‹ Conséquences philosophiques et métaphysiques de la thermodynamiqueChapitre 170 sur 171 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

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Page 48. — Les expériences dont je parle au bas de celte page n’ont pu être exécutées comme je le désirais. Mon projet avait été de reprendre au complet, mais avec des procédés beaucoup plus rigoureux, mes travaux sur la chaleur vitale.

D’après ce que j’avais reconnu presque à mes dépens, un observateur seul ne suffît pas pour bien conduire des recherches aussi complexes, et il faut être au moins trois operateurs pour arriver à l’exactitude voulue. C’est ce concours qui m’a manqué jusqu’ici , de sorte que j’ai dû renoncer à ces éludes si utiles, plutôt que de me résigner encore une fois à une simple approximation.

Page 249. — Comme le procès Pascal-Newton est fort loin d’étre instruit, et que parmi les hommes de science impartiaux et indépendants, il en est bon nombre qui n’ont encore aucune opinion arrêtée sur cette grave question, j’ai cru devoir m’abstenir, dans le texte, de toute allusion à cet égard, et je n’ai surtout pas voulu, par anticipation, dépouiller Newton de ce qui peut-être lui appartient au complet. Comme simple particulier, j’ai cru ne pouvoir mieux faire que de me conformer à la position si ferme et si digne qu’a prise notre Académie des sciences en cette circonstance.

Les rédacteurs de journaux scientifiques qui, sans posséder un élément de plus que le public, ont pris sur eux de trancher la question en faveur de Pascal et se sont même permis d’attaquer quiconque n’est pas de leur avis, ces critiques, dis-je, ont oublié qu’en définitive le génie de Pascal est hors de conteste, quelle que soit la solution du procès, tandis que Newton a tout à perdre, même son titre d’hon-

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nète'bommc; il ont oublié qu’une prudence et une réserve excessives sont commandées à tous ceux qui veulent émettre une opinion, sans s’exposer à prononcer un faux jugement ou même une calomnie.

Pages 269 et 270. — La première des questions a été résolue, je crois, par Newton lui-môrae. Je ne m’y arrête que pour être plus complet.

Soit G la force accélératrice due à la pesanteur à la surface de la photosphère du soleil ; soit R le rayon de cet astre; soit x l’espace parcouru en un temps l par un corps qui serait lancé verticalement de la photosphère avec une vitesse initiale U. On a , pour l’expression de la force accélératrice en fonction de la distance au centre ,

dl * ffl-t-*)’

Eu intégrant et remarquant que pour x=o la vitesse est U , il vient pour la valeur de la vitesse à une hauteur quelconque x :

u=\JV'-2GR + %j£

Posant x— oe, il vient

« = \/ÏF^Tc R

pour la vitesse qu’aurait une molécule de lumière à une distance infinie du soleil. Substituant à U, R et G leurs valeurs très approchées :

G = 29,976 . 9m",816S = 294”'", 259 on a »

b = 3083IU82

valeur très peu différente de celle de U, ce qui nous apprend que l’attraction solaire ne modifierait que très peu la vitesse d’impulsion de la lumière , si celle-ci était effectivement un ûux de parties matérielles émises par la photosphère.

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Il y a ici une réflexion accessoire, mais très importante, à faire. Dans le système de l’émission, la couleur de la lumière ne peut dépendre que de la vitesse propre aux particules. Si la matière émise éprouvait une résistance quelconque dans l’espace, sa vitesse diminuerait bien plus rapidement par suite de celte résistance que par suite de l’attraction du corps central, car cette résistance serait, en toute hypothèse, une fonction de la vitesse, et serait d’autant plus grande que celle-ci serait plus grande aussi : la couleur des étoiles devrait donc dans ce cas varier avec leur distance a la terre. Bien que nous ne connaissions pas les distances relatives des étoiles à la terre, il est cependant certain qu’il existe à cet égard des différences colossales entre elles : or rien dans la couleur de ces soleils ne nous autorise à dire qu’elle dépende en quoi que ce soit de la grandeur de la roule parcourue : nous sommes donc, dans le système de l’émission, amenés à dire que l’espace ne renferme rien absolument qui résiste au mouvement de la lumière ni, par suite, au mouvement des corps qui y circulent.

Passons à la seconde question.

Combien la masse du soleil diminuerait-elle par année si la lumière et la chaleur émises étaient de la matière en mouve-

ment?

La solution de ce problème appartient tout entière à la thermodynamique.

Désignons par q la quantité de chaleur reçue par seconde sur la terre pir une surface d’un mètre carré exposée perpendiculairement à la radiation solaire , par p le poids du calorique ainsi absorbé ou réfléchi par seconde, par U la vitesse de la lumière et du calorique rayonnant. Le travail représenté par q est 425q ; ce travail est égal à la moitié de la force vive

pi p

représentée par la lumière et la chaleur ou ; on a donc

d’ou

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