XLIII
entre lesquelles on cite la première du texte grec d*Appien^ égalent celles des imprimeurs les plus célèbres; dans le petit nombre d'années qu'il fut mêlé aux affaires, peu forent aussi laborieux que lui. Quand l'établissement de Robert eut passé aux mains de son second fils , ■ il en fonda un pour son propre compte ; mais la beauté . de ses publications aboutit promptement à sa ruine. Mis au Cbâtelet pour dettes en 1561 , il y mourut en 1564^ : bien digne, par ses talents comme par ses malheurs, d'appartenir à la maison des Ëstienne. Les femmes même, dans cette famille, eurent un . mérite supérieur. Déjà nous avons pu le remarquer par- : ttculièrement pour la première épouse de Robert : nous : i en verrons par la suite d'autres exemples. Quant à Charles ! Ëstienne , il eut une fille , dont quelques compositions littéraires attestent l'esprit délicat et cultivé. Nicole , c'était son nom S unissant la beauté à Tinstruction , fut : recherchée en mariage et chantée par le poète Jacques , \ Grevin ^, sans que l'union qu'il avait désirée pût s'ac- : complirj Le médecin Liebaud fut son mari, homme de ^ beaucoup de savoir à ce qu'il paraît, mais que le sort traita avec autant de dureté que son beau-père ^
La fortune ne gardait pas plus de faveur au fils aîné
de Robert , à Henri , dont nous avons à raconter main-
, j tenant la vie agitée et illustre.
! C'est dans la demeure de la rue Saint-Jean-de-
! Beau vais, honorée par de royaks visites, dans cette