‹ Considérations bio-chimiques sur les taux sanguins du Glucose et de l’Urée dans les syndromes dépressifsChapitre 18 sur 45 · EG S · texte numérisé non relu

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corpulents et obèses avec hypertension, il y aurait un dysfonctionnement endocrinien général. Ce dernier déterminerait un certain degré d’adiposité et aussi d’infimes perturbations trophiques des cellules de tous les tissus avec engorgement des espaces lacunaires. Il en résulterait une gêne mécanique dans la circulation lymphatique et -artério-veineuse capillaire qui jouerait un rôle physique dans la génèse de l’hypertension artérielle. Ainsi s’expliquerait le rôle aggravateur du retour d’âge sur lhypertension, et inversement l’amélioration de l’hypertension par l’opothérapie sexuelle.

Enfin, ce qui confirme le rôle des glandes endocrines du point de vue héréditaire, c’est qu’on trouve chez les descendants des mélancoliques, chez les prédisposés, divers syndromes de dysendocrinie : maladie de Basedow, stérilité, troubles mentaux endocriniens, adiposité prématurée de l’âge adulte, adiposité infantile avec retard d'apparition des caractères sexuels secondaires, acromégalie fruste, croissance gigantoïde des adolescents avec macroskélie, parfois un syndrome de Pellizi (LAIGNEL-LAVASTINE). On ne peut d’ailleurs encore se faire une opinion sur le mécanisme possible de cette transmission héréditaire. Peut-être s'agit-il d’un facteur (qui semble récessif) de fragilité du tissu neuro-sympathique ?

Il n’est pas étonnant que cette dysendocrinie, et cette hypoendocrinie générale des déprimés, se manifestent par un ralentissement de la plupart des métabolismes : diminution du métabolisme basal, ralentissement du métabolisme de l’eau également.

Le système neuro-végétatif lui-même subit cette influence dépressive générale. C’est ainsi que les mélan-

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coliques présentent tous où presque tous un tonus vagosympathique très bas avec prédominance parasympathique, et là encore on doit incriminer sans doute une insuffisance endocrinienne. En effet l’action thérapeutique bienfaisante, obtenue par SANTENOISE, avec la vago- {onine dans un syndrome différent, celui de Ja mélancolie anxieuse, semble prouver l'influence des sécrétions internes sur le système nerveux végétatif.

En résumé, la participation humorale à l'élaboration des divers symptômes des états dépressifs est évidente, quoique encore assez obscure dans son mécanisme in- «time. En particulier, l'intervention des glandes endocrines dans les troubles des métabolismes peut être affirmée. Elle est suffisamment établie pour que l’étude de ces derniers nous permette d’avoir une idée tout au moins approximative de la valeur des actions hormonales chez les déprimés. C’est dans le but d’en établir plus sûrement encore le caractère symptomatique vis-à-vis des dépressions que nous nous sommes attaché à étudier la glycémie et l’azotémie, qui sont les témoins de deux métabolismes importants.

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