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AUX TONIQUES

Presque toujours, quand on administre cette dernière substance avec discernement, quand on sait choisir la préparation, régler les doses, les augmenter ou les diminuer suivant les indications, suivant l’état de la circulation, des voies digestives et de la sécrétion urinaire, on ne note pas, sauf les nausées, la moindre perturbation dans les différents systèmes. Idirtz, quia donné la digitale très fréquemment, n’a jamais eu comme accident, qu’une tendance à la syncope et une thrombose des membres inférieurs ; M. Teissier n’a pas observé non plus de symptômes graves d’intoxication.

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CONCLUSIONS

1° La digitale est en même temps un sédatif et lin tonique du cœur et des vaisseaux ; elle régularise la circulation ;

2° Elle agit à la fois sur les nerfs d’arrêt du cœur, sur le myocarde et sur les vaso -moteurs ;

3° Dans les expériences sur les animaux, elle accélère légèrement la circulation au début; chez les malades, à doses thérapeutiques, on constate toujours le ralentissement initial à cause des conditions différentes d’adminis tration ;

4° Le ralentissement commence dès le lendemain de l’administration ; son maximum est obtenu à une époque variable suivant les doses (du troisième au huitième jour) ;

5° Le pouls commence souvent à s’accélérer légèrement dès le lendemain de la suppression ;

6° Dans l’étude du pouls et des tracés sphygmographiques il faut distinguer, comme l’indique Marey, deux espèces de tensions, la tension constante dépendant de la tonicité

CONCLUSIONS

des parois vasculaires et la tension variable résultant de la contraction ventriculaire;

7° L’amplitude plus ou moins grande du tracé indique l’état de la tension variable; la forme des pulsations rend compte de la tension constante ;

8° Dans tous les cas de lésions valvulaires mitrales ou aortiques, la digitale, s’adaptant au trouble circulatoire, modifie la tension constante et la tension variable de telle façon qu’elle ramène le tracé à un type uniforme, caractérisé par une amplitude moyenne, une ligne ascendante un peu. oblique, un sommet légèrement arrondi;

9° -Quelquefois chez des anémiques, l’action sur la tonicité artérielle fait défaut et la tension variable seule subit l’influence de la digitale.

10° Le pouls bigéminé, lorsqu’il apparaît sous l’influence de la digitale, ne peut pas s’expliquer par une cause mécanique s’ajoutant à l’influence nerveuse; il est dû uniquement à l’action des nerfs du cœur ;

il0 II n’est pas toujours un signe d’agonie ;

12° La digitale à doses trop élevées peut donner lieu à toutes les formes d’arythmie circulatoire ;

13° A la période de compensation elle n’est contreindiquée dans aucune lésion d’orifice, sauf peut -être dans le rétrécissement aortique très prononcé et s’accompagnant d’une grande lenteur du pouls;

14° Pendant la période asystolique des affections valvulaires, elle doit être donnée aussi bien dans les cas d’hypertrophie que dans les cas de dilatation, alors même

CONCLUSIONS

que le cœur a subi uu certain degré cle dégénérescence graisseuse 5

15° Elle est contre-indiquée seulement dans l’asthénie agonique ;

16° Dans les affections cardiaques, 30 ou 40 centigrammes d’infusion de feuilles, 15 à 25 gouttes de teinture, sont des doses suffisantes ;

17° L’infusion convient dans les cas d’asystolie où il faut intervenir rapidement ;

18° La teinture, le sirop, la digitaline, seront donnés dans les lésions compensées, où l’on peut se contenter d’une action plus lente, et dans les cas d’asystolie avancée ;

19° L’examen attentif des symptômes offerts par le malade servira de règle de conduite pour l’emploi des doses progressives ou décroissantes ;

20° Chez les anémiques on associera toujours les toniques, les ferrugineux à la digitale ;

21° Les injections hypodermiques de digitaline me semblent devoir être rejetées comme produisant une irritation locale.

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