C omet et s'en tomerent
69a — 1 D, respondant car, en omettant si tempréement. — »C,e« respondant si tempréement quemestiers lor estait et que; E, en respondant car mestiers lor iert si tempréement que; F responent ce que mestiers leur est si atempréement que.
420 HtSTOIRE DE L EMPEREUR HENRI.
et tantes bieles raisons aoumées «"traites* de droit, ke tout chil de le partie Michalis, et Michalis meismes, estoient tout désirant de venir à nostre amer '.
693. Ke vaut che ? Le mant i'empereour ont il tant courtoisement dit et despondu, ke auques ont fait Michalis le cueramoliier. Adom lor dist ausi comme en sozriant : « Segnor, jou ai une moie fille, et « li empereres a un sien ' frère ki a non Wistasses. Se nous ces deus « poiemes ensamble ajoindre par mariage, dont primes seroit nostre i( pais legiere à faire. Et jou donrai à Wîstasse *, avoec me fille, le « tierche partie de toute me terre'. Et bien voel ke vous saciés ke jou « puis mius I'empereour siervir, et par mer et par tierre, que nus ki « soit en toute Romenie. »
694. Et quant Guenes de Biethune entent ceste parole, il voit lot? et pense ke grans biens en poroit venir. Dont dist à Michalis ke il le fera savoir à I'empereour, et l'i fera acorder' ; et puis li relaira savoir au plus tosi k'il pora, A tant se partent li message ' de Michalis et\'ienent à I'empereour, et li dient tout chou ke il ont trové ; « et comment M il mist avant le mariage de vostre frère ' et de se fille ; et donra ' â « Wistasse ' le tierche partie de toute se tierre, avoec se fille, eo fief; Il et d'ore-en-avant il vaura de vous tenir tout son tenement » '.
6<|].- 9 D scjl doi\ntaourBifStl.~>CT)E,lraitUs: F, trcirj. -'CD.à lor 69}. — 'D onitlsieii. — 'CJoHdoirote Wiilasu. —*G,ildoHroUàVstaissr la sa Itrfe, et divenroil hom rempereoiir, et li aideroit de tout lonpoKùir. 694 — ' F ajouM S'il puet. — ' D, le message. — • D, son frère; C, Wisîasse. -
RÉPONSE DE MtCHALIS.
belles paroles et tant de belles raisons bien arrangées et tirées du droit, que tous ceux du côté de Michalis, et Michalîs même, étaient tout désireux d'arriver à notre amitié.
693. A quoi bon ce discours? Ils ont dit et exposé le commandement de Tempereur si courtoisement, qu^ils ont bien fait adoucir le cœur de Michalis. Il leur dit donc comme en souriant : « Seigneurs, o j'ai une mienne fille, et l'empereur a un sien frère qui a nom Eus- « tache. Si nous les pouvions unir eux deux ensemble par mariage, a notre paix tout d'abord serait facile à faire. Et je donnerai à Eustan che, avec ma fille, le tiers de toute ma terre. Et je veux que vous « sachiez bien que je puis mieux servir l'empereur, et par mer et par « terre, que nul qui soit en toute la Komanie. »
694. Et quand Gonon de Béthune entend cette parole, il voit alors et pense que grand bien en pourrait venir. Et il dit à Michalis qu'il le fera savoir à l'empereur, et l'y fera consentir ; et puis le lui refera savoir au plus tôt qu'il pourra. Alors les messagers quittent Michalis et viennent à l'empereur, et lui disent tout ce qu'ils ont trouvé; et « comment il mit en avant le mariage de votre frère et de sa fille; et « il donnera à Eustache, avec sa fille, le tiers de toute sa terre en fief; ■ et dorénavant il voudra bien tenir de vous tout ce qu'il a ».
donroil;C, eldonra./onl II. — ' CE iloutint rostre ^ere, — 'G, Joui le parurent de Mikalli et reYlnrenl à Fempereour ; si II contèrent ce que il aroimljrouvé. I.i empereret gréa bien cette chose ; ti fttrent aiseHréet les coavenmces d'une part et d'antre, et Jist Mikalis koamaige à rempereonr.