‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 74 sur 99 · DES INTERMITTENCES DU POULS · texte numérisé non relu

DES INTERMITTENCES DU POULS

question dépend de la signification qu’on attache au mot intermittence.

La division des intermittences, vraies ou fausses, est classique depuis Laennec, et sans vouloir faire l’historique de la question, nous remarquerons avec Lasègue1 que, sauf Stokes et Richardson en 1871, les auteurs, tant en France qu’à l’étranger, ont accepté sans examen cette division.

Dans une thèse sur les intermittences en général, Bories 2 n’admet pas les idées de Laennec ; pour lui il n’existe qu’une seule intermittence, celle où le cœur cesse de se contracter pendant un temps au moins équivalent à une révolution, tandis que toutes les systoles qui précèdent ou qui suivent l’arrêt sont égales entre elles et se succèdent à des intervalles réguliers. Tant que le cœur se contracte même très faiblement, même à vide, même en l’absence de la pulsation radiale, il n’y a pas intermit tence.

Lasègue, sans faire cette distinction,' insiste beaucoup sur les différents facteurs dont se composent les battements cardiaques, le rythme et la force impulsive.

Lorsqu’on constate, dit-il, des intermittences, on admet implicitement que le cœur fonctionne régulièrement, en dehors des suspensions qui viennent de temps en temps et plus ou moins périodiquement rompre la série ; pour lui, l’intermittence est limitée au rythme; elle n’a aucun rapport avec la force des pulsations.

En acceptant ces idées sur l’intermittence, on peut, à l’exemple de Bories, reconnaître des intermittences ré-

1 Lasègue, Des intermittents cardiaques (Arch. de médecine , 1872).

2 pa ies, Essai sur les intermittences du pouls. Tjièse cjoçt., Paiis, 1875.

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