XXV
d'autres personnages recommandables , dont la liste a été dressée par Maittaire 1 .
Si Ton compare le nombre des habiles correcteurs qu'employait Robert à celui de ses presses, qui fut toujours très-restreint , on se fera une idée du soin consciencieux apporté, dans son imprimerie, à la pureté des textes. Encore tout repassait-il sous l'œil sévère du maître. La profonde attention qu'il consacrait à la révision de ses épreuves est assez célèbre : le souvenir en est parvenu jusqu'à nous dans de curieuses légendes. Ses contemporains racontent qu'il défendait expressément qu'on l'interrompit dans ce travail. On prétend même qu'un jour , visité par François I er , il pria le monarque d'attendre la fin d'une correction importante 2 . Il parait en outre qu'il exposait ses feuilles dans des lieux publics et qu'il donnait des gratifications aux écoliers ou autres passants qui pouvaient y signaler quelque faute. Aussi un écrivain moderne 8 n'a-t-il pas craint de dire que « ses éditions hébraïques, grecques et latines sont et seront toujours le désespoir des imprimeurs modernes par la beauté de leurs caractères typographiques et l'exactitude incroyable de leur correction ».
On devra donc regretter vivement que les passions