce que je blâme au cours de ces pages, s’il a des réserves à faire sur les idées ou sur la forme de ces discours, je me crois du moins en droit de lui demander en toute justice de reconnaître la parfaite droiture de cœur avec laquelle ces pages ont été pensées et écrites,
dans un véritable amour du vrai, du bien et du beau.
A ce litre, elles méritent peut-être l'hospitalité des bibliothèques où l’on réserve une place aux livres modestes, à côté des œuvres plus importantes et plus considérables de notre
littérature nationale.
Montréal, août 1599.
CONFERENCES ET DINCOURN