‹ Congrès eucharistique régional de Sainte-Thérèse, diocèse de Montréal 12-14 septembre 1913 [microforme] (volume 2)Chapitre 27 sur 63 · II. - DISCUSSION · texte numérisé non relu

II. - DISCUSSION

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE. — Nous venons d'entendre un rapport intéressant. Il constate un progrès croissant de la dévotion eucharistique dans cette partie Nord de notre diocèse. Sans avoir atteint l'idéal, il y a sur le passé, chez les enfants comme chez les Parents, une amélioration sensible. Elle est évidente surtout dans nos collèges et nos maisons d'éducation pendant l’année scolaire ; la communion y est devenue quotidienne parmi les jeunes filles et les jeunes gens. C'est très beau et très consolant. Il m'a été donné maintes fois d’assister à une messe de collège. Les enfants, pour se rendre à la Table Sainte, sortent de leur place, non pas en rang, comme autrefois, mais librement, spontanément. On voit que cette démarche répond à un besoin de leur cœur. C'est vraiment l’exécution des désirs du Souverain Pontife. J'ai noté les statistiques merveilleuses signalées par M. le Rapporteur. Elles sont toutes à l'honneur des prêtres qui, pour en arriver là, ont dû déployer un zèle digne de tout éloge.

On' a fait remarquer une baisse regrettable durant les vacances. Ilyalà une question à étudier, un problème à élucider.

À vous maintenant, Messieurs, de pose: les questions que vous jugerez opportunes, en suivant de préférence les divers points signalés dans le présent rapport.

Le Communion durant les Vacances

M. le Chanoine LE PAILLEUR. — Avant de présenter son dernier vœu, M. le Rapporteur exprimait une certaine crainte de ne pas rencontrer tous les suffrages. D'où peut lui venir une telle appréhension ? Pour moi, je sais par expérience que la carte-bulletin remise aux enfants avant les vacances a produit déjà les plus heureux résultats.

M. le RAPPORTEUR. — Cette crainte n'est que l'écho de certaines remarques qui m'ont été faites. Ce moyen, m'a-t-on dit, pourrait gêner la liberté des enfants, en leur imposant une certaine contrainte extérieure.

Le R. P. MENAND,S. S. S., du Juvénat de Terrebonne. —Ne serait-il pas à propos de rappeler ici le « Compelle intrare » de l'Evangile, où les convives, pour leur plus grand bien du reste,

sont en quelque sorte contraints de prendre part au festin des noces ?

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M. le Chanoine JASMIN. — Pour moi, je suis de cet avis. II y a certainement un effort à faire du côté de l'enfant, mais il le fait spontanément. S'il n’a communié que trois fois dans le mois, il ne marque que trois communions. La carte-bulletin détermine une poussée des plus efficaces et des plus heureuses sur la volonté de l'enfant.

Le R. P. LauLr, S.S. S.— Cette carte est un stimulant plutôt qu'une contrainte. Voici deux faits qui témoignent de son efcacité. Le Bureau des Œuvres eucharistiques a fait imprimer avant les dernières vacances 60,000 de ces cartes. Il n’a pu satisfaire à toutes les demandes qui sont venues non seulement des collèges, mais encore des écoles primaires: preuve que les Directeurs ou aumôniers de ces établissements, reconnaissent l'utilité des cartes-bulletins. Un autre témoignage est celui que nous donnait, ces jours derniers, Monseigneur Forbes, évêque nommé de Joliette. Sa Grandeur a répandu elle-même ces cartes dans ses écoles (paroisse St-Jean- Baptiste, de Montréal) et se plaisait à signaler les magnifiques résultats obtenus par ce moyen.

MONSEIGNEUR.— Je suis en faveur de ces cartes-bulletins. J'y vois un excellent moyen de stimuler la piété des enfants durant le temps des vacances. Il ne s’agit nullement de sanctionner d'une peine ni même d’une récompense la fréquence plus ou moins grande de la communion, mais bien d'aider la bonne volonté de l'enfant. Il y a donc là une excellente politique spirituelle à encourager et à pratiquer.

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