‹ Considérations générales sur l'état de la médecine (volume 2)Chapitre 3 sur 13 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

mandé , et c'est le problème que nous nous proposons de résoudre dans cet écrit.

Ami du repos , et craignant par-dessus tout les disputes de controverse, nous avons hésité bien long-temps à prendre la plume, dans l'appréhension de soulever contre nous des orages ; car nous ne nous dissimulons pas que nous allons blesser bien des opinions. Ce n'est pas, toutefois, que nous redoutions la discussion , nous l'appelons, au contraire, de tous nos vœux, convaincu que les doctrines que nous professons ne peuvent que gagner à être discutées; mais nous voudrions une discussion calme , modérée, et, malheureusement, c'est chose rare en médecine ; les moindres débats dégénèrent presque toujours en violentes disputes, oii les personnalités les ])lus affligean-

VI l'aEFACE.

tes^ remplacent les argumens scientifiques. Combien de médecins sont devenus ennemis irréconciliables, parce qu'ils ont différé d'opinions médicales! Ces exemples trop nombEeux nous ont arrêté long-temps j car nous ne nous consolerions pas si la publication de cet écrit affaiblissait de vieilles liaisons que nous désirons bien vivement voir se resserrer encore, s'il est possible.

Mais à côté de ces considérations toutes personnelles, il s'en présente d'un ordre plus élevé. La question qui nous occupe ici intéresse l'humanité tout entière, et nous regardons comme un devoir pour tout homme, et surtout pour le médecin , de publier toutes les idées qu'il croit pouvoir contribuer au progrès de la science. En livrant ces feuilles au public, nous croyons faire une chose

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