PARTIE III. — CONSCIENCE DD DEVOIR. — UVRE V
Descartes dit quelque part * sur ce sujet, avec une grande justesse : « Les actions de la vie ne souiTraut « souvent aucun délai, c'est une vérité très certaine « que, lorsqu'il n'est pas en notre pouvoir de discerner c< les plus vraies opinions, nous devons suivre les plus « probables. » Et ailleurs^ : c< On n'a pas sujet de se « repentir lorsqu'on a fait ce qu'on a jugé être le mcil- <c leur, au temps qu'on a dû se résoudre à l'exécution, « encore que, par après, y repensant avec plus de c< loisir, on juge avoir failli; mais on devrait plutôt (( se repentir si on avait fait quelque chose contre c< sa conscience, encore qu'on reconnût, par après, « avoir mieux fait qu'on n'avait pensé ^. »
^ Discours sur la méthode, IIP partie.
9 Descartes, édition Garnier (tome III, lettre VI à la princesse Palatine).
s Ces idées expliquent toutes les qualifications que Pestel {Fundamenia justitiœ naluralis, partie II, section 3, n» 294) donne à là conscience : conscience bonne, conscience mauvaise, conscience droite, erronée, douteuse : conscience antécédente, concomitante, conséquente : conscience tendre, scrupuleuse, gangrenée.