SUR LA MORTALITE FEMININE A L AGE CRITIQUE
vorablement dans le plus grand nombre des cas, et il arrive même que, lorsque la santé est faible et délicate, elle se fortifie et devient excellente; mais il faut aussi reconnaître que la ménopause est la source d'une multitude d'indispositions, et qu'elle occasionne souvent les maladies et la mort.
Tous les auteurs qui se sont occupés de cette question, parlent le même langage, tout en recommandant des précautions infinies à la femme qui approche de l'âge critique, comme si cette époque devait entraîner une léthalité inquiétante.
Gomment concilier une aussi flagrante contradiction?
Voici l'explication que nous suggère le simple bon sens, et qui paraîtra plausible à tous ceux qui voudront bien y réfléchir un instant :
Chez la femme adulte, les chances de mort les plus fortes sont: la grossesse et la parturition, pour celle qui est mariée, et la fâcheuse influence du célibat, pour celle qui est restée fille. Mais, entre 40 à 50 ans, la première perd son aptitude à la conception et voit son existence se consolider d'autant, et la seconde, affranchie de toute excitation sexuelle, recouvre le ealme nécessaire à l'intégrité de ses fonctions. Donc à