‹ Conseil judiciaire; comédie en trois actesChapitre 86 sur 107 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ser!... Il doit y avoir une foule de petits jeux, de divertissements... enfin, des choses vraiment drôles !...

BOISROB I N .

Des jeux innocents...

RAOUL

Pigeon vole !...

Improvisons une charade !...

PAGEVIN

Une charade ? Est-ce vraiment drôle ?

MADAME DE STRALE.

Jouons aux petits papiers...

PAGEVIN

Qu’est-ce que c’est que ça ?

MADAME DE STRADE.

Oh ! Rien de plus simple ! on prend des bouts de papier blanc et chacun écrit...

PAGEVIN, l’interrompant.

Oui... mais... Est- ce vraiment drôle?

BOISROB IN.

Moi, je propose un petit bac dans la salle à manger !

RAOUL

J’en suis!

BOISROBIN.

Et vous, Pagevin?

PAGEVIN

Non... Je n’ai plus le sou, moi ! J’ai déjà perdu sept mille cinq cents francs depuis trois semaines.

PA ULI

Bah ! vous allez peut-être vous refaire!

RAOUL

Vous savez, conseil judiciaire, si vous avez besoin d’une petite somme ?

PAGEVIN

Ma foi, je ne demande pas mieux ; vous, qui gagnez toujours !

BOISROBIN.

Ce bon Pagevin!... On le refait, mais lui ne se refait pas.

Rires de Pauline. — Polka à l’orchestre.

PAGEVIN, à Raoul.

Merci... (a Boisrobin.) Vous n’avez pas cinq mille francs, Boisrobin ?

A votre service !

BOISROBIN.

Il les lui donne.

RAOUL, à Pauline.

Ah ! si vous aviez besoin d’un cœur jeune, 'aimant et dévoué...

Non, merci I

RAOUL

Vous avez tort, je vous jure que vous avez tort ! PAGEVIN, à Boisrobin.

Je vous rendrai cela demain, j'attends de l’argent... Oh ! une polka !... (a Pauline.) Je vous enlève !...

Il sort au fond avec Pauline. — Un danseur vient inviter madame de Strade, qui accepte. Ils sortent tous deux.

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