‹ Considérations bio-chimiques sur les taux sanguins du glucose et de l'urée dans les syndromes dépressifsChapitre 22 sur 37 · OBSERVATION N° VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° VIII

M°° O... Marie, 33 ans, entre à l'hôpital psychiatrique pour des troubles dépressifs assez diffus. Depuis longtemps, elle présentait des troubles psychasthéniques, l’ayant obligée à suspendre toute activité régulière. Peu à peu, la dépression s’est installée, siégeant sur un fond d’anxiété diffuse, avec de nombreuses idées hypocondriaques surajoutées.

L'état général est assez bien conservé, malgré des troubles digestifs, un certain degré d’anorexie et des insomnies fréquentes.

Les antécédents ne révèlent pas de toxi-infection récente ni d’épisode pathologique quelconque.

Examen somatique : il montre une hyperpilosité assez considérable. La malade est très moustachue; elle possède même des rudiments de barbe. La poitrine et les épaules sont modérément

CON ÉGNS

velues. À noter une irrégularité menstruelle datant de la puberté el que la malade n’a jamais pu améliorer, malgré de nombreux essais thérapeutiques.

D'autre part, on note :

Cœur : normal, Tension artérielle : 10-6 (au Vaquez).

Poumons : normaux.

Foie : normal.

Examen neurologique : négatif.

Examens biologiques :

Glycémie : 0 gr. 75 p. 1.000.

Azotémie : 0 gr. 40 p. 1.000.

Chlore plasmatique : 2 gr. 88 p. 1.000.

— globulaire : 2 gr. 55 p. 1.000.

Hématies : 4.160.000.

Hémoglobine : 100 p. 100.

Traitement : sérum glucosé, laxatifs, extrait hépatique, et, en plus, un traitement opothérapique mixte par extraits antéhypophysaire et ovarien.

L'amélioration de l’anxiété est rapide, mais la malade conserve cependant un fond de psychasthénie qui semble difficilement réductible.

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