DEDICACE
■ Gum feceritis omnia qus prscepU suai vobis, dî- « cite : Servi inutiles sumns; quod debuerimus facere^ ■ fecimns.» (Saint Luc, cap. xvn, § 2, vers. 10.}
Pascal se moquait de tout écrivain qui disait : Mon livre.
On connaît ce mot de Fontenelle : a Nous ne pouTons voir d'un « peu loin sans monter sur les épaules les uns des autres. »
Pascal et Fontenelle avaient raison. L'auteur qui donne son nom à un ouvrage^ a d'innombrables collaborateurs connus ou inconnus.
Ainsi la justice dicte ma première dédicace :
A vous^ MES MAITRES^ qui u'êtes plus! Les souvenirs sacrés de Tos leçons revivent sous ma plume. — A vous^ jurisconsultes et MORALISTES^ MES CONTEMPORAINS! Ma peuséc s'cst forméc du concours de vos pensées. — A vous surtout^ ami Tillard^ qui^ dans les causeries d'EUon^ avez si souvent cherché avec moi la science du devoir !
Après la justice^ l'affection :
A vous^ MES élèves! Le désir de vous être utile m'a encouragé à reprendre l'œuvre de mes maîtres et de mes contemporains.
Insensé l'homme qui n'ajouterait pas cet humble hommage : A DiEu^ juge de toute bonne volonté!