‹ Conseils aux femmes sur l'âge de retourChapitre 47 sur 52 · SUR LA MORTALITE FEMININE A L AGE CRITIQUE · texte numérisé non relu

SUR LA MORTALITE FEMININE A L AGE CRITIQUE

ment redoutable pour la femme ; mais, après avoir établi sur des preuves mathématiques l'inanité de cette croyance et sapé du même coup la théorie qui lui servait de base, ne convient-il pas de se demander pourquoi le sexe masculin est si exposé, à un âge qui semblait, à bon droit, devoir être plus funeste à la femme ?

Eh bien! si nous interrogeons, en détail, le tableau qui précède, nous sommes immédiatement frappé de ce double fait : que la mortalité est la même, — à une insignifiante fraction près, — pour les hommes et les femmes, dans l'état de mariage, et qu'elle est considérablement plus forte, chez l'homme dans le célibat et le veuvage. Or, c'est là le secret de l'apparente étrangeté dont nous parlions tout à l'heure.

En effet, si les chances de mort se compensent entre les deux sexes, dans le mariage, c'est que les conditions d'existence, pour l'un et l'autre des époux, diffèrent assez peu et que, si des maladies spéciales à l'âge critique sévissent sur la femme, le même âge réserve à l'homme des épreuves non moins nouvelles, ni moins dures. D'où résulte une balance qui n'a absolument rien d'inattendu.

Page 1