‹ Conseil judiciaire; comédie en trois actesChapitre 105 sur 107 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les Mêmes, B01SR0BIN, C0URVAL01S.

OLIVIER

Enfin, ma femme a été compromise et j’exige une réparation !

BOISROBIN.

F Une réparation? Comment, vous voulez transpercer Pagevin ?

olivier.

Pardon...

BOISROBIN.

Cet avoué candide et ingénu, qui s’est offert un petit roman discret... sans songer à mal!. . Car voilà tout son crime, à ce naïf de première instance!...

PAGEVIN, pique.

Ah! Boisrobin!

BOISROBIN.

Il n’a jamais eu de jeunesse, ce bon Pagevin !

PAGEVIN

•arbleu!... Je ne me méfiais pas, moi ! Je ne savais "pas !... Je ne pouvaispas savoir !... Je n’ai jamais connu l’amour !

MADAME PAGEVIN

Insolent !

PAULINE

D’ailleurs, s’il s’est un peu émancipé .. j’y suis bien pour quelque chose !

olivier.

Comment ?

Il s’était vanté, le jour de l’audience, de me faire marcher à sa guise; je m’étais dit, moi, que je le conduirais à ma fantaisie.

PAGEVIN

Hein ?

PAULINE

J’ai tenu parole, voilà tout.

MADAME PAGEVIN

'U u, AU Ctrl,

•^On s’est joliment moqué de vous.

PAGEVIN

r Et je ne me doutais de rien !... ( A madame Pagevin.) Imbécile !

MADAME PAGEVIN

r-^Tlein ?

PAGEVIN

0ê0* C’est à moi que je parle !..

PAULINE, à O’i vier.

Oh! cette fois, je suis bien corrigée, va, je te le jure!

Tu me l’as déjà dit tant de fois !

PAULINE

Oui, mais je n’avais jamais été séparée de toi pendant deux mois !

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