‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 62 sur 280 · PARTIE a -T FOI AD TOVOIR- •- UVRJ5 I · texte numérisé non relu

PARTIE a -T FOI AD TOVOIR- •- UVRJ5 I

« donner à ceux qui nient la raison *• » « Si je renonce c< à ma raison, je suis réduit à cette extrémité, de dou- (( ter si une chose peut tout ensemble être et n'être « pas. Je ne puis me prendre à rien pour m'arrêter « dans une pente si effroyable. Il faut que je tombe c( jusqu'au fond de l'abîme ^. »

1 00 . Jurisconsulte , nous écrivons pour des hommes de pratique. Le premier conseil que nous devons leur donner, c'est d'appuyer leurs études sur la philosophie. Mais le second que nous ajoutons aussitôt , c'est d'éviter ce que l'école écossaise appelle la maladie métaphysique, comparable à l'effort des géants escaladant les cieux. A quoi bon s'évertuer à soupçonner une erreur universelle dans le mot être, créé par l'instinct de toutes les langues du monde? Faut-il donc attendre préalablement d'être devenu un Dieu pour étudier l'homme ^? — Prêchons bien plutôt la philosophie naïve {non simulata) qu'un de nos maîtres, Ulpien, recommande ^. Hommes, ayons foi à la conscience humaine ! Ou bien, conséquents jusqu'à l'ab*

« la combinaison des ôtres existants. Les hommes n*inventent pas les êtres, H ils les déplacent. »

(De Bonald, Législation primitive, liv. H, chap. i, S 18.) 1 Bénard, Précis de philosophie (Logique, chap. i).

* Fénelon, Existence de Dieu, partie II, chap, i.

5 « Négliger de perfectionner la faculté de connaître sous prétexte qu'il « y a des choses qui sont au-delà de sa sphère, c'est un chagrin puéril « tout-à-fait inexcusable. Car je vous prie, un valet paresseux et revôche, « qui, pouvant travailler de nuit à la chandelle, n'aurait pas voulu le faire, « aurait-il bonne grâce de dire, pour excuse, que, le soleil n'étant pas levé, « il n'avait pas pu jouir de l'éclatante lumière de cet astre ? »

(Locke, Essais sur l'entendement humain, avant-propos.)

* Pr. 1, princ. Dig., Dejustitiâ et jure (lib. I, tit. i).

« La philosophie, a dit Jouflfroy, n'est guère que le développement des « croyances du bon sens. »

surde, refusons à Dieu lui-même le droit d'avoir fin à sa conscience divine. Car si la subjectivité d^une conscience lui ôte toute autorité, alors, comme le fait obsei*ver M. Cousin *, Dieu ne peut, parla subjectivité de la sienne, s'affirmer objectivement son existence immuable ; et c< Dieu est aussi condamné au « septicisme! »

TITRE V

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