‹ Conquête du Foutah-DjalonChapitre 23 sur 27 · NOTRE LETTRE A M. LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

NOTRE LETTRE A M. LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL

Lettre adressée au Gouverneur Général pour lui remettre nos traités avec le roi de Tymbi, nos droits de souveraineté sur le territoire de Kahel.

Monsieur le Gouverneur Général,

J'ai Thonnenr de vous adresser ci-joint l'adhésion que je vous avais annoncée et qui n'est pas d'importance moindre que la précédente; ces deux provinces ensemble sont plus puissantes que le reste du Foutah.

Je ne saurais trop insister, Monsieur le Gouverneur Général, sur les avantages que nous offre une installation sur les hauteurs de Kahel. J'ai constamment remis au Gouvernement mes renseignements à ce sujet, avec des rapports détaillés et cartes à l'appui; dès 1880, j'ai offert de conduire à mes frais un envoyé officiel pour corroborer mes observations; l'année dernière, j'ai demandé à M. le Ministre de la Marine de vouloir bien me permettre d'emmener un officier d'artillerie qui, autorisé par son Colonel, me

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le demandait, il aurait relevé plus spécialement, au point de vue militaire, les positions que je désignais.

Maintenant, Monsieur le Gouverneur Général, il y a grand intérêt à déléguer un officier capable de choisir le meilleur emplacement à occuper.

Pour mettre en avant toute ma responsabilité, je n'hésite pas à dire que le mieux serait de faire monter immédiatement à Kahel les hommes dont vous disposez, ils s'installeraient définitivement.

Sur les revenus des cultures, que j'établirai chez les habitants, avec l'aide des Rois du Labé et du Tymbi, il faudrait, je pense, prélever quelque somme minime pour indemniser les Alphaias et les plus importants des Chefs dépossédés par le nouvel ordre de choses, ceci pour un petit nombre d'années.

J'ai l'honneur de vous remettre, comme je l'ai fait pour le titre précédent, les droits de propriété et de souveraineté qui m'ont été concédés.

J'ai fait à tous mes voyages des cadeaux importants au Hoi de Tymbi-Toumi, pour provoquer les promesses qu'il a tenues en 1888 et l'année dernière, et qu'il tient aujourd'hui.

J'ai l'honneur, Monsieur le Gouverneur Général, de vous prier de vouloir bien reconnaître la convention ci-jointe relative à l'établissement d'un Chemin de fer dans le Foutah pour les raisons déjà présentées dans ma précédente lettre.

Signé : Sandervae

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