‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 175 sur 301 · PARTIE IIL — CONSCIENCE OU DEVOia — LIVRE IV. Î · texte numérisé non relu

PARTIE IIL — CONSCIENCE OU DEVOia — LIVRE IV. Î

c< De tous les plaisirs, celui que Fâme éprouve à la c< vue de Tharmonie de ses actions est le plus durable. c< Ceux qui naissent de nos autres qualités ou des a avantages de la fortune, ne peuvent point lui être c< comparés. Il faut dire la même chose des peines ce que les mauvaises actions nous font ressentir. Celui ce qui ne peut imputer qu'à lui-même les maux qu'il c< souffre et ceux qu'il craint, est doublement tour- « mente. La peine qu'il ressent est d'autunt plus « longue et plus cruelle que le mal qui le presse et c< celui qui le menace sont plus grands, qu'il en sent « mieux la grandeur, et qu'il voit plus clairement ce qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même \ »

277. Et toutefois disons-le (sauf à le prouver plus loin);, la conscience ne nous donne encore que le sentiment relatif du mérite ou du démérite de nos actions. — Au-dessus de ce sentiment relatif plane la connaissance absolue de la conformité ou .de la nonconformité de ce sentiment à la vérité. Cette connaissance, c'est à la science que nous la demanderons. — Et la science demeurera elle-même provisoirement imparfaite. Dans son élaboration progressive, elle nous renverra en dernière analyse à celui qui a dit : « Nul d'entre vous ne peut savoir jusqu'à quel point « il est digne devant mon Père d'amour ou de haine» c< de colère ou de pardon. »

« Pestel, Fundatnenta JuUUiœ nahtrahM, tradu|t du latin m ladeoilèiiitt édition, partie I (section n, n* 54)*

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