INSTRUCTION XXVII
foi et aux mœurs chrétiennes, de l'instruire abondamment des moyens de se garder des pièges dressés par les sectes ténébreuses, lui montrant que si elle tombe dans ces filets, elle devra par la suite servir honteusement des maîtres iniques, pour la perte du salut éternel et de la dignité humaine. On pourvoira très utilement à la sauvegarde des jeunes gens en établissant parmi eux des sociétés placées sous le patronage île la Bienheureuse Vierge ou d'un autre patron céleste. Dans ces réunions, comme en des gymnases, surtout si tics prêtres ou des laïques remarquables par leur sagesse et leur habileté sont placés a leur tête, les jeunes gens prendront le goût de cultiver la vertu, de professer ouvertement la -eligion, méprisant la dérision des impies, et, en même temps, s'accoutumeront à dêt< tout ce qui est contraire à la véi itè catholique et à la sainteté.
7" 11 est aussi très utile que les pères d'un côté, de l'autre les mères de famille s'unissent par un pacte fraternel leurs forces unies leur permettent de se dévouer plus ^convenablement et de pourvoir plus efficacement au salut éternel et à la bonne éducation de leurs enfants. Plusieurs associations de 'ce genre, .«oit d'hommes soit de femmes, se sont constituées en divers en droits, sous la tutelle de quelque puissance céleste, et produisent d'heureux fruits de religion et de piété.
8° Au sujet des artisans et des ouvriers, parmi lesquels on1 coutume de faire leurs recrues ceux qui ont pour but de miner les fondements de la religion, ies ministres du culte doivent mettre sous leurs yeux ces antiques collèges d'artisans, ou ces universités ou corpo: ations d'ouvriers, qui, sous le patronage céleste, au temps passé, ont été l'illustre ornement des cités, et ont contribué à l'accroissement des arts plus relevés ou plus humbles. 11 faut restaurer ces réunions et d'autres encore parmi les hommes mêmes qui se donnent aux affaires du commerce ou aux études supérieures, et il faut que les associés soient soigneusement instruits et dressés aux devoirs de la religion, et en même leinps se prêtent une aide mutuelle dans ies nécessités humaines que la maladie, la vieillesse ou la pauvreté ont coutume d'apporter. Les présidents de ces associations veilleront attentivement à ce que les associés se fassent remarquer par la probité de leurs mœurs, leur habileté technique dans leurs travaux, leur docilité et leur assiduité dans le travail, afin qu'ils puissent plus facilement se procurer ce qui est nécessaire à. la vie.
Les ministres du culte ne refuseront pas de veiller sur des