‹ Considérations générales sur l'état de la médecine (volume 2)Chapitre 1 sur 13 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le travail que nous publions aujourd'hui est le fruit de méditations qui ont commencé avec nos études médicales. Dès nos piemiers pas dans ces graves et pénibles.

études , deux choses nous ont frappé , l'insuffisance de l'art, le désaccord des maîtres. Combien de fois avons-nous été découragé en entendant professer les doctrines les plus opposées! Quoi! disions-nous, cette science à nos yeux si belle, si grande, et que nous avons crue si parfaite , est h ce point incertaine et dépourvue de règles pratiques, que chaque maître a sa méthode qu'il vante en blâmant celles de ses confrères! De ces bancs d'où nous espérions entendre des préceptes invariables, nous n'entendons que des opinions controversées ; et si nous consultons les anciens , nous trouvons les mêmes contradictions , les mêmes incertitudes. Mais oii donc est la science que nous cherchons ; quelle route peut nous y conduire ? Chaque maitre nous en indiquant une différente , qui nous dira ccllr

PRÉFACF.. m

que uous devons choisir? Et si nous nous égarions , ou si notre foi dans la science venant à faillir, au lieu de cette confiance si nécessaire au praticien, nous ne trouvions plus au fond de notre àme que ce doute décourageant , accablant , qui porte au^ dégoût, au mépris de tout, même de la vie ?

Telles étaient les tristes pensées auxquelles nous étions en proie , dès notre début dans la carrière médicale; et l'on conçoit qu'une telle préoccupation d'esprit devait nous rendre défiant, sceptique même, et nous garantir de ces déterminations précipitées ;, enthousiastes, qui accueillent troj) souvent les idées , les théories nouvelles.

Au mifieu de cette agitation de doute et

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