ACTE II , SCÈNE V
Philippe cependant a paru sur nos mers;
Il connaît mes dangers et l’espoir des pervers;
Et, savourant sans doute une indigne vengeance,
Il regarde nos maux avec indifférence.
Je dois m’en étonner; mais du moins, aujourd’hui Je puis combler tes vœux, en me vengeant de lui. Long-temps de tes chagrins ignorant le mystère,
Je n’osais t’accuser d’un espoir téméraire.
Tout enfin m’est connu; cesse de le celer.
Seigneur
CHARLES
Tu me comprends, et je te vois trembler; Rassure-toi pourtant , j’approuve ta tendresse ;
Ta valeur parmi nous a fondé ta noblesse.
Prince de Césarée, il est temps que ton roi Récompense ton zèle en s’unissant à toi.
Que ton ame au bonheur se livre tout entière.
Tu connais nos dangers, mais tu défends ton père; Mais la main de Constance est le prix du vainqueur.