‹ CONGRES DE VIENNE ET LES TRAITES DE 1815Chapitre 84 sur 89 · XIII. llecklenboiirg*Schwerin pot · texte numérisé non relu

XIII. llecklenboiirg*Schwerin pot

sédait 290000 — 299500

XIV. Meckleobourg-Strelitz ... 66000 — 85000 X?. Bninswick-WoIfenbQttel SOS 000 — 213500 XVI.Kaano.

Usingen et W«iUx>urg possédaient 206500 — ' 220500

Sans les médiatisés, qui monCaient é 65 500 et qui tertieBl ttticlite è la Pnufle.

Ces maisons ne possédaient en lb03 que 194 300.

N* 6. Note du prince de Metternich au prince de Bardnbaig.

Vienne, le 10 décembre 1850.

Voir page S06.

N*T. Mote dtt prime de Hartonbwg tu prinoe da HMtonich.

Vienne, le 16 décembre 1814.

Le soussignt^, chancelit^r d'Étal de S. M. le roi de Prusse, après avoir été honoré d'un entretien avec S. M. l'empereur de lotîtes les Russies sur les arrangements à prendre à l'égard du sort du IucIk Je Varsovie, s'est empressé de faire pari des résultats de cet entu (i^n h M. le prince de Metternich; et, pour ne pas laisser des objets d'une si liaule impûrUiïce dans le vague d'une conversaliun orale, il a cru devoir consigner ce qu'il se trouvait dans le cas de dire dans la nolo ferbale du décembre, avec son Annem.

Le 10 décembre, il reçut da prince de Metteniieh m réponse, avec les tableani qui s'y trouvent âjoutés. Son contenu devait lui être d'au-» tant plus inattendu, en ce qui concerne la Saxe, qa*il est diamétralement omlraire à toutes les explications, tant écrites que verbales, qui, jttsqu*ici, ont eu lieu entre les cabinets prussien et autrichien, et surtout à la lettre de M. le prince de Metternich du 22 octobre, par laquelle rAutriche consentit, sons de certaines conditions, à l'incorporation de la Saxe entière h la Prusse et à la lettre adressée, sous la même date, à lord Caslelreagh, conlenanl des déclarations tout k fait conformes.

Le soussigné devait être daulant plus frappé du changement de laTi^' ige du ministre autrichien, que, jusqu'au dernier inomPTii, el dans toutes les explications qu'il avait eues avec lui, il s'élaii borné au conseil de laisser un noyau seulement de la Snxe à son ancica souverain comme un ino^en sûi d'at ianger la ciiuâe d'une manière satisfai* aante pour toutes les Parties; tandis que maintenant il veut lui con-

APPl^NDICE.

senrer les quatre cinquièmes de la Saxe, et n'en assigner que des parcelles détachées, constituant à peu près un cinquième h h Prusse.

Le soussigné s'est borné, depuis le U, à observer ce qu'il vient d'exposer au prince de Mellernich, en ajoutant qu'il se voyait dans la nécessité de demander des ordres précis du roi, son auguste souverain, avant d'entrer dans aucune explication ultérieure avec le prince.

Depuis, le pnuce de MeUernich a témoigné que ce qu'il avait offert de la Saxe n'était nullement son dernier mot; qu'au contraire, il avait etpiesaéniMit indiqué, dans sa lettre da 10 décembre, comme un moyen de renfofter les dimensions de la PniBse, des acquisitions sur la Saie, compatibles avec la continuation de son existence politique; phrase qui paraissait cependant au soussigné ne pouvoir s'appliquer ans parcelles dont il est fait mention dans les tableaux. Il a été nécessaire surtout de rectifier les erreurs contenues dans les tableaux joints à la lettre du prince de Melternich, du 10. Pour cet effet, on a fait faire Texposé qui se trouve dans la pièce ci-jointe qui a été remise au cabinet autrichien, et qui prouve que, loin de donner un surplus à la Prusse, comparativement k l'état de 1805, comme le porte le calcul autrichien, on lui assigne plus de 1 200 000 âmes de moins.

Ce que l'Autriche déclare ^Ire son intention relativement au duché de Varsovie, mettra S. M. l'Empereur à même de prendre des déterminations linales k l'égard du lot de cette Puissance. Quant k celui de la Prusse, le .soussigné aura l'honneur de s'expli'juer avec contiance sur les vœux que le roi, son maître, forme encore à ce sujet, et pour lesquels il s'en remet à l'amitié et aux intentions bienveillantes de S. M. Impériale. H s'agit principalement de se fixer pour ee qui regarde USaxe.

Les plus fortes raisons s'opposent h un démembrement de ee psys; le bien et le fmn national qui se prononce plus hautem^it chaque jour,

la parole donnée par S. M. l'empereur de toutes les Russies, l'intérêt de la Prusse^ celui enfin de l'Europe même. La Prusse doit être forte

pour le maintien de l'équilibre et du repos qu'on a eu sagement en vue jusqu'ici; elle ne doit pas être constituée de manière h ne pouvoir se défendre; elle ne doit pae être située de façon à se voir dans la nécessité de tendre à des accroissemenis pour atteindre le degré de force qui lui est indispensablement nécessaire pour sa défense.

Les Traités lui assurent d'ailleurs non le nombre d'habitants qu'elle avail en ISÛj, sans égard k la forme qu'on donnerait à ses possessions, mais un Etat géographiqueinent arrondi sous tous les rapports; la jus* liée réclame hautement pour elle un renforeement analogue à celui qu'obtiennent tous ses alliés et tant d'antres £tals. Où remplir ce but, si ce n'est moyennant la Saxe entièret

n eonviendraitdono de toute façon de faire un établissement ailleurs

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1954 APPENDICE

au roi de Saxe et à ses successeurs. Son existence en Saxe mêmf , présente tout plein d'inconvénit^nls et ne peut pas même être salislaisanle pour lui. Qu'on considèiti qu'elle ne peut au <;<jn traire que deveiiir fort embarrassante et précaire. Ses possessions seraiciit toujours froissées entre l'Autriche et la Prusse, voisines de celles qui taraienl cédées à la Prusse, et les habitante conservant tout plein die rélattoni oitre «ix, quels ne leraienl pas les désagréments et le mésontantement qui en naîtraient et ponr le souverain et pour les sujets! 0 se forourait un %er d'intrigues et de cabales qui menacerait sans cesse de troubler le repos inlérîeur des deua pays» et mène cette bonne harmonie qui doit subsisier entra la Prusse et TAutriche.

Le toi avait offert Munster et Paderbom et Gorvey , an mentant de 350 000 âmes, avec quelques restrictions peu importantes, pour former rétablissement en question. Si cela ne paraissait pas suffisant, le soussigné a ordre de proposer une possesï^ion beaucoup plus considérable, même du double, ?iir la rive i^auclu! du Iihin, qui pourrait comprendre une ville a^ré^liltincnt siiuée hur le i'.hin même, propre à une résidence; un pays leiiement placé en môme temps sur les frontières de la France, que celle-ci el la Prusse ne fusseiu pa^s limitrophes, cl que LuxemljL ui;^ lût une forteresse de toute la Confédération allemande.

Dans sa lettre du 22 octobre, le prince de Metlernicb a eoasentî, an nom de son auguste souverain, sous de certaines condiliona, à la réunion entière de la Saxe à la Prusse, Il s*esi borné k manifeeter le désir de la conservation d*une partie de ce veyaume avoiainant les firon» titres de la Bohème k son ancien souverain. On vient d'eaposer pourquoi il est impossible d*y satisfaire; et certes la possession d'un paya considérable, de la religion du roi, placé comme le serait celui qu'on lui assigne sur la rive gauche du Rhin suivant en puissance immédiatement après celui de Bade auquel on attacherait une voix dans le premier conseil de la Ft-dération, dont la situation ne serait pas propre à former un objet de jalousie éieroelle entre l'Autriche et la Prusse, serait en tout sens préférable à la conservation d*une partie de la Saxe, toujours moins Ëi'i l e, luonis indépendante.

Qu'il soit permis d'exauimer les conditions sur lesqueiks S. M. Impériale et Royale Apostolique a donné son assentiment.

I. Que celte question lût liée aux autres arrangements territoriaux de l'Allemagne à l'égard desquelles Sa Majesté établit, comme base, l'équilibre le plus complet entre riofluence que rAutriebe et la Prusse se trouveraient appelées à espérer sur rAltemagne, de manière que le système de défense autrichien et prussien ne puisse empiéter d'une manière directe Xm sur Tanire, ou être subordonné teileîsent Vnn h l'anlce. que régalité de protection et d'influence des deui ttraedes Pui^neee aUemandes «sasefait d'esisler. S. M. rempemur d'Aniriobe,

APPjfaiOIfiS. 195$

regardant la ligne du Mein, y compris Hayence, comme aussi néeeuatre

à la défense du micli de VAItemagne qu'à la sûreté de sa monarchie, a insisté sur la conservaliop du Mein dans la ligne de défense da midi et sur le cours de la Moselle, comme devant séparer les deux portions de territoires susceptibles de fournir aux moyens d'arrangement et d'indemnités pour les princes du nord et du midi de l'Allemagne.

H. Sous la réserve expresse des arrangements à prendre entre les deux Puissances sur des points de frontières, sur l'étal de l'ortilication de quelques places, sur des arrangements de commerce et sur la libre navigation de l'Elbe.

IIL Sa Afajesté ^ compté sur l'appui réciproque et sur une conlbrmité absolue de marche des Cours autridbie&oe et prussienne dans la quea* tifkn poloq^ee-

44. 1, Quant au premier points la Prusse entre complètement dans toutes les ?ues et les principes de S, 11. Impéfiale. Elle abandonne volontiers à rAutriche Tinfluence et tes arrangements dont il est question, sur la rive gauche du Mein et sur la rive droite de la Moeelte»

sans entrer en discussion si la forteresse de Mayence appartient plus particulièrement à la défense du nord ou du midi de l'Allemagne. L'importance de la conserver îi la commune patrie est si évidente, ceci est tellement le vœu prononcé de la plupart de ses princes, que la Prusse, qui n'a nullement en vue d'augmenter ses possessions par cette place, ne lient qu'à la voir établie comme un boulevard commun h toute la Fédération et à ne pas la voir cédée à un seul des Étals qui tn feront partie, l.lle doit êlie gardiiu par des (roupes de la Fédération et éire entretenue k frais communs.

Ad, 2. Quant au second, le prince de Mettemich i*a expliqué verbalement, de manière qu'un engagement fftt pris par la Prusse de ne point fortifier Dresde. Le soussigné ignore de quel autre point de fron* ttire ou de quelle autre place il peut avoir été question, mais cet engagement, les arrangements de commerce d*un intérêt réciproque, (S la libre navigation de TElbe, ne souffriront aucune difficulté.

Ad* 3. Quant au troisième, enfin, la Prusse a appuyé l'Autriche autant que possible à l'égard de la question polonaise, qu'on peut espérer de voir terminer d'une manière satisfaisante.

S. M le roi de Prusse, après l'assurance contenue dans la m^me lettre du prince de Melternich, que l'empereur son maître ne formait qu'un vœu politique, celui de la plus entieie rt'uaion de vues et d'intérêts ii\iic la Prusse, d'après les nouvelles protestations d'amitié enfin que S, M. Impériale vient de faire parveiui au roi dans la lettre dudit prince du 10 décembre, qu'elle s'en lieadid a son assentiment donné h l'incorporation du royaume de Saxe en entier à la Prusse, et qu'elle fera représenter an roi de Saie et aui aaembres de sa famille tous les

AFPENDICBt

avantages qui résulteronl pour eux de rétabliflaement qu'on leur offre sur la rive gauche du Rhin; l« soussigné ne eonnalt, eseepté la Bavière, aucune des Puissances allemandes qui se fussent déclarées contre la réunion totale de la Saie à la Prusse : ce qui eût manifesté la

volonté de ne pas se joindre au pacte fédéralif sur une base qu'on appelle aussi menaçante pour leur propre sûrett' qtic le serait celle de l'incorporation de l'un des principaux États âr l'Allenia^'iic. Ft sfireté, rexitrience de rAUemacrne et de ses rnenibres n'élaient-elles pas beaucoup plus mises en danger par Topiniâtreté du roi de Saxe à rester jusqu'au dernier instant attaché à la cause de Tennemi ?

Le soussigné se réserve d'entrer, dans une aulre occasion, dans la question de droit h Fégard du roi de Saxe; il se permet seulement d^obaerver ici qu'un déplacement tel qu'on le propose, et qu*on se platt k représenter comme înoni, a eu fréquemment lieu k la suite d*nne guerrOt et nommément dans Hllustra maison de Lorraine elle-même, qui eéda son patrimoine et obtint la Toscane.

La Bavière n*a aucun titre pour la possession des principautés d'Ansbschet de Bareith, depuis que les Traités entre la Prusse et la France ont été annuliés par la paii de Paris. Elle ne peut donc rester dans leur possession que moyennant un nouvel arrangement, et aussi longtemps que celui-ci n'existera point, la Prusse doit se r('server ses droits sur ces pays. I.a Bavière devrait donc être la dernière à s'opposer k la réunion d'un pays h la Prusse, indispensable pour compléter son lot.

Quant k la France, S. M. le roi de Prusse, pour obtenir son acquiescement, compte sur ses Hauts Alliés et sur l'Autriche elle-même.

Dans la situation où Sa Majesté se trouve, désirant ardemment, d'un c6lé, de contribuer de la manière la plus conciliatoire à mainienir l'union entre les grandes- Puissances alliées, si essentiellement nécessaire pour atteindre le grand but pour lequel on n'a épargné aucun sacrifice; ne pouvant, de l'autre, souscrira à des arrangements qui imposeraient de nouveaux sacrifices permanents à la Prusse seule, pour satisfaire à tant d'autres Ëtats qui n'ont aucun titre semblable aux siens, acquis par tant d'efforts ; forte du sentiment que c'est elle qui a tant contribué à reconquérir la liberté et l'existence de touSt et à 1 ur assurer les plus grands avantages. Sa Majesté réclame ce que les Traités et ses efforts lui donnent le droit de demander. Elle fera valoir ses titres près de ses alliés, et elle se confie surtout à l'amitié de S. M. l'empereur de toutes les AusHies, dont elle a déjà éprouvés! souvent les efTets.

Signé : Hardenbcrg,

R^MBuenMat critique mr Im calculs conearnantla* relttions tenitoriaki

de la Prusse.

1. Noua devons observer d'abord que nous adoptons les évaluations relatives aux provinces conservées i la monarchie prussienne. Les eneurs qal pouiraient s'ëire glissées dans le calcul ne sauraient altérer «asentiei-

lem^nt !e ré^tiltat, pui-que nous admettons toujours pour hase ces mf^mos évalualioQS. D'après celle-ci on porte en compta à la Prusse comme posaeision de l'anoée 1805 :

BdsHaati.

n. Les huit départements de régence acllielle avec 4 661 990

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