‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 204 sur 301 · PARTIE ni. — CONSCIENCE DO DEVOIR. ^ UVRE V · texte numérisé non relu

PARTIE ni. — CONSCIENCE DO DEVOIR. ^ UVRE V

nous-mêmes, la conscience peut- cependant céder encore à quelque contra-coup d'un intérêt caché; ainsi la sécurité que peuvent donner l'approbation ou le blâme d'autiui ne demeure pas entière.

311. Môme en supposant qu'aucun intérêt caché ne rende susp3Cte la conscience d'autruî, elle n'est pour nous que ce qu'est la nôtre, c'est-à dire la révélation du premier principe du devoir. Quant aux applications du principe, en confier la recherche à nos semblables^ c'est renvoyer seulement à un autre juge la fatigue de l'étude que nous nous dispensons de faire nous-mêmes. Sur ce di jlinatoire, que pourra faire ce nouveau juge? Avant d'accorder son estime à celui qui la désire, ne faudra-t-il pas qu'il se demande d'abord dans quel cas il doit estimer ou mépriser? Ainsi, mâme question pour lui que pour nous^; et la solution n'a pas fait un pas.

312. Puis les consciences juges de la nôtre auront entre elles des divergences. L'impression qu'une action commise par moi produit sur jnes semblables n'est pas la même pour tous. Elle m'attire la sympathie des uns, elle produit l'irritation des autres. En présence de cette lutte de sentiments opposés, il faut un autre critérium. Quel sera-t-il?

Ceci nous sert de transition pour arriver aux chapitres suivants*

* Au^si Dugald Stewart ne voit dans le principe de la sympathie qu'un auxiliaire des autres. [Esquisse de philosophie, partie II, chap. i, sect. 2.)

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