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MANDEMENT XXXVII

de s'y agréger et d'assister à ses réunion?, sous peine d'excommunication à encourir par le seul fait sans nouvelle déclaration et spécialement réservée à Nous et à Nos successeurs, en sorte que personne ne puisse en absoudre sans Notre autorisation, excepté à l'article de la mort." (Cité par Mgr de Ségur).

t; Tous les décrets portés," dit Léon XIII, ''• par les pontifes romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les tentatives delà secte Maçonnique; toutes les sentences prononcées par eux pour détourner les hommes de s'affilier à cette ou pour les déterminer à en sortir, Nous entendons les ratifier de nouveau, tant, en général qu'en particulier. " (Encycl. Humamim genus).

3o Les autres sociétés secrètes sont également condamnées.

'* Il existe dans le monde un certain nombre de sectes qui. bien qu'elles diffèrent les unes des antres par le nom, les rites, la forme, l'origine, se ressemblent et sont d'accord entre elles par l'analogie du but et des principes essentiels. En fait, elles sont, identiques à la Franc-Maçonnerie, qui est pour toutes les autres comme le point central d'où elles procèdent et où elles aboutissent." (Encycl. Humanum genus). " Toutes les sociétés secrètes, " disait Pie IX, en 1876, " ont porté leurs eaux dans les marécages de la Franc-Maçonnerie." Les autres sociétés secrètes sont donc par rapport à la Franc-Maçonnerie ce que les branches sont à l'arbre, les affluents au fleuve, les satellites à l'astre. Ce seul rapport existant entre elles et une société à laquelle il n'est pas permis de s'affilier, et qu'il est défendu de favoriser de quelque manière que ce soit, suffît à les faire tomber sous les peines ecclésiastiques. Voici, du reste, comment le Pape Léon XII, enlr'autres, les condamne formellement :

'•Nous proscrivons," dit-il, "à perpétuité, toutes ies sociétés

secrètes, tant celles qui existent maintenant que celles qui pour raient surgir dans la suite, et celles, de quelque nom qu'elles soient appelées, qui concevraient contre l'Eglise et contre les souverainetés civiles les projets que nous venons de signaler» Nous les proscrivons sous les mêmes peines qu' sont décri par les lettres de Nos prédécesseurs, lettres que Nous avons reproduites dans Notre présente constitution, et que Nous confirmons expressément. " (Const. Quo graviora).

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Ainsi donc, Nos Très Chers Frères, il n'y a pas d'illusion possible, toutes les sociétés secrètes, quelque nom qu'elles portent, sont condamnées par l'Eglise, de môme que la société des Francs- Maçons. Aussi, nous ne saurions trop vous recommander de vous *enir soigneusement éloignés de ces associations, où l'on s'engage par serinent à observer la loi du secret sur les choses et les actes •do la société, et sur les noms des associés, où l'on se lie également par-serment à obéir à des ordres que Ton ne connaît pas. Ces associations, qui cherchent ainsi leur puissance dans les ténèbres, et dans l'esclavage de l'homme, constituent dans la société des forces, dont le caractère anti-social est d'autant plus dangereux qu'elles sont plus aveugles. Omnis enim qui maie agit odit lucem-, et non vcnit ad luc.cm, ut non arguantur opéra ejus. (Joan. 3-2GV ■" Vivre dans la dissimulation et vouloir être enveloppé de ténèbres ; enchaînera soi parles liens les plus étroits, et sans leur avoir préalablement fait connaître à quoi ils s'engagent, des hommes réduits ainsi à l'état d'esclaves: ce sont là de monstrueuses pratiques condamnées par la nature elle-même." (Encycl- Humanum genus).

4o Ce quil faut penser du caractère de bienfaisance,

que s'attribuent ces sociétés et particulièrement

la Franc-Maçonnerie.

Nous vous en prévenons, Nos Très Chers Frères, pour vous attirer dans ces associations, et compromettre ainsi gravement vos intérêts spirituels, on mettra en regard vos intérêts temporels ; on fera sonner bien haut à vos oreilles les mots de protection et de secours mutuels, de promotion, d'appui, d'avancement; on -vous présentera la Franc-Maçonnerie comme une institution aussi étrangère à la politique qu'à la religion, et vouée principalement à l'exercice de la bienfaisance. ': Le grand intérêt de ces hommes étant de ne pas paraître ce qu'ils sont, ils jouent le personnage d'amis des lettres ou de philosophes, réunis ensemble pour cul tiver les sciences. Il ne parlent que de leur zèle pour les progrès •de la civilisation, de leur amour pour le pauvre peuple. A les en •croire, leur seul but est d'améliorer le sort de la multitude et d'étendre à un grand nombre d'hommes les avantages de la sociélé civile". (Encycl. Humanum ge nus).

Cette enseigne de philanthropie, Nos Très-Chers Frères, que l'on place à l'entrée des loges, est une enseigne menteuse, et celui qui s'y laisse prendre est bientôt déçu. Ecoutez à ce sujet les

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aveux faits par quelques-uns d'entre eux : uNe présentez jaï dans l'ordre," dit un Maçon célèbre, "que des hommes qui peuvent vous présenter la main et non vous la tendre." {Les Francs-Maçons dévoilés par eux-mêmes). Un autre appelle les Maçons pauvres u cette lèpre hideuse de la Franc-Maçonnerie."' Un troisième s'exprime ainsi : a Le maçon mendiant est sans cesse chez vous, sur vos pas, dans vos Loges, c'est un génie malfaisant qui vous ob.-ède partout et à toute heure.'' (Mgr de Ségun. Un de leurs principaux journaux, le Monde Maçonnique, écrivait dernièrement les lignes suivantes: vv Si nos adversaires, les cléricaux, pouvaient mesurer l'inanité de nos efforts dans la voie de la bienfaisance pratique,, ils trouveraient un beau thème à nous couvrir de ridicule."

Nous reconnaissons cependant que souvent, en elFet, les Francs-Maçons exercent entr'eux une protection mutuelle: ils s'entr'aident dans les affaires, dans les relations commerciales et industrielles, dans la politique, dans l'administration de la chose publique; ils se soutiennent de leur influence réciproque dans leurs difficultés et dans leurs entreprises; ils se liguent enfin pour le succès de leur œuvre commune comme les méchants se liguent pour le mal. Mais il évident qu'aucun de ces secours n'est inspiré par la charité, qui n'a jamais trouvé place dans un cœur rempli de haine pour Dieu. La charité vient de Dieu, et elle nait dans les âmes qui l'aiment et se rapprochent de lui. La prétendue bienfaisance maçonnique n'est qu'un moyen de propagande et d'accroissement : on rend service en vue de sa propre utilité, ou de l'intérêt de la secte.

5o Comment on recrute les adeptes de la Franc-Maçonnerie.

Si, pour augmenter le nombre de leurs adhérents, les Francs- Maçons ne manquent pas d'offrir â ceux qui sont peu favorisés de la fortune, l'appât d'une séduisante philanthropie, en vertu de laquelle tout parmi eux serait réglé suivant les exigences d'une véritable fraternité, ils ne manquent pas non plus de présenter aux hommes déplaisir l'aspect des divertissements et des jouissances de la vie, aux riches et aux grands la perspective des postes distingués, des honneurs et des dignités. Ils déploient même auprès de ceux-ci un zèle tout particulier, car les puissants de la terre leur sont grandement utiles pour l'accompliss muc-u! le leurs desseins. " Le bourgeois a du bon," disait une note secrète

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saisie par la polies romaine sous Léon XII, "mais le prince encore davantage. La Hante-Vente désiie qu'on introduise dans les loges maçonniques le plus de princes et de riches qu'on pourra. Ils serviront de glu aux imbéciles, aux intrigants et aux citadins. Ces pauvres princes feront notre affaire, en ne croyant travailler qu'à la leur." (Les Francs-Maçons dévoilés par eux mêmes).

Quant aux catholiques, pour ne pas les effrayer, on leur dit que la Franc-Maçonnerie ne regarde pas à la religion et n'exclut aucune croyance. "Si tous les membres de la secte ne sont pas obligés d'abjurer explicitement le catholicisme," dit le Souverain Pontife, " celte exception, loin de nuire au plan général de la Franc-Maçonnerie, sert plutôt ses intérêts. Elle lui permet d'abord de tromper plus facilement les personnes simples et sans défiance, et elle rend accessible à un plus grand nombre l'admission dans la secte. De plus, ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux des religions les plus diverses, ils deviennent plus capables d'accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à reléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion, et à mettre sur le pied de l'égalité toutes les formes religieuses." (Encycl. Hiimanum geuus).

Un auteur bien renseigné fait connaître comme suit le mode pratique généralement adopté pour procurer des affiliés aux loges : "On isole," dit-il, "l'homme de sa famille, on lâche de lui en faire perdre les mœurs. Il est assez disposé, par la pente de son caractère, à fuir les soins du ménage, à courir après des plaisirs faciles ; il aime les longues causeries du club, l'oisiveté des spectacles. On l'entraîne, on lui apprend discrètement à s'ennuyer de ses travaux journaliers. Après l'avoir séparé de sa femme et de ses enfants, on laisse tomber certains mots qui provoquent le désir d'èlre affilié à la loge la plus voisine, etc." (Les Francs-Maçons drvoilés par eux-mêmes).

Ne reconnaissez-vous pas, Nos Très-Chers Frères, dans ces paroles, qui sont le fruit de l'expérience, l'œuvre deces clubs que l'on voit malheureusement établis dans un trop grand nombre de nos villes et de nos villages? Ces clubs n'amènent-ils pas peu à peu leurs membres à déserter la vie de famille, à fuir les soins du ménage, à perdre le temps en de longues causeries, à s'ennuyer des travaux journaliers, et à courir apiès des plaisirs faciles? Il faut donc en conclure qu'ils sont des espèces de laboratoires, où l'on prépare de longue main, et à leur insu, les affiliés aux loges,

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en introduisant insensiblement parmi eux les goûts et l'esprit maçonniques. Oh ! Nos Três-Chers Frères, l'ayez avec soin ces institutions, où vos âmes trouveraient un poison si funeste, et qui sont d'autant plus dangereuses qu'elles ont un caractère plus inoffensif en apparence.

60 But de la Franc-Maçonnerie,

Pour n'être pas trompé. Nos Très-Chers Frères, sur le véritable but de la Franc-Maçonnerie, il faut d'abord en bien connaître la véritable organisation. Beaucoup de personnes croient que la Franc-Maçonnerie extérieure, celle qui aujourd'hui se montre librement aux yeux du public avec ses trois grades d'apprenti, de compagnon et de maître, est la seule Franc-Maçonnerie existante, que c'est là toute la Franc-Maçonnerie. Et, comme ces personnes ne voient dans les doctrines, les règlements et les pratiques, les rites et les symboles de cette Franc Maçonnerie extérieure rien qui leur paraisse gravement désordonné, elles se plaisent à ne voir là "qu'une association d'hommes honnêtes et estimables, qui excluent la politique et la religion de leurs travaux, qui ne désirent que le bien de l'humanité et ne s'occupent dans leurs loges qu'à le réaliser selon leur possible". (Francs-Maçons et Juifs).

Nos Très-Chers Frères, soyez-en bien convaincus, cette partie avouée de la Franc-Maçonnerie n'est que l'apparence et le masque ; elle n'est qu'une tromperie. Dans cette organisation extérieure, qui s'étend à toutes les classes de la société, il n'y a que les dupes aujourd'hui si nombreux de la secte. Là sont les bras vigoureux qu'à un moment donné, on met en mouvement pour exécuter une entreprise, opérer une révolution qui a été tramée dans le secret par des chefs inconnus ; là sont les puissants dont on utilise l'influence pour la réalisation des plans cachés de la secte ; là sont surtout les riches, dont les trésors sont adroitement mis à contribution, pour faciliter l'œuvre de déchristianisation et de désorganisation sociale que l'on a entreprise. Mais derrière ce masque, il y a la réalité. " Derrière la Maçonnerie anodine et ridicule des trois grades symboliques, il y a les Maçons des arrièreloges, qui forment, sous d'autres noms et avec des initiations différentes et même sans initiation, de nouvelles sociétés plus ou moins secrètes, lesquelles sont les instruments actifs de leurs desseins. Si elles réussissent, ces hauts chefs Maçons recueillent le ténéfice de leur victoire. Si leurs membres sont découverts et

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