‹ Considérations d'Hygiène MilitaireChapitre 35 sur 41 · ANS · texte numérisé non relu

ANS

La solution adoptée est la suivante. C’est la plus pratique, et il faut savoir ne pas trop exiger.

De la cuve à stériliser, l’eau potable est transportée au «poste d’eau», grand récipient situé le plus souvent près d’un poste de secours, à l’entrée des premiers boyaux. Les diverses unités viennent chercher leur eau au poste d’eau et la transportent dans des récipients variés. Il est évident que toutes ces manipulations entraînent dans une certaine mesure la réinfection de l’eau ; mais là, l'heure n’est plus aux considérations trop absolues. En général, on compte que chaque section a besoin de 30 à 50 litres d’eau potable.

Les tirs de barrage interrompent parfois tout ravitaillement et c’est là le gros danger pour la santé des troupes, obligées de boire n'importe quelle eau. Pour y remédier, le commandement a preserit de placer dans les tranchées des bonbonnes d’eau minérale, hermétiquement closes, à utiliser seulement dans le cas de tirs de barrage trop intenses.

Il serait très utile de munir les hommes de comprimés permettant la stérilisation de leur ration d’eau. Divers essais ont été tentés. Le chlorure de chaux a été proposé. M. Samuel Bruère a proposé également des comprimés . individuels à base de permanganate de potasse pour les uns, d’hypophosphate de soude pour les autres comme substances actives. Aucune solution n’a été adoptée malgré les bons résultats des expériences. C’est très regrettable.

Il faut mettre en garde une certaine catégorie de soldats, un peu pusillanimes, qui ajoutent une grande créance aux procédés commerciaux de stérilisation personnelle de l’eau et s’'intoxiquent ; le plus souvent les produits préconisés par les réclames sont nuisibles ou tout au moins inefficaces,

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