VIII. Défaite de Burile
53q. Quand le chapelain eut fini son sermon, et qu'il eut montré la croix où Notre-Seigneur, pour racheter son pauvre peuple, reçut mort et passion, ceux qui devaient s'élancer d'abord par son commandement, quand ils virent temps et lieu, chacun en son endroit, lance baissée, pique son cheval des éperons en criant Saint-Sépulcre ! bien humblement. Et ils rencontrent les Blaques et les Comains, et chacun jette le sien par terre bien furieusement. Et sachez qu'il y en eut beaucoup à ce choc d'occis et de blessés. Et pour ceux qui tombent, il ne se peut pas qu'ils aient jamais moyen de se relever; car à mesure que les uns les abattent, les autres sont prêts pour les occire.
540. Et sitôt que les Blaques et les Comains connurent la déconfiture qui tournait contre eux si mortellement et si cruellement, ils se
— i F. vaille au meins. — 6 C, à cestui besoing. — G F, tous comunement. — " C, au jour de liai. 53p. — 1 CE. serviche; D, parole; F. sermon. — - C, fiert. — ■* C. pointe.
sans plus atendre, es s'esparsent ' , li uns chà, li autres là, aussi comme les aloes font por les espreviers. Et les autres batailles kiordenées estoient repoingnent erramment -, si comme Nicholes de Mailli et Pieres de Braiescuel. Et s'abandonnèrent vers le bataille de Burile, ki seise cens homes avoit en s'esciele ; et li nostre de chà ne furent ke vintcinq, et si assamblerent as seise cens. Joffrois et Miles li Braibans poinsent :i cascuns o le soie.
541. Ke vous diroie-jou? Il se misent à le fuite, et li nostre les ochioient en fuiant. Et por chou k'il venissent à garison plus tost, cascuns jetoit jus tels armes k'il portoit. Et li empereres toutes voies chevauce armés1 si ricement comme à lui convenoit; et por se reconnisanche il ot vestu - une cote de vermel samit 3 à petites croisetes d'or ; et tout d'autretel manière estoit * li hyaumes ke il avoit ou chief. Ke vaut chou? Por noient quesist-on plusbiel chevalier de lui, ne ki mius samblast estre preudom as armes •'', quant il fu montés sour Bayart, et fist1'' devant lui porter s'oriflambe, de tels desconnissanches menues7 coin vous avez oï.
542. Et si compaignon chevauçoient environ lui, ardant molt durement de poindre et désirant ' ; et sivoient à espouron cels ki devant broçoient et aloient caçant'-. Por noient en blasmeroit-on un; car tout i furent preudome, et bien en fist cascuns samblant :1. Chil as quels il fu commandé poinsent premiers '' et li autre les gardèrent si comme drois fu5. Ceste desconfiture fu faite de là Phinepople un joesdi. Et bien avoient à celui point nostre gent mestier de tel secours1'1 ke Nostre Sires leur fist iluec : car bien saciés, il n'avoient mie viande seulement à demi jour passer.
543. Ke vaut chou? Molt fu gransli encaus apriès Burile et apriès se genf, et il s'enfuirent toutes voies cemme chil ki plus n'i osèrent atendre-, et nostre gens les encaucent toutes voies tantketrache loren dure. Molt fist illuec Nostre Sires apiert miracle à nostre gent, quant
5 10. — 1 C, se mettent... s'espargent. — 2 C omet erramment. — 3 C, repeignent.
3(i. — 1 C. avant arme .te ses armes. — - DE omettent vestu. — :; C, samit. seine' de. — * C, estoit point. — •'• C. preu as armes, et pour voir si estait il. — '• C, il fait. — 1 C, conisanches; F, connoissances : CK omettent menues.
DÉFAITE DE BURILE. 829
mirent à fuir sans plus attendre, et se dispersèrent, les uns deçà, les autres delà, ainsi que les alouettes font pour les éperviers. Et les autres corps qui étaient rangés s'élancent aussitôt, comme Nicolas de Mailly et Pierre de Bracieux. Et ils coururent sur le corps de Burile, qui avait seize cents hommes dans sa compagnie; et les nôtres deçà n'étaient que vingt-cinq, et pourtant ils attaquèrent les seize cents. Geoffroi et Milon le Brebant s'élancèrent chacun avec leur corps.
541 . Que vous dirais-je ? Ils se mirent en fuite, et les nôtres les occiaient tout fuyant. Et pour qu'ils vinssent plus tôt en lieu sûr, chacun jetait bas lesarmesqu'il portait. Et l'empereur toutefois chevauche armé aussi richement qu'il lui appartenait; et pour ses armoiries il a vêtu une cotte de satin vermeil à petites croisettes d'or ; et tout de même genre était le heaume qu'il avait au chef. A quoi bon les discours? En vain eût-on cherché un plus beau chevalier que lui, ni qui semblât mieux être entendu à la guerre, quand il fut monté sur Bayard, et qu'il fit porter devant lui son oriflamme, orné des menues armoiries que vous avez ouïes.
542. Et ses compagnons chevauchaient autour de lui, brûlant et désirant bien vivement d'attaquer; et ils suivaient à force d'éperons ceux qui devant eux éperonnaient et allaient donnant la chasse. En vain en blâmerait-on un; car tous y furent prud'hommes, et chacun en eut bien la contenance. Ceux à qui il fut commandé s'élancèrent les premiers, et les autres les gardèrent comme il était convenable. Cette déconfiture se fit au delà de Finepople un jeudi (2 août 1207). Et à ce moment nos gens avaient bien besoin du secours que Notre- Seigneur leur accordait là; car, sachez-le bien, ils n'avaient pas de vivres seulement pour passer une demi-journée.
543. A quoi bon les discours? La poursuite fut bien grande après Burile et après ses gens ; et ils s'enfuirent toutefois comme gens qui plus n'osèrent attendre; et nos gens les poursuivirent toutefois, tant qu'il y eut trace d'eux. Notre-Seigneur fit bien là un miracle avéré pour nos
542. — 1 C, molt désirant, et ardant de assambler as enemis. — - C, à espouron brochant chiaus ki tiloient chaçant lor anemis par devant iaus. — 3 c, bien vaillant et preudomme, et plain de grant chevalerie. — iC, commande' de premier asambler se prouvèrent comme vaillant. — -,; C. noblement. — 6 C ajoute et de celle victore.
il desconfirent ' Burile, ki requis les avoit atout trente-trois mille homes, dont il avoit fait 2 trente sis batailles, et nostre gent n'en avoient ke quinze, et trois de purs Grifons. Mais moltotgrant devise des uns as autres; car en cascunedenos batailles n 'avoit ke vint chevaliers, fors en la bataille de l'empereour, ù il en ot cinquante"; et en toute le menour de Burile, en ot neuf cens. Ceste cose ne fust mie bien partie, se Dex n'i mesist consel; mais no gent estoient comme li innocent, et li gens Burile li deable'1.
544. Ke vous diroie-jou plus? Quant il furent desconfit, Nostre Sires envoia si grans plentés de toz biens en nostre ost ', ke tout furent de joie raempli. Celé nuit n'orent en l'ost fors ke grant joie et grant solas. Et por esperanche d'avoir boin hostel, dist cascuns le pâtre nostre saint Julien. Ke vaut chou? Tels miracles comme vous avés oï, et tel acrossement9 à l'empire de Constantinoble, et si grant essauchement à le Esglise 3de Rome, fist Nostre-Sires as crestiens '' à cel termine.
545. Ensi comme vous avés oï lu Buriles desconfis, et teus menés comme vous avés oï. Ke vos diroie-je plus '? Nostre gent- vinrent à Crucemont, et asseurerent le ville et lecastiel. Esclas, uns haus hom ki Burile guerrioit, et si estoit ses cousins germains (car chil Buriles disoit ke le terre ke Esclas tenoit devoit estresoie, et Esclas disoit ke non faisoit :; ; et por chou s'entreguerrioient-il, si ke Esclas couroit souvent sour lui, et l'afoiblioit molt de gent et d'amis et decastiaus) ; ichil Esclas, por chou ke il voloit avoir le forche et l'aide de l'empereour Henri, il envoiaàlui pour pais faire'1.
5.i3. — 1 C diffère ici de DEF : La bataillefu vaincue, as nostresfu la victore; et no gens enchauchierenl les anemis si efforchiement que Burille et ses gens furent desconfit; et i ot grant plenté de mors et Je pris en la chache, ki dura rien cinc eures. En la parfin il retournèrent à grant joie at à grant hounour, et regracient molt dévotement Nostre Signour de la grant hounour et très grant miracle que il avoit fait à nostre gent; que il desconfirent, etc. — 3 DE omettent ./iiif ; C, avoit fais et ordenès. — 3 G, car li empereres n'avait que XV eschieles de quoi il ri avoit en chascime que XX ou XXV chevaliers au plus, fors en la soie où il n'avait (en avoit) L. et III eschieles de Crées, où il n'avoient mie grant fiance. — « C, ensi comme li dyable. F remplace mais
ESCLAS S ALLIE A L EMPEREUR.
gens, quand ils déconfirent Burile, qui les avait attaqués avec trentetrois mille hommes, dont il avait fait trente-six corps; et nos gens n'en avaient que quinze, et trois de simples Grecs. Mais il y avait bien grande différence des uns aux autres; car en chacun de nos corps de bataille il n'y avait que vingt chevaliers, sauf dans le corps del'empereur, où il y en avait cinquante; et dans le moindre de Burile, il y en avait neuf cents. Cela n'eût pas fait partie égale, si Dieu n'y eût mis ordre; mais nos gens étaient comme les innocents, et les gens de Burile les diables.
544. Que vous dirais-je de plus? Quand ils furent déconfits, Notre-Seigneur envoya si grande abondance de tous biens en notre camp, que tous furent remplis de joie. Cette nuit il n'y eut au camp que grande joie et grand divertissement. Et dans l'espérance d'avoir bon logis, chacun dit la patenôtre de saint Julien. A quoi bon les discours? Vous avez ouï quels miracles, et quel accroissement de l'empire de Constantinople, et quelle exaltation de l'Église de RomeNotre-Seigneur fit pour les chrétiens en ce temps-là.
IX. Esclas, cousin de Burile. s'allie à l'empereur, qui lui promet sa fille.
54D. Ainsi que vous avez ouï Burile fut déconfit, et mené comme vous avez ouï. Que vous dirais-je de plus? Nos gens vinrent à Crucemont, et fermèrent la ville et le château. Esclas, un haut seigneur qui guerroyait contre Burile, et pourtant il était son cousin germain (car ce Burile disait que la terre qu' Esclas tenait devait être sienne, et Esclas disait que non ; et pour cela ils guerroyaient entre eux, si bien qu' Esclas lui courait souvent sus, et l'affaiblissait beaucoup de gens et d'amis et de châteaux) ; cet Esclas, parce qu'il voulait avoir les forces et l'aide de l'empereur Henri, envoya à lui pour faire la paix.
110 gent. etc.. par : mes S'ostre Sire mostre bien som pooir encontre ses anemis quant il li plest.
544. — 1 C ajoute et de toutes provanches k'il gaaingnierent sur lor anemis. — ± Au lieu de et por esperanche. on lit dans C : Or oiie's, mes signours. qués grans miracles Diex lor Jist et monstra. et quel acroissement. etc. — 3D,à l'empire. — 4 C, et as crestiiens; F, pour crestienté.
545. — 1 C, desconjis et matés; F, et si menés qu'il ne li remest chance ne Iwese. ne tente ne paveillon. Que vos diroie-je? — - C ajoute se partirent dou champ et. — 3 CEF, devait. - 4 G, quant Esclas sot ceste desconfiture . grant joie en ot: si envola ses messaiges à l'empereour Henri.
546. Tout ensi comme ' je vous di, apriès tout chou, vint chil Esclas'-' à l'empereour, et letrova séant en se tente, en le compaignie de ses plus haus barons. Esclas vint en le tente devant toz les barons ki laiens estoient, et se laissa caïr as pies l'empereour 3, et li baisa, et puis le main ''. Ke vous diroie-jou? li pais fu faite et confremée,et Esclas devint illuec hom •"' à l'empereour Henri, et li jura à porter foi et loiauté d'ore en-avant comme à son droiturier seignour.
547. Et lors li dist li marescaus privéement ke il rouvast ' à Tempereour une soie fille ke il avoit2. Et Esclas seragenoilla de rechief devant l'empereour, et li dist : « Sire, on me fait à entendant ke vous « avés une fille, lequele je vos pri, s'il vousplaist, ke vous me doingniez « à moillier. Jou sui assés riches hom de terre et de trésor d'ar- « gent et d'or, et assés me tient-on en mon pai's por jentill home. Si « vous pri, s'il vous plaist, ke vous le me donnés. »
548. Et tout ' li haut home ki illuec estoient en présent li loent ke il li doinst, por chou ke il de melleur cuer l'en sierve et plus volentiers. Et li empereres dist : « Segnor, et puiske vous le me 2 conseillés, et « jou l'otroi. » Puis commencha à sorire, si apiela Esclas, et li dist : « Esclas, je vous doins me fille par tel manière ke Dex vous en laist « joi'r; et vous otroi avoec3, toute le conqueste '' kenous avons faite « ichi, par tel manière ke vous en serés mes hom et m'en siervirés. « Et si vous otroi avoec, Blakie-le-Grant, dont je vous ferai segnour, « se Diu plaist et jou vif5. »
549. De chou li vait Esclas au pié, si l'en gracie molt durement tout en plourant '. A tant s'en torna Esclas, et nostre gent s'en revinrent à un castelkeon apiele Estanemach; et là revint Esclas à nostre gent. Dont vont entre els no baron ~ devisant là ù on espouseroit le damoisiele, et quant. Et li empereres li présenta son cheval keil amoit mervelleusement, et si li carga Wistasse son frère o deus batailles de
546. — • C, tout ainsi f 11 que. — - CEF ajoutent ki molt estoil sages. — ■> C omet l'empereour. — 4 C, et puis li baise la main ossi. — 5 C, tantost hom liges.
547. — 1 CEF, demandas t. — 2 Dom Brial fait observer que Henri n'avait pas de fille légitime nubile; il en conclut ou qu'il s'agit d'une lille naturelle, ou que l'auteur de ce récit a imaginé un roman. Mais il semble difficile d'admettre cette dernière hypothèse, quand on voit qu'au treizième siècle le texte de Henri de Valenciennes était considéré comme historique. Il figure
l'empereur pkomet sa fille a esclas. 333
546. Tout ainsi que je vous dis, après tout cela, cet Esclas vint à l'empereur, et le trouva assis dans sa tente; en la compagnie de ses plus hauts barons. Esclas vint en la tente devant tous les barons qui étaient là, et se laissa choir aux pieds de l'empereur, et les baisa, et la main après. Que vous dirais-je? La paix fut faite et confirmée, et Esclas devint là l'homme de l'empereur Henri, et jura de lui garder foi et loyauté dorénavant comme à son légitime seigneur.
547. Et alors le maréchal lui dit en particulier qu'il demandât à l'empereur une sienne fille qu'il avait. Et Esclas s'agenouilla derechef devant l'empereur, et lui dit : « Sire , on me fait entendre que « vous avez une fille , laquelle , je vous prie , s'il vous plaît , que vous « me donniez pour femme. Je suis un homme assez riche en terre et « en trésor d'argent et d'or; et on me tient assez pour gentilhomme « en mon pays. Je vous prie donc, s'il vous plaît, que vous me la « donniez. »
548. Et tous les hauts hommes qui étaient là présents lui conseillent qu'il la donne à Esclas, pour qu'il le serve de meilleur cœur et plus volontiers. Et l'empereur dit : « Seigneurs, puisque vous me le « conseillez, je l'octroie. » Puis il commença à sourire, et appela Esclas, et lui dit : « Esclas, je vous donne ma fille, à la condition que « Dieu vous en laisse jouir; et je vous octroie avec, toute la conquête « que nous avons faite ici, à la condition que vous en serez mon homme « et m'en ferez le service. Et puis je vous octroie avec, la grande « Blaquie, dont je vous ferai seigneur, s'il plaît à Dieu et si je vis. »
549. A cause de cela Esclas tombe à ses pieds, et le remercie bien fort tout en pleurant. Alors Esclas s'en retourna, et nos gens s'en revinrent à un château qu'on appelle Estanemac; et là Esclas revint à nos gens. Alors nos barons vont se demandant entre eux où on épouserait la demoiselle, et quand. Et l'empereur lui fit présent de son cheval qu'il aimait merveilleusement, et puis lui confia Eustache son
en effet sous une forme abrégée, après le texte de Geolfroi de Ville-Hardouin, dans la grande compilation de Baudouin d'Avesnes. Cette circonstance, si elle eût été connue de Dom Brial, aurait sans doute modifié son opinion.
548. — 1 C omet tout. — - C ajoute loés et. — 3 C omet avoec. -K ajoute de terre. — ■' C omet etjou vif; G, et li dist que il li donroit le roiaume de Blaquie se il le pooit eonquerre. 5+9. — 1 C omet tout en plourant. — 2 Centre iaus et les barons.
se gent; mais tant i ot ke li une fu des Grifons d'Andrenople, et li autre de nos François.
550. Dont ne demourerent plus nostregentilluec, ains s'en repairierent à Andrenople sans destourbier, et d'illuec s'en vinrent à le Panphile. Et là fist tendre ses très, et esgardale castiel, ki toz estoit fondus et degastés. Dont jura li empereres ke jà par son gré ' ne s'en partira nus devant chou ke li mur seront rehauchié et raparellié-; et li marescaus dist ke il s'acorderoit bien à son commant3. Dont amande les ouvriers par toz les lius ù il les pot avoir et les mâchons4, et fist porter à toz communément"1 le chauch et le mortier; c'onkes nus n'en fu espargniés.
55 1. Là fu li empereres une grant pieche, tant ke novieles li vinrent keThodres li-Ascres1 ot seurecouru Davit-, et- se li empereres ne le secouroit hastivement, il aroit se terre pierdue:;. Et quant li empereres l'oï, pour chou ke David s'estoit adiès4 maintenus enviers lui loiaument, si en fu moltdolans. Dont apiela le marescal, et li dist ke il ne se meust tresch'adont ke li castiaus fust refremés ensi comme il estoit devant-'. Et li marescaus le commanda à Nostre-Segneur, et dist ke il feroit bien son commant selonc son pooir1'.
5Ô2. Dont s'en alali empereres viers Constantinoble, por chou ke il ne vaut mie que David fesist nul mauvais plait à TAscre ; et dist ke il passerait ' le Bras Saint-Gorge por assambler encontre lui; et ki dont en puet avoir, si en ait. Et tout ensi comme il devisa- se fit passer le Brach, et commanda ke nus ne demourast arrière ke il ne fust o lui à Chartelenne'1. Et quant li Ascres sotke li empereres venoit sor lui, s'il fu esmaiés, chêne fait pas à demander.
553. Dont lassa le siège ke il ot mis devant l'Areclée, si s'enfui. ' Et bien saciés ke il en noiierent es fluns jusques à mil u plus: ne on-
55o. — i C omet p.ir son gré. — - EF, réparé ; C, refait. — 3 C. s'accorde bien à cite. — * C omet et les mâchons. — 5 C omet communément. 55t. — i C. on li dist nouveles que li Ascres. — 2 g, que Todres li Ascres avoil assis l'Areclée;
l'empereur SECOURT DAVID. 335
frère avec deux corps de bataille de ses gens-, mais tant y eut que l'un était composé des Grecs d'Andrinople, et l'autre de nos Français.