C.——AssocIATION DE S. Louis DE GONZAGUE
Pour les garçons, depuis l’âge de 7 ans à la première communion.
—Environ 80 enfants. Elle a pour but de former de bonne heure
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les enfants aux habitudes de l’association.—Les enfants suivent les classes des Frères, installées dans l’usine depuis 1863.-——Le dimanche, réunions et jeux, Les dames patronesses fournissent des jeux, et 4 fois l’an organisent des ventes d’assiduité.
D.-——AssOCIATION DE STE-ANNE
À pour but de grouper les mères de famille, pour leur sanctifieation et celle de leurs familles. Compte plus de 220 femmes, mariées ou veuves.—À la tête, Comité des Dames Patronesses, Mmes Jules et Maurice Harmel.
Réunion de l'Association le premier lundi du mois, chez les Sœurs ; explications sur une institution économique à faire, car la Corporation ne tente rien sans avoir au préalable l’assentiment des mères de famille ; instruction par l’Aumônier, confession et communion mensuelle. — Deux retraites par an.—Chaque quinzaine, distribution de layettes, aux familles les plus nombreuses. Fête patronale de sainte-Anne : communion générale, après-midi café chez les sœurs, promenades aux jardins, tombola pour les pe‘its cnfants.—En janvier, vente «'assiduité : articles de ménage et de lingerie.—-A chaque
réunion, on s'occupe des soins à donner aux jeunes mères et aux malades.
D.——ASSOCTATIONS DE JEUNES FILLES 1.——Enranrs DE MARIE
Pour jeunes filles de l’âge de 17 ans au mariage, 140 associés. —Le dimanche, réunion chez les Sœurs, pour la congrégation, tous lé$ soirs, promenades ou jeux. À 9 hrs du soir, les mères viennent les chrcher.—Distractions extraordinaires : pelerinages, longues excursions, séances dramatiques. —Fôte patronale, le 8 Xbre : chants aux offices, à midi banquet chez les Sœurs, et le soir, représentation dramatique.—Le Bon Père aide lui-même à la formation des dots.- Touchantes démonstrations de piété et d’afiection aux mariages. Quand la jeune fille n'a plus de parents, le repas de noces est donné chez le Bon Père, qui préside la tuble et remplace alors le pére absent. [!!!]-—Durant leur maladie, les Enfants de Marie sont visitées et vejllées par leurs compagnes,
Ecole ménagère chez les Sœurs : sur le tricot, la couture, le racgomodage, buanderie, indisations sur l'alimentation, tenue du
| 4 178 NOTE, SUR LE VAL-DES-BOIS — Fi ménage, notions élémentaires d'hygiène et des soins en cas de maladie,—Les ouvrières vont à cette école, si elles ont plus de 16.ans, le samedi de 5 hrs à 6 hrs } sans retenue de salaire ; tous les jours audessous de 16 ans. à | Conseillère d'atelier. —Ce sont des ouvrières choisies, qui ont pour le: mission de veiller à ce que, durant le travail, la dignité, l'honneur le: | chrétien des ouvrières soient respectés dans leur propre conduite et à panier ME pr | dans leurs rapports extérieurs. (Cette institution empêche absolu. L | ment les abus des contre-maîtres imprudents ou pis, à l'égard des P À ouvrières. dé 1 mm ler êtr À SECTION CHORALE.—SECTION DES JEUX au 1 n’a à) ouv II.—-ASSOCIATION DES SAINTS-ÂNGES déc Pour les jeunes filles depuis la lère communion jusqu'à 19.— cais { 70 membres. Dimanche, réunion, jeux dans la journée ; deux ventes d’assiduité ; deux représentations théâtrales en hiver.— Retraite, fait À communion mensuelle. Fête patronale, ler dimanche d'Octobre : sage 1 messe solennelle, banquet chez les Sœurs.
de d fa: IIT.—-ASSsOCIATION DE STE-PHILOMÈNE écorc k \i ns Pour enfants de 7 ans à la lère communion, environ 50 4 enfants.
III —INSTITUTIONS CORPORATIVES ET ECONOMIQUES A.—ConsEIL SYNDICAL OU CORPORATIF él Constitué de deux groupes : Patronal 7, dont le Bon Père Pré- ron 1 sident ; et ouvriers 7. réguli * La famille ouvrière du Val-des-Bois est la société naturelle des patrons et des ouvriers, assemblés par les nécessités de l’exploi- soins 4 tation, et unis par la pratique réciproque des dévoirs de justice et de au tenl M charité. ”—Ce conseil syndical préside à tout l’ensemble des organi- ajouté | sations, qui favorisent 14 vie de famille, le développement intellectuel cas de et professionnel, la santé, l’économie, la stabilité des engagements, donne l'assistance mutuelle et la vie matérielle, l'usine
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à 19.— x ventes etraite, )ctobre :
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I yaune liérarchie professionnelle. Autant que possible les surveillants, contre-maîtres et employés de bureau sont choisis parmi les membres de la famille ouvrière. Les patrons même font passer leurs enfants, par toutes les phases successives et graduelles de la production, afin de ne rien ignorer de ce qu’ils doivent commander plus tard.—Ce conseil a voix consultative dans les questions :
lo De discipline.—-L'autorité supérieure s’est réservée l’adraission et le renvoi des ouvriers. Le survei!lant, le contre-maître et l'employé ne peuvent infliger que des amendes minimes, qui doivent être visées au bureau, En cas de faute grave, ils font leur rapport au patron, qui prononce la punition. En 1888, le total des amendes na pas dépassés 63 Fs 10; pour une population de plus de 650 ouvriers.
20 Permanence des engagements, encouragés par des récompenses décernées aux anciens ouvriers, surtout par une rente fournie sur la caisse de prévoyance.
30 Apprentissage, qui est sérieux et pratique, grâce surtout au fait que, si possible, ce sont les pères qui sont chargés de l’apprentissage de leurs propres enfants, les frères ainés de leurs plus jeunes.
40 Accidents. Chaque conseiller, dans sa salle, étudie les causes de danger, et signale non-seulement les blessures, mais les moindres écorchures faites par les machines.
COMPAGNIE DES POMPIERS D.—Soaiéré pe Secours MuruELs
El+ .. impte [en 90] 711 membres payants. Cette institution,
. si nécessaire aux familles, à été étendue à toutes sans distinction.
Les fonds sont créés par des cotisations mensuelles des ouvriers [environ 1 fr. 90 à 1 fr. 79 par 100 fr. de salaire] et par une contribution réguliére ou extraordinaire des patrons.
Avantages : aux secrétaires et aux membres de leur famille, soins gratuits du médecin et médicaments ; indemnité pécuninire au temps de maladie ;--en cas d'accident, indemnité supplémentaire ajoutée à la prewière ;—sépulture chrétienne et tous les frais ; —en cas de besoins exceptionnels et pressants, les commissaires peuvent donner un secours extraordinaire.—Les écoles, étant <péciales à l'usine, c'est le conseil de secours mutuel qui en a le contrôle, L’ins-
truction est gratuite. —Tl y a actuellement dans ces écoles 305 enfants ou adultes.
A la fin de 1891, les recettes étaient de 10,196 fr. 99c. dont le sixième versé par les patrons. Et les dépenses, pour les divers besoins des sociétaires, ont été : 9,920 fr.