‹ Connaissances nécessaires a un bibliophileChapitre 15 sur 143 · URES AUN EISLIOPHILE ION · texte numérisé non relu

URES AUN EISLIOPHILE ION

Planche VIIL

"DES SOUSCRIPTIONS ET DE Lai 'DATE

>K souscription, dit Boulard*, et après lui P... (Psaume)'" est ta I formule par laquelle tinissent tous les ouvrages imprimés au xv* siècle; elle était ordinairement conçue en ces termes : Explicit Liber qui dicitur, etc.; ensuite se trouvait le nom de la ville, celui de l'imprimeur, la date de l'année et du mois où il avait été imprimé; mab quel* quefois on n'y voyait ni nom d'imprimeur, ni date, ni nom de ville.

Dans les premiers temps, cette souscription était en vers et commençait

• TVitifé élémentaire de bibtiograpkie, " Dictionnairt de bibliographie.

iiD eoinuiUAiKU HfcnuiBB$ 4 un BiaLiopHita par la formule que chaque imprimenr avait adoptée*; mats quelquefois die était en prose : on en trouve un nombre égal des unes et des autres.

P... (Psaume) fait remarquer avec justesse que dans beaucoup de livres du XV siècle on trouve des souscriptions manuscrites, ce qui, continue-t-il, ne doit pas peu contribuer à jeter de la déâance sur certaines dates. Au reste, il- 2 été souvent reconnu que des souscriptions imprimées n'étaient pas exemptes de fraudes.

La date s'écrivait de plusieurs manières. En chiffres romains ou en chiffres arabes et en toutes lettres.

* Cette formule, il quelques raodilîcationi près, itlit toujours la mime :

^ J. Futt et P. SchnSer lenninaienc linsî : PriKStta koe apus, arlijtciosa adiiwenliotie imprimendi, stu caracterisandi absque ctîami exaration in civitate Moguntina tic «ffigiatum et ad Eusebiam.

«Jean de Spire à Venise :

Primus in Adriatica formii imprtssit tneii Vrbe librot Spira genitui de ttirpe Joannes. I» rdiquit *i quMia vidtt, etc.

DES SOUSCRIPTIONS ET DE LA DATE tll

L'usage d'exprimer la date d'un livre en chiffres romains remonte aux premiers temps de l'imprimerie et a été adopté par la majorité des imprimeurs.

Si l'emploi des chiffres arabes ne peut être sujet à aucune variation, il n'en est pas ainsi des chiffres romains ; la manière quelquefois bizarre et embarrassante dont les imprimeurs ont modifié les mêmes signes pour exprimer des quantités diflférentes fait penser que leur but était de les rendre inintelligibles.

La connaissance des chiffres romains n'étant pas seule nécessaire pour se prononcer avec certitude sur certaines dates, et les personnes les plus versées dans cette connaissance étant quelquefois embarrassées et forcées d'examiner avec attention la position de ces signes pour se prononcer avec certitude, nous croyons devoir donner une table des chiffres romains et y joindre des exemples qui mettront les nouveaux bibliophiles à même de connaître les diverses combinaisons employées par les imprimeurs pour augmenter et

modîfiei la valeur de ces signes numèfiqaes.

UXXouXXC

ce

CGC

CCCC ou CD

- Soo

DC

On voit par le ableau ci-dessus que le chiffre moindre, lorsqu'il précède un chiffire plus fort, en diminue la valeur de la même quantité dont il l'augmenterait s'il se trouvait placé après.

Ainà: V vaut 5, s'il est seul; il vaut 6 s'il est suivi d'un I (VI=:6), au lieu que si 11 le précède, il ne vaut que 4 (IV = 4).

C'est comme si l'on disait; cinq moins un — cinq plus un. Il en est de même de l'X précédé ou suivi de l'I (IX vaut 9, tandis que XI vaut 11), de L précédé on

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