INTRODUCTION
L'étude d’un certain nombre de cas intéressants de varicelle nous a donné la première idée de ce travail.
En général, tout enfant qui entre à Phôpital pour une -varicelle est déjà en pleine éruption. Même dans ces cas trop fréquents, on voit survenir des complications dont l’étude ne tarde pas à faire douter de la prétendue bénignité de cette fièvre éruptive.
Dans ces dernières années, les complications consécutives à la varicelle ont été l’objet d’un certain nombre de
travaux quiseront du reste cités au cours de nôtre thèse. Ces
travaux ont trait surtout aux lésions pulmonaires, aux arthrites varicelleuses (r), aux néphrites (2), aux gangrènes de la peau.
- Beaucoup de ces complications pourraient être évitées
(1) BoKaï et PERRET. Province médicale, 197 juin 1890. (2) HÉNOCH, RASCH, HOFFMANN, BAGINSKI.
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ou tout au moins atténuées, si l’étude approfondie de la période prééruptive permettait de faire un diagnostic précoce de la varicelle.
Nous avons suivi certains cas que nous avons pu étudier dans toute leur évolution, puisqu'ils sont survenus chez des enfants hospitalisés plus ou moins longtemps avant l'apparition des premières manifestations de la fièvre prodromique. Notre première constatation a été qu'il y avait nettement une période -prodromique. :
Nous avons parcouru les différentes observations ayant trait à cette affection dans la littérature médicale; dans nombre d'observations, on trouve une période prodromique.
A côté des cas simples, il y a aussi des cas compliqués ou anormaux et cela dès le début. Dans les quelques observations qui nous sont personnelles et que nous avons
publiées à la fin de ce travail, il y en a certaines qui sont
intéressantes en raison de ces symptômes anormaux (3 observ. de rash), ou encore en raison de la gravité qu’a paru prendre la maladie dès le début. 7
Cette gravité a été récemment confirmée par M. Galliard (1). « La varicelle, dit-il, passe généralement pour
«une maladie simple, régulière dans ses allures, j'ose
« dire qu’elle peut être capricieuse et difficile à diagnos- ‘€ tiquer; elle passe pour une maladie bénigne, vierge de « complications, je dis qu’elle peut être grave, maligne, «« compliquée. »
Antérieurement M. Comby (2) avait écrit : « La vari-
(1) La varicelle, Ses anomalies, ses complications. Médecine moderne, 13 janvier 1894. È
(2) De quelques particularités sur la varicelle, Revwe des maladies de l'en- Jance, avril 1887.