SCÈNE XVIII
Les Mêmes, B01SR0BIN, C0URVAL01S.
OLIVIER
Enfin, ma femme a été compromise et j’exige une réparation !
BOISROBIN.
F Une réparation? Comment, vous voulez transpercer Pagevin ?
olivier.
Pardon...
BOISROBIN.
Cet avoué candide et ingénu, qui s’est offert un petit roman discret... sans songer à mal!. . Car voilà tout son crime, à ce naïf de première instance!...
PAGEVIN, pique.
Ah! Boisrobin!
BOISROBIN.
Il n’a jamais eu de jeunesse, ce bon Pagevin !
PAGEVIN
•arbleu!... Je ne me méfiais pas, moi ! Je ne savais "pas !... Je ne pouvaispas savoir !... Je n’ai jamais connu l’amour !
MADAME PAGEVIN
Insolent !
PAULINE
D’ailleurs, s’il s’est un peu émancipé .. j’y suis bien pour quelque chose !
olivier.
Comment ?
Il s’était vanté, le jour de l’audience, de me faire marcher à sa guise; je m’étais dit, moi, que je le conduirais à ma fantaisie.
PAGEVIN
Hein ?
PAULINE
J’ai tenu parole, voilà tout.
MADAME PAGEVIN
'U u, AU Ctrl,
•^On s’est joliment moqué de vous.
PAGEVIN
r Et je ne me doutais de rien !... ( A madame Pagevin.) Imbécile !
MADAME PAGEVIN
r-^Tlein ?
PAGEVIN
0ê0* C’est à moi que je parle !..
PAULINE, à O’i vier.
Oh! cette fois, je suis bien corrigée, va, je te le jure!
Tu me l’as déjà dit tant de fois !
PAULINE
Oui, mais je n’avais jamais été séparée de toi pendant deux mois !