QUELQUES EXEMPLES
1565. 1 vol, in-8°, ancienne reliure, maroquin rouge
doublé de maroquin noir, dentelle intérieure, filets à
compartiments sur les plats, tranches dorées, reliure janséniste (Bel exemplaire).
1565. 8°. anc. rel., m. r. dou. d. m. n., dent, int., fil. à comp. sur les pi., tr. dor., rel. jans. (Bel ex.).
1835. 4 vol. in-12, demi-reliure maroquin bleu, tranches peignées (Quelques mouillures).
1855. 4 vol. in-12, dem.-rel. m. b., tr. p. (qq. mouill.).
1855 à 1867. 12 vol. in-4°, demi-reliure et coins maroquin rouge, tête dorée, non rogné.
1855 à 1867, 12 vol. 4», d. r. et c. m. r., tête d. n. rog.
Nous devons aussi mentionner quelques-unes des abrévations usitées dans les manuscrits, et dans les imprimés du xve siècle.
Pour les abréviations hébraïques, on devra consulter les planches des ouvrages de Mercerus, David de Pomis, Schindler, Buxtorf, etc.
Pour les abréviations des manuscrits grecs, consulter les planches du Lexicon diplomaticon de Jos. Walther, in-folio, 1745 à 1747, ouvrage très estimé.
Pour les abréviations des manuscrits latins, et avoir une idée de celles en usage au ixe siècle, consulter les planches gravées dans les Traités de diplomatique de dom Mabillon et des bénédictins : Verbo Abréviations, et la planche publiée* dans les Annales de philosophie
* Tome XIV, p. 555-354.
A UN BIBLIOPHILE. — CHAPITRE QUATRIÈME. 125 chrétienne. On trouvera trente tableaux d'abréviations latines, rangées par ordre alphabétique, dans l'ouvrage de Baringius, intitulé : Clavis diplomatica, in-4°, vers le milieu du volume.
Ces abréviations sont extraites des manuscrits des auteurs latins et des diplômes du xve et du xvie siècle.
On pourra également consulter les ouvrages de Sertorius Ursatus, Valprobus, Mango, Manutius, etc. ; et, pour les abréviations plus récentes dans les manuscrits et dans les titres, les ouvrages de La-Curne-de- Sainte-Palaye, Ducange, Lacombe, D. Toustaint et D. Tassin, D. Devaines, Lemoine, Batteney, etc.*
Dans les abréviations les plus communes, on conservait une partie des lettres d'un mot, et on substituait certains signes à celles que l'on supprimait; ainsi Dms ou Dns était écrit pour Dominas. Dans les manuscrits les plus anciens, Y m ou l'w, à la fin de la ligne, est désignée par une petite barre horizontale — ou par une s couchée % , seule ou accompagnée de deux points, l'un supérieur, et l'autre inférieur. Le mot est (du verbe esse), rendu par ce signe ** , désigne une antiquité de sept à huit cents ans. La lettre n, servant d'abréviation pour un nom d'homme inconnu, a lieu, selon Mabillon, dès le ixe siècle. C'est dans le même temps qu'on abrégeait ille par ill. Les abréviations étaient déjà communes après le vie siècle : elles le furent davantage au vme, encore plus au ixe; elles se multiplièrent à l'infini au xe ; dans le xie il n'y a pas de ligne où il n'y ait jusqu'à huit et dix abrévations; enfin, dans les xne, xme, xive et xve siècles, l'usage des abréviations
* Voyez Act. SS. Bened., tome V, page 291.
fut porté à l'excès, môme dans les manuscrits en langue vulgaire, et dans les premiers ouvrages imprimés. Dès le xive siècle (en 1304), Philippe le Bel rendit une ordonnance pour bannir des minutes des notaires, et surtout des actes juridiques, toutes les abréviations qui exposaient les actes à être mal interprétés ou à être falsifiés.
Le parlement, par arrêt de 1552, bannit également les etcœtera qui avaient été jusqu'alors en usage, et qui étaient également sujets à de grands abus.
Les abréviations de per, de pro et de prœ sont sujettes à être confondues, voici comme on les distingue : Per est abrégé par p, dont la queue est coupée par un trait; pro, par p, dont un trait courbe sort de la tête de ce p ; et prœ, par un trait supérieur qui ne touche point à la lettre.