CONCLUSIONS
De tout ce qui précède nous croyons pouvoir conclure :
1®. que l’art n’est parvenu qu’à imiter incomplètement l’eau de Selters naturelle ;
2^. Que si l’eau de Selters naturelle , mise en cruchons, ne contient pas et ne peut contenir la même quantité de gaz acide carbonique qu’elle contenait avant son puisement à la source^ elle en renferme néanmoins la quantité convenable pour les usages thérapeutiques et hygiéniques auxquels on la destine ;
3®. Que malgré son transport à de grandes distances, et son séjour prolongé dans les caves ou magasins, les cruchons étant d’ailleurs bou-
ches avec soin, elle n’éprouve pas une perle sensible de gaz.
4®. Que, les cruchons ayant été débouchés, l’eau de Selters naturelle retient beaucoup plus long -temps son gaz que l’eau de Selters factice ;
5°. Enfin, que pour le plus grand nombre des usages thérapeutiques, l’eau de Selters naturelle est préférable à l’eau de Selters artificielle.
Paris, ce 20 novembre iSaS.
J. -B. CAVENTOU,
Chimiste , Membre titulaire de l’académie royale de Médecine, etc.