PR AE DA
vraique Dieu seul est l’auteur des vocations. Mais il n'est pas moins vrai qu'il a résolu d'user de notre concours pour les faire germer et fructifier. Dans une vocation, il y a la part de Dieu et la part de l’homme.
La part de Dieu, nous la reconnaissons volontiers. Aussi nous nous appliquerons plutôt à vous faire connaître la part de l’homme.
Dieu n'agit jamais seul: il fait à l’homme l'honneur de réclamer son concours dans l'exécution de tous ses desseins. La moisson mûrit dans nos champs par l'union des labeurs de l’homme et des bénédictions du ciel.
Si l’on admet volontiers que la vocation est l'œuvrede Dieu et de l’homme, on est porté à croire que cette œuvre c'est le prêtre seul qui peut la faire. C'est une erreur. La culture de la vocation est l'œuvre simultanée du prêtre, de l'enfant, des parents.et des éducateurs.
Au confesseur revient la tâche de discerner les vocations religieuses et sacerdotales, d'indiquer la voie à suivre, une fois qu’il a connu son pénitent, ses dispositions, ses goûts, ses habitudes; mais souvent et presque toujours ce sont les parents et les maîtres et maîtresses qui font naître ces goûts, qui développent ces aptitudes, qui font contracter des habitudes de vertu, et surtout qui préservent l'enfant des vices qui viennent,comme les mauvaises herbes étouffer le grain de la vocation sacerdotale et religieuse.
Mais il me semble vous entendre dire: « Qu'est-ce que nous pouvons bien faire dans l'œuvre des vocations. ?»
Vous pouvez préparer, préserver et développer les vocations.