‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 237 sur 280 · PARTIE ni. — CONSCIEIVCE PU DEVOIR. — ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

PARTIE ni. — CONSCIEIVCE PU DEVOIR. — ÉPILOGUE

EBfîn feut-il prendre un troisième parti? Se borner à choisir las questions les plus curieuses? Et s'amuéer à montrer la subtilité de son esprit, en discutant des difficultés ardues de casuistique?

Les trois tentatives que nous venons de signaler seraient à nos yeux trois fautes.

Essayer de deviner un code universel, c'est la prétention de l'extravagance, ou l'intuition du génie. Loin de nous l'audace de nous poser en prophète.

Se borner à quelques idées générales, c'est répéter de vagues lieux communs et faire un travail stérile. — Nous avons lu beaucoup d'ouvrages de droit natureh Nous n'y avons jamais trouvé que des ébauches de codes imaginaires entrevus vaguement; ébauches dont tout code promulgué, rédigé sous les auspices de l'autorité publique, quelque imparfait qu'il soit, dépasse cent fois la valeur morale *.

Enfin faire quelques études sur des cas douteux, c'est piquer la curiosité plutôt qu'instruire. C'est donner des consultations et non professer.

En conséquence, c^est dans les monuments existants de la législation que nous voulons chercher l'étude des subdivisions des branches du devoir, et le classement des détails de ces subdivisions. — Le Code Napoléon deviendra donc notre thème. C'est en en signalant les mérites et les imperfections que nous ferons

* Voyez notamment l'analyse faite par ï'ormet du grand travail de Wolff, comparez avec ce travail le Code Napoléon.

«t La droite raison de J)omat a découvert au moins dix foiâ plus de lois naturelles que le génie de Montesquieu. »

(Ch. Comte, Traité de législation, liv. 1, chap. v.)

apparaître nos théories sur le droit naturel^ dans les publications qui suivront cette introduction. — Chacun des articles de ce Code nous fournira plus de distinctimis et de sous-distinctions morales que tout Tart des casuistes n'en pourrait imaginer à priori dans le traité le plus médité sur ce droit naturel.

tO« QUESTION. — Méthodes d'enseignement de$ lois positives, 800. Controverses sur les procédés à suivre pour étudier les lois positives.

390* Pour achever cette introduction, il ne nous restera plus qu'à faire connaître nos vues sur les meilleurs procédés à employer pour expliquer, dans nos publications ultérieures, les textes des ouvrages législatifs que nous aurons à commenter.

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