C ajoute qui estoit, ^ * C ajoute 011 li dist que
574. — t C, tous Jours trouvé preudome et sage, — * F omet et as autres Lombars; C omet seulement autres. — ^F^neme redoutent de riens^ qfuif$ etc.; C, resoignent de nule riens, car je, n'ai talent, — < F, se je ne iH}i quHl remaigne en els.
35o HISTOIRE DE l'eMPEREUR HENRI.
le conte. Mais je vos trespas le grant anui ke il orent avant ke il fussent entré ens. Car il estoit molt durement gielé et negié; etavoec tout chou il estoit nuis ; et si peust on bien avoir aie deus grans Hues avant k'ii fussent ens entré. Bien evussent eu mestier à celui point ke sains Juliiensles evust he^bregiés^ Quant il vinrent laiens^ si se coudèrent et reposèrent juskes à Pendemain après le messe^ ke il alerent ou castiel^ ù li cuens estoit *. Et lors a Cuenes de Biethune le parole monstrée^ si comme il li fîi commandé de Tempereour.
576. « Segnour, fait-il, li empereres nos sires vos salue, et vous (c fait à savoir, et jou de par lui le vous di, ke il est chi venus à vous ' « por droit faire et por droit prendre, si avant comme il doit. Il n'a <c encore, che disr, de vous eus homages ne " sairemens; et si avés vous « jà toz les preus de le terre recheus. Li marchis fu ses hom, si comme « vous le savez bien et comme il le reconnut. Or est'trespassés de cest « siècle. Dex li pardoinst ses pechiés ^, et nous lesnostres! De chou ke « vous iestes acreu, est-il biel à monsegneur. Or soies, por Diu, sage <c et courtois, et prenés entre vous • tel consel ki tourt à Tounour de <c l'empereour no segneur et de vous, ensi ke * vous ne soiiés decheu. »
577. « Cuens des Blans-Dras, cuens des Blans-Dras, té deust ore a avoir nus essoignes * tenu ke ne fusses * aies encontre ton droituricr « segnor, et ke tu chaiens ne l'eusses herbregié et recuelli ? Avoies tu « paour ke il ne fust envers toi trahitres? Or te dirai ke tu feras; fai « avant aporter le chartre ke li marchis eut de l'empereour Baudouin, « ki faite fu par le commun assentement des haus barons ki por cest « atirement furent esleu ; et quant on aura porveu par le chartre ' le « droit de Tenfant, tout ensi ke li marchis ses pères ot le roialme tenu, « nos sires li empereres i vaurra si bien garder le droit de l'enfant, ke « il de riens n'en serra blasmés, ne li enfes adamagiés. »
578. <c Sire, fait li quens, nos avons bien oï chou ke vous dites;
5^5. I c omel bien élussent eu, etc. — » F ajoute et li Lombart de la cité.
576. — » C omet à vous. —• * F, homajes nus ne nus. — » C ajoute ensi k'il est. — • F ajoute
MESSAGE DE l'eMPEREUR AUX LOMBARDS. 35 1
vont le comte. Mais je vous passe le grand ennui qu^ils eurent avant d'y entrer. Car il avait bien durement gelé et neigé ; et avec tout cela il était nuit ; et puis on eût eu le temps de faire deux grandes lieues avant qu'ils y fussent entrés. Ils eussent eu bien besoin à ce moment que saint Julien les eût hébergés. Quand ils vinrent dans la ville^ ils se couchèrent et reposèrent jusqu'au lendemain après la messe^ qu'ils allèrent au château, où le comte était. Et alors G>non de Béthune a
pris la parole, ainsi qu'il lui était commandé par l'empereur.
576. « Seigneurs, fait-il, l'empereur notre sire vous salue et vous « fait savoir, et moi de par lui je vous le dis, qu'il est ici venu vers vous « pour faire droit et se faire rendre droit, aussi avant qu'il le doit. Il <c n'a encore eu de vous, dit-il, hommages ni serments ; et pourtant « vous avez déjà reçu tous les profits de la terre. Le marquis fut son <c honmie, ainsi que vous le savez bien et qu'il le reconnut. Or il est « trépassé de ce siècle. Dieu lui pardonne ses péchés, et à nous les <c nôtres ! De ce que vous vous êtes accrus, monseigneur s'en réjouit. « Mais soyez, pour Dieu, sages et courtois , et prenez entre vous « un parti tel qu'il tourne à l'honneur de l'empereur notre seigneur « et au vôtre, en sorte que vous ne soyez pas déçus.
577. « G>mte de Blans-Dras, comte de Blans-Dras, nulle cause <c n'eût dû t'empêcher d'^aller au-devant de ton seigneur légitime, et « de l'héberger et de l'accueillir céans. Avais-tu peur qu'il ne fût traî- « tre envers toi ? Or je te dirai ce que tu as à faire : fais apporter ici <c la charte que le marquis eut de l'empereur Baudouin, qui fut faite a du commun consentement des hauts barons qui furent élus pour « cet arrangement; et quand on aura pourvu par la charte au droit de « l'enfant, tout commQ le marquis son père a tenu le royaume, notre « sire l'empereur y voudra si bien garder le droit de l'enfant, que lui « n'en sera blâmé en rien, ni l'enfant lésé. »