‹ Conformité du langage françois avec le grecChapitre 14 sur 243 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

da concile de Trente ^ Les nombreuses altérations que rignorance de plusieurs siècles avait fait subir au sens devaient donc provoquer la révision des savants. Mais il fallait, pour l'accompagner et Téclairer, beaucoup de piété aussi bien que de réserve; et la critique de Robert, nous l'avons déjà indiqué, manquait de prudence. Les sentiments de la réforme, prononcés chez lui bien longtemps avant qu'il se rangeât ouvertement de ce côté, tendaient même à se faire jour dans son travail. Ces opinions ne pouvaient passer inaperçues. Alors que le protestantisme venait d'établir deux sociétés dans la société française , et de marquer d'une empreinte ineffaçable la philosophie, la politique, l'érudition, les lettres et les arts, la question de foi dominait tout; sur ce point on s'observait avec une extrême rigueur : rien n'était indifférent de ce qui parait tel aujourd'hui à notre raison plus élevée ou plus froide.

Chargés du dépôt des anciennes croyances , les théologiens n'avaient pas eu de peine à comprendre que si les Écritures étaient livrées à la liberté des commentaires et à la critique du jugement individuel , c'en serait fait bientôt de cette foi docile, nécessaire à la direction morale de Thomme. Mais frappés de la liaison qui leur semblait exister entre la réforme littéraire et la réforme religieuse , l'esprit de recherche et d'examen que stimulait la première étant effectivement en danger d'aboutir à l'autre, ils avaient eu le tort de \oït dans la science une ennemie et de la combattre , plutôt que de la vouloir régler : c'était entreprendre d'arrêter le torrent , au lieu de lui tracer un cours. Théodore de Bèze déclare, en com-

] . De là nous vient la version latine consacrée sous le nom de Vulgaie : cette traduction adoptée par TÉglise est, à peu de chose près, celle que saint Jérôme avait contposée.

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