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LES ARTICULATIONS

On ne saurait, du reste, soumettre à des descriptions précises les divers modes d'articulation des os; caries moyens d'attaclie des os entre eux, ou des cartilages et des ligaments avec les os, varient à l'infini, selon les mouvements auxquels ils doivent se prêter. A l'épaule et à ia hanche, par exemple, l'articulation se fait au moyen d'une calotte spliérique entourant la cavité articulaire. Il y a des articulations qui doivent se plier à un mouvement de rotation, comme par exemple, la rotation de la tète sur le cou; l'articulation présente alors une espèce de pivot.

Il serait superflu d'entrer dans les détails des divers modes d'articulation des os entre eux. Contentonsnous de dire que la nature a merveilleusement calculé cette partie de la mécanique animale. Les saillies, les dépressions, les emboîtements, les gorges de poulie, qui paraissent distribués fort arbitrairement quand on jette sur ces parties du corps humain un coup d'oeil

superficiel, a})particnnent, en réalité, à un ensemble de dispositions mutuelles, qui ont pour effet de donner aux mouvements de notre corps la précision et la solidité, en même temps que la plus grande rapidité.

Nous mettons sous les yeux du lecteur, à titre d'exemple d'articulation mobile, larticulation du genou. Les deux figures 1^42 et 143 sont consacrées à représenter cette articulation, pour montrer d'abord (fig. 142) l'emboîtement des os, ensuite (fig. 143) les ligaments qui consolident l'articulation. Les ligaments et la rotule

Fig-. 144. Ai'liculalion de la hanche.

l. Ligament rond. —2. Bourrelet de la capsule articulaire. — 3. Ligament pénétrant dans la cavité cotyloïde de l'os du bassin. — 4. Branclie iscliio-pubienne.

sont enveloppés d'une capsule articulaire, qui est coupée dans les figures 142 et 143 pour montrer les ligaments croisés.

Nous donnons enfin, comme autre exemple important d'articulation mobile, celle de la hanche, c'est-à-dire l'articulation de l'os humérus avec le bassin (fig. 1431. Les ligaments et la capsule articulaire se voient très-distinctement dans ce dessin.

Les lyiusclcs sont les agents actifs de nos mouvements. C'est dans ces organes que réside la puissance motrice. Sous l'in-

Fig. 145. Phénomène de la contraction musculaire.

A. Muscle Ijiceps brachial à l'état de relâchement. — B. Le même muscle raccourci par

la contraction, et relevant lavant-bras C.

tluence de la volonté ou en dehors de son empire, le muscle se contracte, c'est-à-dire se raccourcit, et si ses deux extrémités sont attachées à des os qui sont eux-mêmes mobiles, grâce à une articulation, le raccourcissement du muscle entraîne le dé-

placement , c'esl-à-dire le mouvement de l'os eL des parties qui en dépendent.

Prenons un exemple. Quand le biceps brachial se contracte, c'est-à-dire se raccourcit, comme ce muscle s'insère en haut, sur l'extrémité de l'omoplate, et en bas sur le radius, son raccourcissement produit nécessairement le mouvement de Tavantbras, ainsi que le montre la figure 145.

Les muscles ne sont autre chose que ce que l'on appelle la chair dans le langage vulgaire. Quand nous mangeons du bouilli de bœuf, nous mangeons les muscles de ranimai. Si l'on examine le bouilli, il est facile d'y reconnaître le caractère physique essentiel du muscle, c'est-à-dire les fibres parallèles qui le composent.

Un muscle se compose, en effet, de la réunion de faisceaux, plus ou moins volumineux, lesquels sont composés eux-mêmes de longues fibres très-fines, réu- pj, nies parallèlement entre elles par du tissu cellulaire.

Le tissu musculaire est donc composé d'une réunion de fibres.

L'examen microscopique de ces fibres a prouvé qu'elles sont composées de fibrilles formant, par leur réunion, des faisceaux striés, semblables à ceux que représente la figure 144.

Les fibrilles sont l'élément fondamental du tissu musculaire. C'est dans les fibrilles que réside la contractilité musculaire. Elles sont enveloppées d'un tissu élastique, mais non contractile, que l'on nomme sarcolemme. Ce sont les faisceaux microscopiques des fibrilles enveloppées de leur sarcolemme qui, en se réunissant, forment les fibres musculaires que nous voyons à l'œil nu.

r. 14G. Fibrille musculaire.

Fig. 147. Fibrille musculaire.

A. Fibrille dépouillée du sarcolemme, pour faire voir les disques qui la constituent. — A'. Un de cas disques coupe transversalement et grossi.

La fisriire 146 représente les fibrilles doi muscles enveloppées de leur sarcolemme et grossies au microscope.

La (igure 147 représente la même fibrille vue à un plus fort grossissement et enveloppée de son sarcolemme. On voit au dessus, coupé transversalement et vu à un plus fort ^grossissement microscopique, l'un des disques (A') qui constituent la fibrille. Comme un exemple d'un muscle d'un corps humain, nous plaçons ici (fig. 148) la figure du biceps brachial que nous venons de supposer en action, pour faire comprendre les efîels de la contraction musculaire.

Les fibres de tout muscle se terminent à chaque extrémité, c'est-à-dire dans les parties qui vont s'insérer aux os, par un tissu fibreux et non contractile, que l'on nomme tendon quand il s'amoindrit en cordelettes, et aponévrose quand il s'étale en surface large et aplatie. On voit sur la figure 148 le tendon, C, qui termine le muscle biceps brachial BB.

Les tendons et les aponévroses ne sont point contractiles. La contractilité est essentiellement propre aux muscles; aucun autre tissu n'a ce privilège.

Fi?. 148.

Muscle biceps brachial.

A. Corps da muscle.

B,B. Tendon supérieur.

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