ACTE V, SCÈNE VII. 71 HogerL. Ce dernier coup manquait à mon malheur
{elle s'évanouit; Blanche la soutient.) Charles, montrant Frédéric au peuple.
Ainsi le ciel toujours signale sa justice !
Va, ne rends pas le ciel de tes crimes complice. Un traître m'a frappé , tes vœux sont satisfaits ; Et tu règnes enfin par le droit des forfaits. Mais ne crois pas long-temps te dérober encore Au courroux de ce Dieu que ta fureur implore. Ce peuple est l'instrument de ses secrets desseins ; Il brisera le joug imposé par tes mains.
{après un moment de silence.) J'entrevois l'avenir... l'instant fatal s'avance.... N entends-tu pas sonner l'heure de la vengeance ? N'entends-tu pas au loin de sinistres clameurs, Et la cloche funèbre armer nos défenseurs?
O malheureux Français! déplorables victimes!
Vous allez donc subir la peine de ses crimes ! Des enfants... des vieillards... par le glaive égorgés!... Grâce, Dieu tout-puissant!... nous sommes trop vengés!... Grâce!... Faut-il, grand Dieu, que nos mains criminelles Punissent des fureurs par des fureurs nouvelles !
Tyran , de tes forfaits voilà les dignes fruits. Constance, oubliez-moi.... Conradin, je te suis.
( il déchire l'appareil de sa blessure et meurt.