‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 37 sur 38 · NI · texte numérisé non relu

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garantir le succès de la réforme. Peut-être y avait-il TT

là d’ailleurs une part d'illusion.

En réalité pour apprécier la difficulté d'une réforme monétaire, il faut comparer la valeur nouvelle attribuée à l’étalon monétaire à celle qu’il conservait sur le marché intérieur, et sur ce marché seulement.

Revaloriser une monnaie sur sa valeur « intérieure »

est toujours une opération pénible et risquée. Cela sup-

- pose en effet une baisse des prix et des salaires qui est

un obstacle difficile à surmonter. |

[l'est par contre relativement aisé de revaloriser une monnaie sur sa valeur « extérieure », de remonter le courant des changes. C’est uniquement une question de crédits et de technique cambiste.

Si la Belgique avait stabilisé au cours de 150 qui correspondait à peu près au niveau des prix intérieurs et des salaires, il est vraisemblable que la réussite de la réforme monétaire n’eut pas été moins brillante qu’elle le fut en fait. De même si les circonstances extrinsèques à la Belgique auxquelles la réforme est en grande partie redevable de son succès ne s'étaient pas produites, si le franc français principalement, au lieu de se redresser, avait accéléré sa chute, il est permis de penser que le choix du taux de 175 n’aurait pas empêché l’échec de.la stabilisation. La simple substitution du mot«belga» au mot « franc » aurait sans doute été, à elle seule, plus effective en desserrant les liens moraux qui unissent les deux systèmes monétaires français et belges.

Il n’est pas paradoxal de dire que si Francqui a choisi le taux de la stabilisation, c’est Poincaré qui a, en définitive, assuré le succès de l’opération.

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