‹ Congrès eucharistique régional de Sainte-Thérèse, diocèse de Montréal 12-14 septembre 1913 [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 63 · AVANT LA PREMIERE COMMUNION, JUSQUE VERS L’AGE DE 7 ANS · texte numérisé non relu

AVANT LA PREMIERE COMMUNION, JUSQUE VERS L’AGE DE 7 ANS

La présentation à la première communion appartient de droit aux parents et au confesseur, En fait, la préparation se fait chez nous par le maître ou la maîtresse, nos enfants allant à l'école dès l’âge de cinq ans.

Quel catéchisme faut-il enseigner à ces tout petits ?

a) Une bonne récitation de quelques prières: Pater, Ave Credo, Confiteor, actes de foi, d'espérance, de charité, de contrition, puis les quelques grandes vérités nécessaires à la communion, comme à la confession. Pratiquement, aujourd’hui n'a-t-on pas encore le défaut d'être trop exigeant sur œæ point ? S'en tient-on rigoureusement à ce que précise si nettement le Décret du Souverain Pontife et la Lettre pastorale de Mgr l'Archevêque? N ‘y a-t-il pas encore là-dessus un petit reste de jansénisme ?

MONSEIGNEUR demande si le fait estexact. A vrai dire, fait observer Sa Grandeur, le signe de croix bien compris par l’enfant renferme tout le bagage de science religieuse suffisante pour lui permettre de faire sa première communion. Il ne faut pas être plus exigeant que l'Eglise, notre mère, la grande Educatrice de nos âmes.

b) M. le RAPPORTEUR passe à la question du Manuel, Au dernier congrès sacerdotal, dit-il, on a présenté le vœu qu'un ma-

nuel très simple soit mis entre les mains des mères de famille à qui incombe la première éducation. On a mentionné le Manuel des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame. Qu'on me permette de compléter ce vœu par celui-ci: Qu'un manuel quelconque, très simple, soit mis entre les mains des mères, des maîtres ou maîtresses, des curés et vicaires, pour permettre de faire apprendre de mémoire aux enfants certaines formules qui soient les mêmes: sans quoi, si les formules varient du jour au lendemain et d'un interrogateur à l'autre, cela engendrera la confusion dans l'esprit de l'enfant, qui retient plus facile. ment le mot à mot. Il reste bien entendu qu'avec lui, il faut procéder par le cœur plus que par l'esprit, faire deviner plutôt qu'apprendre; mais il me semble qu'une méthode de préparation commune par leçons graduées s'impose.

MONSEIGNEUR.— On aurait grand tort de revenir à l'ancienne méthode, d'après laquelle un enfant n'était pas admis à faire sa première communion, s’il ne pouvait répondre convenablement à un certain nombre de questions. Mais avoir un même manuel pour les divers éducateurs de l'enfant: c'est une excellente méthode.

M. le RAPPORTEUR.—Convient-il d'exiger de l'enfant certaines réponses précises, certaines formules apprises de mémoire ?

MonsEIGNEUR.— Le manuel est bon, surtout pour diriger le maître, mais il ne faudrait pas exiger de l'enfant une réponse à toutes les questions du manuel, si simple soit-il. Le manuel est le livre du maître, non celui de l'enfant. De l'enfant il ne faut exiger que ce qui est strictement requis. Plus tard, on complètera ces premières notions: c'est alors surtout que le manuel sera un auxiliaire utile. Rien de mieux que de répandre ces manuels dans les familles: mais surtout n'oublions pas qu'ici plus encore qu'ailleurs: pour donner peu, il faut savoir beaucoup.

UNE Sœur DE LA CONGREGATION.— Si dans nos écoles, nous mettons un manuel entre les mains des enfants, avant même qu'ils sachent lire, c'est surtout à cause des gravures qui facilitent singulièrement la tâche de la maîtresse,

Le Væœu suivant est finalement formulé et adopté: qu'un même manuel soit remis entre Les mains de la mère, des maîtres ou maîtresses et du curé.

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