PRÉFACE
Le travail que nous publions aujourd'hui est le fruit de méditations qui ont commencé avec nos études médicales. Dès nos piemiers pas dans ces graves et pénibles.
études , deux choses nous ont frappé , l'insuffisance de l'art, le désaccord des maîtres. Combien de fois avons-nous été découragé en entendant professer les doctrines les plus opposées! Quoi! disions-nous, cette science à nos yeux si belle, si grande, et que nous avons crue si parfaite , est h ce point incertaine et dépourvue de règles pratiques, que chaque maître a sa méthode qu'il vante en blâmant celles de ses confrères! De ces bancs d'où nous espérions entendre des préceptes invariables, nous n'entendons que des opinions controversées ; et si nous consultons les anciens , nous trouvons les mêmes contradictions , les mêmes incertitudes. Mais oii donc est la science que nous cherchons ; quelle route peut nous y conduire ? Chaque maitre nous en indiquant une différente , qui nous dira ccllr
PRÉFACF.. m
que uous devons choisir? Et si nous nous égarions , ou si notre foi dans la science venant à faillir, au lieu de cette confiance si nécessaire au praticien, nous ne trouvions plus au fond de notre àme que ce doute décourageant , accablant , qui porte au^ dégoût, au mépris de tout, même de la vie ?
Telles étaient les tristes pensées auxquelles nous étions en proie , dès notre début dans la carrière médicale; et l'on conçoit qu'une telle préoccupation d'esprit devait nous rendre défiant, sceptique même, et nous garantir de ces déterminations précipitées ;, enthousiastes, qui accueillent troj) souvent les idées , les théories nouvelles.
Au mifieu de cette agitation de doute et