‹ Congres d'ophthalmologie de BruxellesChapitre 102 sur 112 · PRÉSENTATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

PRÉSENTATIONS DIVERSES

jarsa nouvelle publication, de continuer simplement ses Démonstrations Miniques. Les planches qu’il a présentées au Congrès constituent une Anatotepathologique de l'œil humain, comprenant l'histoire des métamorphoses lathologiques que subissent les parties internes du globe oculaire ; c'est plus que lecommencement d’une laborieuse et magistrale publication, c'est presque l'ouvrage achevé.

| L'auatomie pathologique , congéniale et acquise du cristallin et de sa apsule (cataractologie); celle de la rétine et du corps vitré; les altérations Mhorbides du nerf optique — son élévation et sa dépression ; — les diverses bssifications, etc., y sont représentées par un grand nombre de figures cololiées de la plus parfaite exécution. Mais les parties qui ont été surtout re mar- {nées sont celles qui comprennent l'anatomie pathologique de la choroïde, linflammation de cette membrane dans ses différentes couches, les tubercules, les tumeurs colloides, les ossifications, la suppuration et l'hydropisie. On jeubdire que chacun des dessins révèle un fait nouveau destiné à enrichir fanatomie pathologique du glaucome, de l’amaurose, elc.

{“Si-M. d'Ammon ne précipite pas la publication du monument scientifique font il va prochainement enrichir la littérature médicale, c'est qu'il veut donner fouslessoins possibles à son exécution tant au point de-vue scientifique qu'au ointdevue matériel. Elaborée dans de telles conditions, l'anatomie pathologique Nelœilhumain est destinée à un succès certain, et n'aura pas moins d'influeuce sur les véritables progrès de l’ophthalmologie que les démonstrations Yliniques de M. d’Ammon n’en ont eu sur ceux de l’observation clinique les maladies de l'œil humain.

Dlintéressantes préparations de l’œil à l’état sain ou pathologique ont égamentété exhibées. M. TEsTELIN à présenté la préparation faite par lui de la Lonjonctive oculaire. Cette préparation démontre expressément l'intégralité He“la-conjonctive au-devant de la cornée transparente, contrairement à lopinion de ceux qui prétendent que l’épithélium seul existe en cette région.

M:-Gros, de Boulogne-sur-Mer, a présenté un œil de baleine. Les différentes formes d’ophthalmoscopes étaient soumis à l'examen et à lexpérimentation des membres du Congrès. L'Institut ophthalmique de Bruxelles, libéralement ouvert par ses directeurs, a fourni aux professeurs Donpers, d'Utrecht, et de Grarre, de Berlin, le moyen de faire sur des cas vsés de maladies des yeux l'application de l’ophthalmoscope, et la démoustration de l'efficacité de ce précieux moyen de diagnostic. MM° Paerz et FLomr, habiles opticiens de Berlin, avaient apporté à bruxelles et mis à la disposition du Congrès les ophthalmoscopes de toutes lles“sortes, accompagnés, pour en faciliter l'application et l'étude, d’un œil amificiel très complet, ingénieusement construit par eux.

M. le docteur Monraur (de Madrid) a présenté un ophthalmoscope et un linjecteur lacrymal.

| Pophthalmoscope de M. Montaut n'est autre que celui de M. Desmarres mo- {difié. On sait que ce dernier présente deux ouvertures, une à droite, l’autre à [Sauche, à travers lesquelles l'observateur examine avec son œil droit, par la

première l’œil gauche du malade, par la seconde son œil droit. Or, Qua lumière se réfléchit sur l'instrument pour être dirigée vers le fond del on y voit l'ombre obscure et circulaire de l'ouverture qui reste découx ce,qui un tromper l'observateur. | Dans l'ophthalmoscope de M. Montaut ( fig. [re.), le miroir ne présente qu'une set ouverture placée sur un des côtés ; mais çoi du | le miroir peut tourner à volonté dans son cadr cette ouverture peut à volonté étre 2 droite ou à gauche. e Pour plus de commodité, le miroir ains la loupe bi-convexe qui y est jointe sont tés sur des manches par le moyen d’uné à vis, ce qui permet de les en sépare besoin.

L'injecteur lacrymal du niême auteur 20!

siste en un tube de métal, de trois centimi è r de diamètre, en communication, par say supérieure, avec le réservoir de liquide, et la partie inférieure se divise en deux bran également cylindriques d'un centimètre de mètre. À chacune de ces branches est ak un robinet qui sert à graduer la projection Fig. I. liquide. A leur extrémité se vissent pièces (V. fig. IT), qui sont destinées à être introduites entre lespaupi et à y projeter lamatière des injections.

Ces deux instruments sortent des ateliers de M. Charrière.

M. BolssonNEAU avait exposé son tableau synopl des modifications successives et des perfectionneni qu'il a apportés à la prothèse oculaire, perfection 1e ments qui ont considérablementétendu le domain cel art,

Enfin, beaucoup de membres avaient apporté le struments imaginés ou perfectionnés par eux, soil pratiquer des opérations nouvelles, soit pour simp les anciens procédés opératoires.

M. Kersr (Hollande) avait envoyé divers instru fort ingénieux, de son invention, entre autres ur 1 à relever la paupière, un ophthalmostat et un f de l'œil. L

M. VAuQUELIN (France) a fait voir également.

instruments de son invention,

M. Bonxeezs, de Bruxelles, fabricant d'instruments de chirurgie, a pr une collection très complète des instruments propres aux opérations ocule : lous exécutés dans ses ateliers, et suivant les indications les plus précis leurs auteurs.

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