AGGRAVER
a. En tête des lésions que la ménopause réveille, en lui imprimant une activité plus grande, il faut placer la phthisie pulmonaire. Communément, elle s'annonce par des crachements de sang, une petite toux sèche, de la fièvre hectique et un dépérissement rapide. Si, alors, on pratique l'auscultation, on découvre tous les signes de la tuberculose. La malade, il est vrai, affirme qu'elle n'a jamais souffert de la poitrine, bien que, dans sa jeunesse, elle s'enrhumât facilement, et qu'elle eût été traitée fréquemment pour des bronchites. Dans ces cas, une médication active, aidée des moyens que conseille l'hygiène, et que nous énu.mérerons en leur lieu, peut encore conjurer une issue funeste; mais il faut se hâter, et ne pas laisser à la maladie le temps d'achever son œuvre destructive. Le succès est
tout entier dans la rapidité de l'intervention médicale.
b. Les scrofules, maladie de l'enfance, disparaissent quelquefois après l'établissement des règles, restent absentes pendant toute la vie utérine, pour se manifester de nouveau, et avec des caractères plus graves qu'au début, lorsque survient la ménopause.
c. Les affections cutanées sont susceptibles de reparaître également, après de longues années, sous l'influence de l'âge de retour, et elles peuvent alors revêtir un aspect particulier, en ra'pport avec le terrain sur lequel elles se sont greffées.
d. Les maladies de la matrice et des ovaires sont, sans contredit, les plus nombreuses, parmi celles qui menacent les femmes à l'époque de la ménopause. Il est vrai qu'elles ne se forment pas, alors, de toutes pièces. Elles existaient déjà, à l'état latent, ou clans leurs périodes initiales. Par exemple, des inflammations ou des engorgements passent à l'état de squirrhes ou de cancers, quand cette transformation est possible, à la faveur de la cessation des règles. Nous disons quand cette transformation est possible, car nous sommes entièrement convaincu qu'une inflammation de bonne nature, comme on l'appelle, ne saurait dégénérer en