PARTIE n. -- FOI AU DEVOIR. — LIVRE I
grecque comme une sorte de préparation évangéUque, rAcadémie comme le vestibule de l'Eglise. « Ils ont (c reçu Platon et Âristote dans la partie sérieuse de « leurs travaux, comme ils ont accepté Euclide^ »
Voilà pour l'antiquité. — Mais l'Evangile a-t-il défendu à de nouveaux sages de s'élever dans les temps modernes? Il semble bien plutôt leur avoir réservé l'avenir par cette dernière parole : « Adkuc multa habeo « vobis dicere; sed non potestis portare modo^. » — Aussi saint Augustin et saint Thomas d'Aquin ont continué Platon et Aristote. Ils ont eu pour successeurs Descartes, Bossuet, Leibnitz, etc. — New^ton, Bacon, Kant n'ont pas outrepassé leurs droits en découvrant les lois de l'attraction, de l'induction, de la raison. Le catéchisme oecuménique composé par l'ordre du Concile de Trente ( Universalis opus Ecclesiœ ) , reconnaît que la raison peut « découvrir par elle-même « beaucoup de vérités dans l'ordre des choses divines, « et qu'en aucun temps Dieu n'a laissé l'homme sans « témoignage de lui-même '. » « Nous manquons en- « core plus sur la terre de raison que de religion, » s'écriait •Fénelon. Les séparer c'est, comme l'a dit un orateur^, « laisser couper l'aile droite et l'aUe gau- « che de l'armée de la vérité. » Le concile de Rennes (décret XXIII) reconnaît cette maladresse. Il con-
i M. l'abbé Gratry, De la connaissance de Dieu (part. I, chap. iv). « Negligentia mihi videtur, si postquam confinnati sumus in fide, non « Btudemus quod credimus intelligere. »
(Saint ^Anselme, Cur Deus homo, lib. I, chap. ii, pag. 75.)
* Saint Jean, chap. xvi, S U ^^rs. 12.
5 M. Tabbé Gratry, partie II, chap. ii.
* Le Père Lacordaire.
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r ""^^f, de théodicée, de métaphysique, de logique, ^
**** pgrthologie et de morale'. » C'est elle que * ^fJlf^ ^"^^ ^ *'***'^'^ ^^^ attaquer « le pyr- ^'hotii^'^' /»r//'«ia'« catholique » des supernatcira- « '^ -^ soutieiment que l'existence de Dieu ne peut •^ irai»^* !«"• ^« *^'*«>n'- Dès les premiers mots ^"to» îi'»*^"''*'^"' l'auteur nous averiit que « le ^'^ ^e ^"^'f ""*"'? 9"' «tt«que la raison, est plus " ^re ^^ ^^ sacrilège qui s'attaque à la foi. Re-
* j,er r^'^** rehgieux d'y tenir. »
" iOi. Sal"««8 donc, pour écarter la désolation du éoate, cette raison que Dieu nous a donnée ! N'ayons 5 de préventions contre elle , « comme si c'était «une bBTnere et non pas un lien! » S'il faut monter plus haut, elle est du moins l'escalier d«nt il faut d'ahord se servir, sauf à l'abîmer ensuite sous un pied dédaigneusement ingrat. Semblable à Cléopâtre,
f Deliberata morte ferocior,
c'est à elle qu'il appartient de reconnaître, sur l'avertissement de Bossuet, qu'elle est toujours « courte par
« H. rabbé Gratry, De la connùissance de Dieu, (partie I, chap. nj. et p. 11, chap. I.) '^ ' p* » *
• Contrairement à saint Thomas (Contra génies^ lib. I, chap. xn).