‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 201 sur 280 · PARTIE ni. ^ CONSCIENCE DU DEVOia — UVRJS V. 31t · texte numérisé non relu

PARTIE ni. ^ CONSCIENCE DU DEVOia — UVRJS V. 31t

la prétention de la conscience à la connaissance infail*lible de tous les objets du devoir. Une seconde opinion consent à sacrifier la moitié de cette prétention exagérée. Résultat d'une analyse déjà plus attentive, cette opinion ne voit dans la conscience qu^un certain nombre de réyélations absolties des applicatioùjs du devoir. D'autres révéla^tions sont relatives, c'est-à-dire subordonnées à l'éteildue des lumières plus ou moins grandes de telle ou telle conscience.

Tel est l'aveu qui piaraît être au fond de la pensée de Benjamin Constant. Quand, cherchant la base de la morale, il repousse l'autorité générale proposée par Lamennais, le raisonnement employé seul qui conduit au scepticisme, l'autorité qui nou^ livre sans défense à la tyrannie, il conclut en préférant le sentiment, tout en le déclarant susceptible! d'erreur*,

331. Telle nous parait être aussi la prisée des hommes instruits avec lesquels nous ayons t>lus d'tuie fois; discuté oralement ces difficultés. Beaucoup nous ont paru reconnaître que, dans la direction de, la liberté humaine, conscience et science ont toutes deux quelque cbose à faire.

Toutes deux quelque chose à faire?... Mais dans quelle proportion? Ëst^il qjuesliôn plus haute, plus large, plus pratique surtout? Eh bien! je ne demanderai pas : qui l'a résolue? je demanderai seulement : qui Va nettement posée? On la laisse dans un tague

* De la religion^ toin. I, pag. 09. — L'auteur n'indique aucun moyen d'écarter V erreur dont le sentiment est wscepttUe, Étrange découragement! Comment peut-on se contenter de si^aler un critérium comme incomplet, sans cbercher & le. compléter? c

CONSCIENCE ET BCIfiNCE DU DEVOIR.

désespérant. Ce vagne, il faut Fécarter. Il faut sayoir s'a est vrai qa'on puisse faire, entre la conscience et la science, un partage des vérités à constater. -

332. Là conscience donne les règles importantes : la science tire les conséquences de détail : telle est la formule ordinairement proposée pour ce partage. La conscience est un catéchisme vivant des grands pi'incipes. La science (on la déisigne bien ou mal sous le nom de casuistique) aide la conscience fatiguée à tirer les déductions d'un intérêt secondaire * .

n. — RÉPUTATION.

c Genx gui parlent de ces principes avec tant de contt fiancer, sont si i-ésemrôi à nous les marqneir en d6a tail.... qne leni refus nous donne sujet de nous défier

• de leurs lumières ou de leur charité...; Us s'intéressent

• si peu pour. Tinstructiou de leur prochain I *

(Locke, Essloa sur l'entendfment Attitom, lir. I, chap. n, § U.)

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