‹ Conseils aux parents sur la manière de diriger la seconde dentition de leurs enfantsChapitre 15 sur 18 · SI · texte numérisé non relu

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Une cuillerée à dessert, matin et soir, dans un demi-verre d’eau tiède, pour se gargariser pendant quelques minutes.

Mais ces gargarismes n’ont d’action efficace que s’il n’existe pas de matières étrangères ou de tartre entre les dents et les gencives. Il faut donc, avant de les conseiller, faire un nettoyage

préalable.

Une fois les gencives guéries, on peut commencer le traitement des dents elles-mêmes.

Ce traitement varie pour nous suivant la place

qu’occupent les dents dans la bouche, et nous

le décrirons plus loin en détail ; mais il est des soins que l’on peut donner à toutes les dents en général, et c’est par ces soins que nous allons commencer.

Pour guérir une dent atteinte de carie, il faut,

enlever toute la partie malade ou du moins toute celle qui pourrait rester exposée à l’action des liquides de la bouche, Sans cette précaution, nous sommes convaincu que la moindre parcelle de carie que l’on laisse libre ou mal protégée par une obturation dans une dent que l’on soigne, suffit pour que la maladie continue ses progrès.

C’est un fait dont nous avons une preuve dans ce seul phénomène, qu'une dent cariée, touchant une dent saine, finit par lui communiquer sa maladie, malgré la résistance de l'émail ; à plus forte raison, le contact du mal doit-il être plus nuisible lorsqu'il s'agit de la même dent.

Cependant, nous devons dire qu’il est une espèce de carie sèche qui quelquefois s’arrête d'ellemême, et quand nous avons affaire à elle, nous nous contentons de ne pas y toucher.

Ce que nous disons a surtout trait à cette carie

humide, molle, blanchâtre (la plus fréquente),

qui détruit les dents si l’on ne s'y oppose, jusqu’à leur perte entière.

Lorsque l’état indolore de la dent permet d’enlever immédiatement la carie avec les instruments que l’on emploie à cet usage, il faut tout de suite procéder à cette opération, puis s’opposer au retour de la carie, soit par une ou plusieurs cautérisations avec le cautère actuel, si la dent a dû seulement être limée et polie, soit par l’obturation immédiate de la cavité.

Si, au contraire, la dent est douloureuse, il faut, avant de la nettoyer, obtenir son insensibilité par les moyens suivants :

Lorsque la pulpe dentaire est à découvert, il faut la détruire entièrement soit en introduisant sur-le-champ et jusqu’au fond du canal dentaire une petite tige d’acier un peu recourbée à son extrémité, tige que l’on tourne en tous sens, et qui, en sortant, attire avec elle la plus grande partie de cette pulpe ; soit à l’aide de caustiques que l’on introduit dans ce canal pour retirer ensuite la pulpe mortifiée.

Lorsque la pulpe dentaire n’est pas à découvert, le cautère actuel légèrement appliqué, mais plusieurs fois répété, ou diverses préparations employées à cet usage, suffiront pour insensibiliser la dent.

Dans les cas où la pulpe a été mise à nu, le nitrate d’argent, les acides nitrique, sulfurique, l’acide arsénieux, la créosote, sont les substances dont on se sert habituellement. Nous préférons de beaucoup l’arrachement de la pulpe à cause de l’action malfaisante des acides sur la partie calcaire des dents. Le nitrate d’argent seul est sans danger-, mais il agit lentement et a le défaut de noircir les dents ; ce qui fait qu’on doit le proscrire lorsqu’il s'agit des dents antérieures.

Un très grand nombre de sujets refusent de

laisser pratiquer r arrachement de la pulpe, et nous le comprenons jusqu'à un certain point, car c’est une opération douloureuse, bien que cependant ce soit la plus prompte et la plus efficace.

Dans ce cas et pour éviter les inconvénients du nitrate d’argent, nous introduisons dans le canal dentaire une pâte où entrent l’acide arsénieux et le chlorhydrate de morphine.

Une application suffit le plus souvent pour obtenir la mortification de la pulpe et permettre son extirpation sans douleur.

Une fois que la dent est guérie, voici comment nous procédons à l’égard de chaque espèce de dents.

Dents •postérieures . Grosses molaires. — Le meilleur moyen d’obturer les grosses molaires est sans contredit, mais seulement lorsque cela peut se faire sans enlever avec la lime une trop grande quantité de substance saine, l’aurification. Mais, lorsque la carie est située de telle sorte que les instruments ne peuvent y parvenir, sans qu’on leur fasse un large passage au détriment d’une grande partie de la couronne, il vaut mieux employer les amalgames.

Petites molaires . — Pour les petites molaires,

il faut agir comme pour les grosses ; cependant, lorsque la carie est située sur la face antérieure, et lorsqu'elle est peu profonde , nous préférons l’enlever avec le burin ou avec la lime. Mais nous avons soin de n’en pas laisser, et de faire disparaître les rebords de la cavité, afin que les aliments n’y soient pas retenus. Ensuite, nous cautérisons plusieurs fois avec le cautère actuel les parois ainsi réséquées, et nous les polissons comme nous le dirons plus loin, en parlant des incisives.

Nous n’indiquerons pas ici comment l’on s’y prend pour obturer une dent avec de l’or, un amalgame ou un mastic. Le mode opératoire est aujourd’hui connu de tout le monde. Nous nous contenterons de faire une remarque importante à propos de l’aurification des petites molaires.

Lorsque l’on foule de l’or mou en feuilles dans une cavité située sur la face externe ou interne de ces dents, il faut avoir la précaution de soutenir toujours avec l’un des doigts de la main gauche, la face opposée à celle qu’on aurifie, de manière à opposer à la pression que l’on exerce d’un côté, une résistance égale à cette pression.

Sans cela on risque d’ébranler la dent, d’écar

ter les alvéoles, de déchirer même le périoste et il s’ensuit une périostite alvéolo- dentaire, parfois assez intense pour nécessiter l’avulsion de la dent.

Dents antérieures . Canines et incisives . — C’est ici que nous différons entièrement de manière d’opérer avec les dentistes étrangers, et nous allons insister sur notre méthode vraiment rationnelle de traiter ces dents.

Nous l’avons dit un peu plus haut, ce qu’il faut avant tout obtenir lorsque l’on traite une dent antérieure, c’est de la guérir d’abord, puis de ne laisser autant que possible aucune trace apparente de la maladie.

Tous, nous avons vu l’abominable effet de ces taches jaunes brillantes, produites par l’or que les étrangers entassent à coups de fouloir dans l’arcade dentaire !

Cela a été une rage, pour ainsi dire, et il est bien peu de personnes qui n’aient payé le tribut à cette vogue insensée.

Voilà ce que nous évitons par la méthode que nous allons décrire, et c’est avec bonheur que nous voyons chaque jour la réaction se produire chez tous les dentistes dévoués à leur art.

On le sait, la carie dans les dents antérieures attaque presque toujours la couronne sur ses parties latérales et contiguës aux dents voisines. Cela tient, ainsi que nous Pavons déjà démontré, à la compression que ces dents exercent les unes sur les autres lorsqu’elles sont trop serrées. On sait encore que, dès qu’une dent est cariée, sur une de ses parties latérales, elle communique presque à coup sûr cette carie à la dent voisine, et que le plus souvent ce n’est pas une, mais deux qu’il faut traiter à la fois.

Il en résulte donc que théoriquement il faudrait séparer les deux dents malades par un trait de lime, et que, si la maladie avait envahi une certaine partie de la table antérieure, il faudrait limer jusqu’à ce que l’on ait rendu à cette table une forme convenable.

Mais, si la dent n’est que peu altérée, et surtout si sa face antérieure n’est pas lésée, il faudrait agir obliquement sur le côté malade, de manière à n’enlever avec la lime que l’angle postérieur, en même temps que la partie cariée.

C’est le moyen qu’employaient autrefois les dentistes français. Il leur réussissait d’ailleurs parfaitement quand la carie n’était que superfi-

cielle *, mais, lorsqu’elle était un peu profonde, il fallait, s’ils voulaient la détruire entièrement, attaquer avec la lime une trop grande partie de la table antérieure, alors même qu’elle était intacte et il s’ensuivait une déformation regrettable de la dent.

Il leur réussissait surtout lorsqu’ils l’appliquaient aux dents des adultes ou même à partir de vingt ans. Dans ces cas, en effet, l’ivoire sain, attaqué par la lime, est assez dense pour résister aux causes de destruction, et la chambre pulpaire, déjà amoindrie par la formation de nouvelles couches dedentine, ne risque pas d’être intéressée par le limage.

Mais, avant cet âge, il n’en est pas de même. L’ivoire dénudé n’offre ni une densité, ni une résistance suffisante pour le préserver des attaques de la carie, et l’action de la lime, en supprimant une plus ou moins grande quantité d’émail protecteur, au voisinage de celui que la carie a détruit, facilite l’extension de la maladie à l’ivoire ainsi mis à nu. D’un autre côté, la chambre pulpaire, d’autant plus grande que le sujet est plus jeune, risque d’être intéressée par le trait de lime, d’où irritation, inflammation,

mortification de la pulpe, changement de couleur de la dent qui devient d’un brun bleuâtre, avec accompagnement presque obligé de périostite alvéolo-dentaire et d’abcès alvéolaires.

Il est vrai, qu’avec les instruments dont nous nous servons actuellement et que nous avons fait spécialement fabriquer pour cet usage (1), nous

(1) Voici comment nous procédons :

Après avoir séparé la dent malade de sa voisine, par un trait de lime aussi mince que possible, nous attaquons l’angle postérieur de la partie cariée avec une rugine, que nous faisons agir de l’extrémité tranchante de la dent jusque vers son collet.

Puis, après avoir enlevé avec cet instrument la partie principale de la carie, nous continuons à évider la cavité avec des fraises d’une forme particulière et nouvelle, que nous avons fait fabriquer pour cet usage.

Ces instruments diffèrent des anciens, en ce qu’ils ont la forme d’une poire, dont la grosse extrémité est opposée au manche.

Leur tête est longue de 1 centimètre environ, et sa grosseur varie depuis 2 millimètres jusqu’à 10. Ses stries sont longitudinales, et il suffit d’imprimer à l’instrument un mouvement de rotation sur son axe pour qu’il agisse à la manière d’une lime circulaire sur toute la longueur de la couronne.

Le résultat de cette opération est de donner à la cavité une forme oblongue, dont la partie la plus large et la plus profonde est située du côté du collet de la dent, tandis

pouvons ne pas entamer la table labiale de la dent et enlever moins de tissu sain qu’avec la lime ; mais les objections concernant l’âge du sujet n’en persistent pas moins, ce qui nous empêche d’avoir recours à ce mode de traitement avant l’âge de vingt ans. Mais, en attendant cet âge, nous en avons institué un autre qui nous

que la partie la plus étroite s'eu va en fuyant insensiblement jusqu’à l’extrémité tranchante de cette dent.

Une fois que la carie est entièrement détruite et que la dent, aussi nette sur les parois de la cavité que sur l’émail de sa face antérieure, ne peut plus retenir les aliments, on cautérise à plusieurs reprises avec le cautère actuel tous les endroits touchés par l’instrument.

Cette cautérisation doit être superficielle et le fer doit toucher à peine la dent; mais elle doit être faite à plusieurs jours d’intervalle, de manière à anéantir complètement la sensibilité et à prévenir le ramollissement de l’ivoire.

En agissant ainsi, la guérison est assurée; mais, pour plus de sûreté encore, lorsque les cautérisations sont achevées et pour terminer le traitement, nous polissons la cavité avec de la pierre ponce en poudre très fine, et un morceau de bois blanc taillé en pointe et mouillé. La dent semble alors avoir retrouvé son émail, et si la déformation de sa face postérieure n’était là pour attester le siège de la maladie, il serait difficile de reconnaître à sa couleur la trace de la carie.

Le seul reproche que l’on puisse faire à cette méthode,

permet de conserver les dents sans détruire l’émail et l’ivoire sains, voisins de la carie, sans creuser la cavité cariée outre mesure et en conservant tout ce qui est sain, autour de la partie malade.

Il consiste dans l’obturation provisoire avec la gutta-percha.

Tous les dentistes savent et les clients ont

c’est de guérir la dent, peut-être un peu aux dépens de sa solidité. Mais ce reproche ne peut-il pas s’adresseraussi bien à celle qui consiste à creuser bien davantage la dent pour y mettre de l'or?,. Que l’on creuse d’une façon ou d’une autre, l’organe ne perd pas moins de sa solidité, et encore ne voit-on pas tous les jours les dentistes les plus habiles faire éclater, en y foulant à grande pression des feuilles d’or, des dents où ils n’ont laissé que l’émail ?

De deux dangers, il faut encore préférer le moindre, et en admettant même que par le premier mode la dent perde un peu de sa solidité, cet inconvénient n’est-il pas amplement compensé par des avantages qu’on ne peut nier ?

Conservation de la transparence, guérison assurée , surveillance facile de la cavité mise à nu, surveillance qui ne peut être exercée lorsque cette cavité est comblée d’or, et qu’il importe cependant de ne pas négliger afin de pouvoir remédier tout de suite à la maladie si par extraordinaire elle vient à récidiver.

souvent appris à leurs dépens, que les obturations définitives que l’on pratique sur les dents antérieures des sujets de 8 à 15 ans, quelque bien faites qu’elles aient été, sont très rarement de longue durée.

Presque toujours autour de ces obturations, même les mieux réussies, les parois de la cavité s’altèrent, se ramollissent et les obturations, n’étant plus maintenues, tombent en une seule masse. Que ce fait ait pour cause la moindre densité des dents à cet âge où l’acidité de la salive, provenant de la çonstitution du sujet, ou le défaut de soins de bouche habituel aux enfants ou aux jeunes gens, il n’en est pas moins indiscutable.

Or, le traitement radical par le limage aussi bien que par l’obturation définitive , exige dans les deux cas, non seulement l’ablation de tout le tissu carié, mais encore dans le premier, l’abrasion et le polissage des bords de la partie réséquée, et dans le second, la préparation des parois de la cavité pour le maintien de la matière

obturatrice; c’est-à-dire, en résumé, l’ablation d’une certaine quantité de tissu sain, dans l’unique but de faire, dans les meilleures conditions

possibles de durée et de solidité, l'opération définitive.

D’un autre côté, comme nous l’avons déjà dit, la chambre pulpaire étant plus grande à cette époque de la vie qu’elle ne le sera plus tard, il y a danger, en faisant le travail à fond, de l’intéresser dans les manœuvres nécessitées par les deux modes de traitement.

Ce sont donc là, suivant nous, des contre-indications formelles au traitement définitif des dents antérieures, avant l’âge de 20 ans.

Heureusement l’obturation provisoire à la gutta-percha vient parer à ces inconvénients et voici comment : Il suffit, pour que la guttapercha tienne solidement dans les cavités, que ces cavités soient nettoyées le mieux possible, mais cependant sans qu’il soit besoin de leur donner une forme spéciale ou d q creuser profondément du côté de la chambre pulpaire . La seule chose indispensable est l’enlèvement de la partie cariée, au pourtour de leur ouverture, c’est-àdire l’impossibilité pour les liquides de la bouche de pénétrer jusqu’aux parties altérées , lorsque les cavités sont remplies de gutta-percha. Grâce à ces précautions, la maladie est, à coup

sûr, enrayée et n’envahit plus les tissus voisins.

On applique la gutta-percha préalablement

ramollie au bain-marie, àl’aide d’un petit fouloir à extrémité arrondie, légèrement chauffé; on remplit, et un peu au delà, la cavité et on laisse refroidir l’obturation, en exerçant sur elle, une certaine compression avec le fouloir.

Puis, on coupe avec un canif bien tranchant, tout ce qui dépasse et l’on obtient ainsi une surface bien nette.

Ces obturations, il faut bien le dire, ne sont pas d’une durée considérable -, elles restent intactes pendant un an ou deux, puis elles s’usent ou s’affaisent à leur partie médiane ; mais elles restent adhérentes aux parois de la cavité et par conséquent les préservent. On en est quitte pour remplacer la gutta-percha -, mais, et c’est là un avantage inappréciable dans ce cas, on n’est pas obligé pour cela de creuser la dent à nouveau.

On chauffe légèrement la pointe d’un excavateur et on l’introduit dans la gutta-percha qui se détache facilement. Il n’y a plus qu’à la remplacer comme nous venons de l’indiquer.

On peut, grâce à ces obturations, conserver des dents atteintes de carie dès l’âge de 8 à 10 ans, sans que la maladie continue ses ravages, jusqu’à lage de 20 ans, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il soit

temps de les traiter d’une manière définitive.

Nous ajoutons que cette méthode a encore un autre avantage, celui d’obliger les parents à surveiller d’une manière très attentive et à faire examiner par le dentiste la bouche de leurs enfants et de les empêcher de s’endormir dans la fausse sécurité que pourrait leur donner la conviction, toute naturelle du reste, que leurs dents, une fois bien et définitivement obturées, sont à l’abri des nouvelles atteintes de la carie.

de varier à son gré la direction ou l’énergie de l’action, qui peuvent se modifier suivant la forme, la direction, la résistance et l’état plus ou moins altéré des dents, sont les seuls convenables pour l’extraction de ces organes.

Les daviers simples, dont la forme est appropriée à chaque espèce de dents, sont de nos jours les seuls instruments qui remplissent ces indications.

Ce sont donc eux que nous préférons. D’ailleurs ils ont l’avantage de ne pas être volumineux, de n’avoir pas besoin de préparatifs de linge pour les envelopper, et en un mot de ne pas effrayer les enfants.

L’extraction au moyen du davier est en général moins douloureuse que celle que l’on pratique à l’aide des autres instruments.

Celle des dents des enfants surtout entraîne peu de souffrance \ cependant lorsque nous craignons qu’une dent par suite d’adhérences assez fortes ne soit difficile à extraire et ne provoque de trop vives douleurs, nous avons recours à l’anesthésie locale.

Un petit appareil que nous avons appelé ânes thésiphore , au moyen duquel on peut appliquer

le chloroforme ou un mélange anesthésique approprié sur la dent à extraire, permet d’en pratiquer l’extraction sans que les enfants éprouvent, pour ainsi dire, de souffrance.

Cet appareil se compose de deux petites cuvettes métalliques réunies par un ressort élastique qui tend à les rapprocher * Ces deux cuvettes contiennent chacune une petite éponge imbibée du mélange anesthésique et doivent être placées, l’une sur le côté interne, l’autre sur le côté externe de la gencive et de la dent, tandis que le ressort doit être à cheval sur le sommet de cette dent. Il en résulte que le chloroforme, étant et restant en contact immédiat avec les tissus, en produit l’engourdissement. Il faut, en général, de deux à cinq minutes pour obtenir ce résultat.

C’est un excellent moyen, parce qu’il permet non seulement de ne faire que peu et le plus souvent pas de mal aux enfants, mais encore parce qu’il les rassure en même temps qu’il ôte aux parents l’appréhension que pourrait leur donner l’emploi de l’anesthésie générale.

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