‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 152 sur 280 · PARTIE m. — CCWHSCIBJVCE BU DËVOIB. — LIVRE IV. jU · texte numérisé non relu

PARTIE m. — CCWHSCIBJVCE BU DËVOIB. — LIVRE IV. jU

besoin , pour être imputables , de la réalisation consommée du bien et du mal auquel Ils tendent* La ten* tative ayec commencement d'exécution, quand elle est interiompue pa;r des circonstances étrangères à la vor lonté de l'agent, équivaut à la réalisation consommée. « In maleficiis voluntas spectatur, non exitm *. »

Nous avons vu la liberté métaphysique de Thomme rester entière, quels que soient les obstacles qui en gênent V exercice extérieur (n** 130). Or cette volonté, nécessairement honnête ou malhonnête en elle-même, conserve l'hitégralité de l'un ou de l'autre de ces deux qualificatifs, quels que soient les obstacles qui empêchent une volonté honnête de produire un effet bon, ou une volonté malhonnête de produire un effet mauvais. — Avez-vous porté votre intention et votre attention dans la voie que vous croyez conforme au devoir? L'insuccès n'a aucune influence rétrospective sur la question d'existence de votre obéissance; il ne vous enlève pas le mérite d'avoir fait tout votre possible pour obtenir un résultat loual^e. — D'autre part, avez-vous porté votre intention dans la voie que vous croyez contraire au devoir, ou avez-vous apporté une attention insuffisante dans la voie que

LES DÉLITS INVOLONTAIRES? C*EST QUE PAR GELA N&ME IL$ NE SONT PAS SUP- POSÉS DES DÉLITS. »

L'imputàbUité de T^tourderie est parftûtement motivée par d'Holbach {Morale universelle^ sect. III, chap. xii) en ces tenues : « Un homme sensé m doit toujours être attentif et sur lui-même et sur les autres. Je n*y « apais pas songé^ est une mauvaise excuse pour un être qui vit en société. « — Envisager son but et faire ce que Von fait^ voilà la vraie base de toute < morale. La vie sociale est un acte religieux dans lequel tout homme « doit se dire : Sois à ce que tu fais! »

* Callistratus, fr. 14. Dig., Ad leg. Comeliâm deSicariis (lib. XLVIH, tit. vin). '

SSO CONSCIENCE ET SCIENCE M ÛEVOIR.

VOUS troyeï conforme au devoir? Uavortémeut du mal possîblé que pouvait produire votre dol ou votre faute, tfâ auœne influence rétrospective sur la ques* tion d'existence de la désobéissance; il ne vous relève pas du démérite encouru par vous en ne faisant pas tout votre possible pour éviter un mauvais résultat.

Le capitaine Franklin cherche le passage au pôle nord; il pérît dans son entreprise. Il n'en est pas moins un citoyen dévoué, un navigateur intrépide. — Un homme essaie de forcer votre coffre-fort; la serrure solide lasse son bras et l'oblige à se rétirer les mains vides. Il n'en est pas moins un voleur. — Je tire un pistolet chargé sur un ami, ignorant que ce pistolet est chargé; le coup rate. Je n'en suis pas moins un étourdi*.

260. Allons plus loin. Sans supposer aucun commencement d'exécution, l'application seule de la pensée à méditer un projet bon ou mauvais est par ellemême imputable dans un certain degré. — Faire de bons projets, quand même l'exécution en serait empêchée , c'est déjà bien agir, puisque c^est employer son temps à se perfectionner dans l'intérêt de tous.— Faire de mauvais projets, quand même ils ne se réaliseraient pas, c'est déjà mal agir. Qu'on ne dise pas, comme on va le répétant, que la pensée illicite, restée à l'état de rêve pour ainsi dire, n'a produit aucun

* Si, en rédigeant cet ouvrage, nous nvpns fait tout ce qui est en nôuà pour formuler les doctrines les plus pures, nous aurons obéi au devoir, quand môm^ la distraction du lecteur Tempêcherait de nous comprendre. Si notre dol ou notre étourderie imputables ont laissé place à des priridpea funeste, nous aurons déiob^^ quand inôme notre ^yle décoloré ue ferait pas suffisamment apparaître le crime ou la négligence de notre penêéê»

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